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Fespaco 2019 : 16 films soutenus par l’OIF

Plusieurs réalisateurs et producteurs soutenus par le Fonds Image de la Francophonie de l’OIF seront en compétition au FESPACO.

Au nombre des films sélectionnés pour ce cinquantenaire du Fespaco, on peut dénombrer 16 dont les producteurs et réalisateurs ont déjà reçu le soutien du Fonds Image de la Francophonie  de l’OIF.

Longs-métrage de fiction :

La miséricorde de la jungle 

de Joël Karekezi (Rwanda)

Durée : 91 minutes

Avec : Marc Zinga, Stéphane Bak, Ruth Nirere,

Scénario : Joel Karekezi, Casey Schroen et Aurélien Bodinaux

1998 : c’est le début de la deuxième guerre du Congo, conséquence du génocide rwandais commis quatre ans plus tôt. Le Sergent Xavier, héros de guerre rwandais, est envoyé sur le front congolais pour continuer à traquer ceux qui ont perpétré le génocide dans son pays. Faustin, jeune recrue, vit sa première guerre et compte bien venger les siens. Mais lorsque les deux soldats perdent leur troupe, ils se retrouvent seuls et sans ressources dans la jungle congolaise, la plus grande et la plus dangereuse du continent africain.

Production : Néon Rouge, Aurélien Bodinaux (Belgique) et Tact, Oualid Baha (France)

Fatwa

de Mahmoud Ben Mahmoud (Tunisie)

Durée : 91 minutes

Avec : Ahmed Hafiane, Ghalia Benali, Sarra Hannachi

Scénario :Mahmoud Ben Mahmoud

Revenu de France pour enterrer son fils Marouane, 18 ans, victime d’une chute à moto, Brahim apprend que le jeune homme était devenu un islamiste radical, en réaction contre sa mère Lobna, militante laïque élue députée après avoir divorcé de Brahim. Les ex-époux se retrouvent sur la tombe de leur fils. Brahim va découvrir que la mort de Marouane n’est pas accidentelle et que Lobna est menacée par une fatwa pour avoir publié un livre dénonçant l’emprise des salafistes.

Production : Arts Distribution (Habib Bel Hedi, Tunisie) et Les Films du fleuve (Jean-Pierre et Luc Dardenne, Belgique)

Palmarès : Tanit d’Or aux Journées cinématographiques de Carthage, 2018

Regarde-moi

de Nejib Belkhadi (Tunisie)

Durée : 96 minutes

Avec : Nidhal Saadi, Idryss Kharroubi, Sawssen Maalej

Scénario :Nejib Belkhadi

Lotfi, la quarantaine, immigré tunisien en France, mène une vie pépère dans le quartier Noailles à Marseille. Son quotidien est partagé entre sa boutique d’électroménager, le bar du coin et sa copine française Monique avec qui il attend un bébé. Son passé le rattrape lorsque son frère l’appelle de Tunisie pour l’informer que sa femme Sarra vient d’être hospitalisée des suites d’un AVC. Lotfi se voit obligé de revenir au pays pour réclamer la garde de son fils Amr, 9 ans, autiste, à sa tante maternelle Khedija. Commence alors un voyage initiatique où Lotfi sera confronté aux angoisses et aux crises d’Amr qui s’obstine à ignorer la présence d’un père qu’il n’a jamais connu, le privant même du moindre regard dans les yeux. Et c’est cette absence de regard qui sera le moteur de Lotfi dans cette quête qui va le mener à entrer en contact avec son fils et l’ouvrir au monde.

Production : Propaganda, Imed Marzouk (Tunisie) et Mille et Une Productions, Farès Ladjimi (France).

