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Le VAO, une infrastructure “chouchou” à protéger


Le VAO, une infrastructure “chouchou” à protéger

Nul ne doute aujourd’hui de l’importance du village artisanal de Ouagadougou dans le tissu économique du Burkina Faso. Même si les médias en parlent peu ou ne communiquent sur cette maison que pendant  ses temps de crises, on ne saurait négliger l’impact économique de cette infrastructure sur l’économie du pays. Cependant, d’importantes mesures doivent être prises pour renforcer sa notoriété et la confiance dont il bénéficie du public depuis sa création en octobre 2000.

Fruit de la coopération Burkina Faso et le Grand-Duché de Luxembourg, le village artisanal de Ouagadougou (VAO) est l’un des sites qui, malgré le contexte d’insécurité reste très attractif. Au Burkina, il fait partie des sites marchands qui draine en moyenne 300 à 400 visiteurs par jour et dont les magasins sont ouverts 7J/7, une situation exceptionnelle qui traduirait aussi sa forte incidence financière dans l’assiette fiscale.

Avec plus de 500 artisans exerçant dans une trentaine de métiers,  le VAO contribue incontestablement à la résorption du chômage et à l’émergence des métiers du secteur informel.

On pourrait même le considérer aujourd’hui  comme la  structure chouchou du Ministère du Commerce. Notre pays gagnerait à  bien le protéger en ces temps d’insécurité. Au moment où l’économie du pays est menacée par des attaques djihadistes, il serait judicieux  que les autorités politiques lui apportent  une ceinture sécuritaire conséquente. C’est touchant d’entendre des discours et des voix qui apaisent les cœurs meurtris, mais c’est encore mieux de prendre  des dispositions pour éviter le médecin après la mort.

Afin donc que le VAO continue de briller et d’attirer des visiteurs, il faudrait que l’administration lui apporte à l’interne une sinécure adéquate à travers notamment des mesures incitatives visant à l’excellence, à l’innovation et à la sécurisation des personnes et des biens. C’est faire en sorte également que les enfants des artisans soient  mieux cadrés plutôt que de les laisser offrir  des spectacles de mauvais goût aux visiteurs. (voir vidéo ci-dessous).

Faisons donc attention pour que ce lieu paisible ne soit transformé au fil du temps en un foyer de délinquance juvénile; on connaît les débuts mais on ne connait souvent pas la fin ! Si les artisans tiennent à avoir leurs enfants près de leurs ateliers, l’administration du VAO pourrait aménager un espace à cet effet. Ceci aura l’avantage non seulement d’occuper utilement les enfants mais de créer aussi de l’emploi pour des futures nounous.

Nous souhaitons vivement que cette belle infrastructure qui a ouvert ses portes au public le 15 mars 2000, puisse continuer de bénéficier des soins de nos autorités afin que la flamme artisanale reste allumée et puisse illuminer la génération montante.

PK




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