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Rétrospective culturelle 2017 : Activités, vie de nos artistes

Nous sommes depuis quelques heures dans une nouvelle année. C’est vrai que 2018 frappait depuis quelques jours à nos portes et elle s’annonçait même bousculante et très pressante. Le comportement des usagers de la route, les pétards, les boutiques et les alimentations qui ne se désemplissent pas… bref, tout justifiait l’empressement de 2018 à s’installer rapidement dans notre nouvel agenda.

En attendant donc que 2018 s’installe, l’année 2017, à en croire les internautes a été très tumultueuse. 2017 n’a pas été facile disent certains ! Pour ce qui est du plan culturel, on peut se réjouir du réveil artistique marqué par une riche production cinématographique, littéraire et musicale. Dans le même sursaut culturel, la mode n’est pas en reste. Loin pour nous d’égrainer tous les évènements culturels de l’année écoulée, nous citerons seulement quelques évènements connus et dont les impacts ont émaillé ou écorché le paysage culturel.

Ouvrons cette rétrospective culturelle avec tout naturellement le Fespaco dont le lancement officiel s’est déroulé du 5 au 6 janvier 2017 à Abidjan en république de Côte d’Ivoire, un festival  qui a mobilisé près de 300 personnes à Ouagadougou dans la délégation ivoirienne. Jamais dans l’histoire du Fespaco, la Côte d’Ivoire ne s’est montrée aussi solidaire du Burkina.

En art du spectacle, nous citons  le Carrefour International du Théâtre de Ouagadougou (CITO) avec 3 grandes créations majeures notamment les pièces ” créanciers “, “cette vieille magie noire” et “le malaise”. D’autres créations et non des moindres telles les pièces “Le silence” de Noel Minoungou et “Façon d’aimer” de Aristide TARNAGDA, la Nuit de la labellisation de Prosper KOMPAORE et le FITMO qui a ouvert  ses travaux  le 02 novembre 2017 à l’université Ouaga-I, Pr Joseph Ki-ZERBO.

En termes de productions littéraires, les œuvres “Le vent de l’Amour” de Joël OUEDRAOGO,  “Eduquer à la vulnérabilité” de Pierre S. OUATTARA, ” Le CITO : 20 ans de CITO de résistance et de créativité de Annette Bühler-Dietrich et de Noufou Badou “, “l’éclosion de la Rose” du Frère Vicky sont entre autres les parutions burkinabè qui ont émergé malgré les conditions d’édition difficiles.

Contre toute attente, la production cinématographique semble avoir trouvé son chemin avec la floraison de films de jeunes cinéastes soutenus et encouragés par le fonds Succès cinéma ces dernières années. Ainsi,  “Adieu Belle Mère”, “Le réveil de l’éléphant”, “Conflit Conjugal” et bien d’autres sont autant de productions qui ont émaillé le paysage cinématographique au côté du film “Frontières” de Apolline TRAORE”.

L’une des trouvailles phares en cette année 2017 reste sans conteste  ” Ecran citoyens” de l’Institut Imagine qui fait la promotion des films de poche décentralisés(CINEPOD) dont le tapis rouge s’est déroulé à l’Institut Goethe à travers la restitution de 10 films de poche réalisés à partir d’équipements modestes.

L’année 2017, c’est aussi le Kundé d’or 2017 revenu à Imilo le chanceux lors de la cérémonie des trophées de la musique au Burkina Faso (Kundé), un évènementiel qui, depuis 17 éditions se tient sans discontinuité.

Aussi, faut-il  féliciter les artistes musiciens pour les productions abondantes d’albums dont ils ont fait preuve ces dernières années. Le dernier album en date et connu est “Show me the way”  de l’artiste musicienne Lovylia KAODIMA. 2017 quoi qu’on dise reste incontestablement une année emprunte de solidarité naissante entre les artistes et à l’endroit de Adja DIVINE en particulier. Ce mérite, disons-le, a très vite été émoussé par le comportement de la CORA-BF, accusé à tort d’avoir agressé un journaliste. Heureusement que ce collectif a été blanchi par la justice avec une amende de 1frs symbolique.

Le concert dit “historique” de Floby et de DJ Arafat, Afrik’In de Koro DK, le SITA, le SIPAO sont enfin des évènements culturels qui ont marqué cette fin d’année. Mais avant, l’acte qui aurait fait le buzz des réseaux sociaux, c’est la démission fracassante de Tahirou BARRY, l’ancien patron en charge de la culture, un ministre qui a été vers la fin 2017  sérieusement secoué par le SYNATRACT (Le Syndicat National des Travailleurs de la Culture et du Tourisme).

Notre souhait en ce début d’année est que 2018 soit bien meilleur à 2017 et que  nos espoirs dans tous les domaines soient comblés, artistiquement, socialement et économiquement. Bonne année 2018 à toutes  et à tous !

Gwladys RoseMonde

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2 comments

  1. bravo Artistesbf. Et l’affaire de Assita Sorro ? la fille qui a été agressé par son réalisateur L’avez-vous déjà classée ?

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