Documentaires

Le cimetière des éléphants

d’Eléonore Yameogo (Burkina Faso)

Durée : 70 minutes

Dans l’univers clos d’une maison de retraite nous partageons le quotidien de fin de vie de quelques anciens missionnaires qui nous entraînent dans les souvenirs de leurs tumultueuses vies africaines. Les récits de leur engagement dans l’évangélisation du continent, leur place dans l’histoire de la colonisation et des indépendances. Mais aussi leurs ressentis sur les rencontres et les partages avec les peuples des pays traversés et sur leurs relations avec les autorités coloniales. Une immersion dans un univers sensible et passionnant.

Production : Onezik, Mannsomdé Honoré Yaméogo(Burkina Faso) et VraiVrai Films, Florent Coulon (France)

Le loup d’or de Balolé

de Chloé Aïcha Boro (Burkina Faso)

Durée : 80 minutes

Au cœur de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, une carrière de granit où près de 2.500 personnes, hommes, femmes et enfants, travaillent dans des conditions dantesques pour trouver les faibles ressources qui leur permettent de survivre au quotidien… Le salaire journalier d’un homme est de l’ordre de 600 Francs CFA (environ un euro), celui d’une femme ou d’un vieillard est d’environ 300 Francs CFA. Un enfant travaille pour à peine 200 Francs CFA par jour. Une population d’esclaves modernes, exploités par des vendeurs de pierre souvent peu scrupuleux, et qui vit en marge d’une société qui refuse de les voir. Le film propose une immersion dans la vie de ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont reconstitué une sorte de «ville dans la ville», un purgatoire où les travailleurs se nourrissent de l’espoir d’en sortir.

Production : Productions métissées (Burkina Faso)

Pas d’or pour Kalsaka

de Michel K. Zongo (Burkina Faso)

Durée : 70 minutes

Dans les années 2000, l’Etat burkinabé délivre plusieurs permis d’exploitation minière à des sociétés multinationales, c’est le début du boom minier, ou “la ruée vers l’or”. La première mine d’or d’exploitation industrielle à ciel ouvert est construite en juin 2006 à Kalsaka par la société anglaise Kalsaka Mining SA pour exploiter 18 tonnes en 10 ans.

Mais “L’or n’a pas brillé pour Kalsaka” car en 2013 après 6 années d’exploitation, la mine ferme ses portes et laisse dernière elle un héritage inestimable de catastrophes sociales et environnementales. Une petite ville de campagne sans infrastructures sociales de base, une population socialement désorganisée par le niveau de vie acquis pendant le fonctionnement de la mine.

Production : Diam Productions (Burkina Faso)

Le futur dans le rétro

de Jean-Marie Teno (Cameroun)

Durée : 80 minutes

En juillet 2010, une professeure d’université aux États-Unis retourne au Ghana, son pays d’origine, pour être intronisée reine-mère. Le Futur dans le rétro se compose d’un enchevêtrement de plusieurs histoires, plusieurs voyages, plusieurs exils, qui sont le reflet de la société contemporaine mondialisée. Le Futur dans le rétro est un conte sur la maternité, la fraternité, l’appartenance à un groupe, l’exil. C’est aussi un conte sur le départ, la disparition, le trauma, sur la tentative de retour et une quête existentielle.

Production : Les Films du Raphia (France)

Amal

de Mohamed Siam (Egypte)

Durée : 83 minutes

Deux ans après le sursaut d’espoir suscité par la révolution égyptienne en 2011, des élections libres ont lieu mais sont suivies par une reprise du pouvoir par les militaires. L’Egypte retourne à son état de dictature initial, laissant grandes ouvertes les plaies d’une révolution détournée. Amal, jeune fille de 14 ans, est traînée par les cheveux par un policier au milieu de la place Tahrir. Une vidéo de cette violence devient virale partout dans le monde sans qu’on sache qui est la jeune fille dont le visage est caché par les bâtons et les chaussures des soldats. Après que les dernières manifestations aient eu lieu et que le cirque médiatique ait déserté la place Tahrir, le réalisateur décide de suivre la jeune Amal dans son voyage initiatique à travers son retour à l’école, sa découverte de l’amour et de la sexualité mais aussi sa façon de vivre le port du voile, sa dépression, sa tentative de suicide jusqu’à l’obligation de se conformer à la société conservatrice. 

Production : ArtKhana (Egypte), Abbout Productions (Liban), Andolfi (France), Barentsfilm As (Norvège), Good Company Pictures, Shortcuts Productions (Liban)

Un sari sans fin

de Harrikrishna Anenden (Maurice)

Durée : 52 minutes

Depuis des millénaires, le sari est le vêtement emblématique de la péninsule indienne. Il est aujourd’hui porté par des millions de femmes, tant dans son pays d’origine que parmi la diaspora indienne à travers le monde. Connu pour la beauté des tissus et des motifs, le sari cache cependant une histoire tumultueuse et douloureuse. Derrière ces cinq mètres de grâce et d’élégance se dessine une histoire de passion et de douleur, où le savoir des tisseurs traditionnels est confronté à des enjeux économiques impitoyables, les enfermant dans un cercle vicieux d’endettement et de pauvreté – qui les conduit parfois jusqu’au suicide. A travers l’histoire de Maya, une jeune fille sur le point de se marier, et de Krishen, un tisseur traditionnel de la ville de Kanchipuram, dans le Tamil Nadu, le film racontera cette histoire paradoxale et retracera l’importance du sari dans la civilisation indienne.

Production : Cine Qua Non (Île Maurice)

Fahavalo, Madagascar 1947

de Marie-Clémence Andriamonta-Paes (Madagascar)

Durée : 90 (minutes)

Près de 40 000 soldats malgaches ont été enrôlés dans l’armée française en 1939 pour défendre la “mère patrie” en Europe. Après avoir connu Vichy, les Ardennes, la démobilisation, les Frontstalags et le débarquement en Normandie, ils ne rentreront à Madagascar qu’en août 1946 à bord du paquebot Ile de-France. Quand tout espoir d’indépendance s’évanouit, le 29 mars 1947, ils prennent la tête d’une insurrection, violemment réprimée par les autorités coloniales. Armés de sagaies et de talismans, ils résistent pendant dix-huit mois dans la brousse. Le film propose un éclairage inédit sur le parcours des Malgaches pendant et après la seconde Guerre mondiale.

Production : Laterit Productions (Madagascar/France), Silvao Produções Filmes (Cap Vert) et Cobra Films (Belgique)

Au temps où les Arabes dansaient

de Jawad Rhalib (Maroc)

Durée : 84 minutes

L’intégriste n’aime pas la vie. Pour lui, il s’agit d’un éloignement de Dieu et du paradis céleste, avec ses fleuves de lait au goût inaltérable, ses rivières de vin, ses délices et ses vierges. La vie est le produit d’une anarchie et cette anarchie est l’oeuvre de l’ARTISTE. L’islamiste en veut à l’artiste qui donne vie à la matière et éloigne les bonnes âmes du paradis par des idées malsaines, un dessin diabolique, un chant envoûtant, une danse maléfique…L’artiste est donc le diable et pour pouvoir le tuer, l’intégriste le déclare ennemi d’Allah. En mêlant archives rares, témoignages d’artistes et mise en lumière de la haine intégriste envers les artistes, Au temps où les Arabes dansaient retrace le parcours épineux des artistes arabo-musulmans dans ce siècle du fascisme islamique.

Production : R&R (Belgique)

Kinshasa Makambo

de Dieudo Hamadi (RDC)

Durée : 90 minutes

Christian, Ben et Jean-Marie luttent pour l’alternance politique et la tenue d’élections libres dans leur pays, la République Démocratique du Congo. Mais le Président s’accroche au pouvoir… Comment changer le cours des événements ? Faut-il s’allier avec l’opposant historique et son puissant parti ? Le dialogue est-il encore possible ou doit-on se résoudre au soulèvement populaire et risquer un bain de sang ? Kinshasa Makambo nous plonge dans le combat de ces trois activistes, que ni les balles, ni la prison, ni l’exil ne semblent pouvoir arrêter…

Production : Les Films de l’oeil sauvage (France), Kiripi Films/Mutotu Productions (République démocratique du Congo), Bärbel Mauch Films (Allemagne)

Courts-métrages

Razana

de Ratovoarivony Haminiaina (Madagascar)

Durée : 20 minutes

Les mains frêles de Solo serrent une urne contre sa poitrine. A la demande de son défunt compagnon, il rentre à Madagascar pour remettre les cendres de son partenaire au père de ce dernier. Un beau-père malgache traditionaliste et conservateur qu’il n’a jamais rencontré et qui ne souhaite pas sa venue.

Production : Amy Productions (Madagascar)

Black Mamba

d’Amel Guellaty (Tunisie)

Durée : 20 minutes

Avec Sarra Hannachi, Saida Hammi, Chedly Taghouti, Charfeddine Taouriti

Sarra, jeune fille de la classe moyenne de Tunis, mène, en apparence, la vie ordinaire que sa mère lui a tracée : elle prend des cours de couture et s’apprête à épouser un gentil garçon. Mais Sarra a d’autres plans inavoués à travers lesquels elle veut échapper à sa vie actuelle.

Production : Atlas Vision, Asma Chiboub (Tunisie)

Section « Panorama – longs-métrages »

Le bonnet de Modibo

de Boubakar Diallo

Durée : 100’

Avec : Ildevert Meda et O’Gust Kutu

A la tête de la direction des Examens et Concours de Ouagadougou, Modibo est devenu une légende tant il a été inflexible face aux interventions et aux tentatives de corruption. Alors qu’il se prépare à jouir d’une retraite bien méritée qui lui permettra d’aller voir ses filles en Europe, Modibo reçoit la visite surprise d’une délégation de son village natal. Le vieux chef vient de décéder, il est urgent de lui trouver un successeur. Modibo est fortement pressenti car sa candidature apparaît aux yeux des vieux sages comme une solution de compromis pour éviter un affrontement entre deux clans rivaux. Modibo résiste, puis finit par se laisser convaincre. Mais lorsque sa candidature est acceptée par le Conseil des sages, on découvre qu’une condition n’est pas remplie : le chef doit être marié. Or, Modibo est veuf…

Production : Les films du Dromadaire, Boubakar Diallo (Burkina Faso), Avalon, Axel Guyot (France)

Maki’la

de Machérie Ekwa Bahango (RDC)

Durée : 78 minutes

Avec : Amour Lombi, Fidéline Kwanza, Serge Kanyinda

Makila est une jeune fille de 19 ans qui vit dans la rue depuis l’âge de 13 ans. A son arrivée, elle a été accueillie par le caïd Mbingazor, un délinquant albinos, qui l’a initiée à la façon de vivre, ou plutôt de survivre, dans la rue : drogue, prostitution, vol… Les deux finissent par se marier. Devenue femme de caïd, Makila engage à son service des enfants qui volent pour elle, en échange d’une protection et de quelques miettes. Elle arrête ainsi de se prostituer. Makila et Mbingazor forment le couple le plus respecté de la rue, mais très vite, leur relation basée sur l’exploitation et la violence, commence à ennuyer la jeune fille qui se sent prisonnière. Elle décide de quitter Mbingazor…

Production : Tosala Films, Emmanuel Lupia (RDC), Inzo Ya Bizizi, Rufin Mbou Mikima (Congo), Orange Studio (France)

KAD
Enjeux Groupe avec OIF
info@enjeux.tv
Photo montage : Clint EK, Enjeux Groupe
Picto films : Posters site OIF

Source : www.imagesfrancophones.org

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Un commentaire

  1. Bravo et Félicitations à toutes ces productions.
    Merci à L’OIF pour son soutien.

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