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Simon Compaoré: ” Ne vous pressez pas !”


Simon Compaoré: ” Ne vous pressez pas !”

Le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, a animé une conférence de presse dans la matinée du 8 janvier 2018 à Ouagadougou. Le bilan de l’année écoulée et les perspectives de la nouvelle ont été au menu de cet exercice de redevabilité de plus de 2 heures. Lequel exercice au cours duquel le ministre a été interrogé sur l’affaire de déstabilisation présumée du pays prêtée au colonel Auguste Denise Barry et la plainte de Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique, contre M. Compaoré pour port illégal d’arme de guerre.

Sur l’affaire Auguste Denise Barry, le ministre de la Sécurité, dans la partie réponses aux questions, a dit n’avoir rien à dire de plus que ce que le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Ouaga a mentionné dans son communiqué de presse diffusé en fin de semaine écoulée. « Ne vous pressez pas ! Attendez ! », a-t-il demandé aux journalistes non sans faire une sorte de mise au point à propos de ceux qui font le lien entre les déboires du colonel Barry et la création de son Centre d’études stratégiques en défense et sécurité (CESDS), de la mise à nu de l’incapacité des autorités actuelles à lutter contre le terrorisme avec la publication annoncée du rapport du centre en question. Pour Simon Compaoré, il n’en est rien. C’est l’intéressé qui se serait lui-même mis dans le pétrin et il a été interpellé à la suite de certains actes posés, selon le ministre de la Sécurité qui a tenu à rappeler la fin des règlements de compte en usant de la puissance publique. « On ne peut plus prendre quelqu’un aujourd’hui et puis l’embastiller comme ça », a-t-il fait savoir.

Concernant la plainte de Zéphirin dans l’affaire de la vidéo qualifiée par certains d’ »Affaire Tranquilos », le premier flic du Burkina dit ne pas lui accorder une importance particulière. « Ce n’est pas une préoccupation pour moi », fait-il savoir. Ce qui compte pour lui, c’est son bilan à la fin du mandat du chef de l’Etat. « Laissez Simon à sa place. Ça ne me gêne pas. Chaque jour, il y a des convocations à la gendarmerie et à la police », laisse-t-il également entendre avant de dire qu’il n’a pas encore été convoqué dans le cadre de cette affaire. Un autre sujet connexe est sa démission demandée par l’auteur de la plainte du fait de la vidéo. Là-dessus, le ministre Compaoré fait savoir qu’il ne compte pas rester à son poste ou au gouvernement à vie. Il s’en ira quand l’heure sonnera. Seulement, il n’y a que celui qui l’a nommé qui peut l’enlever et pas quelqu’un d’autre fût-il chef de file de l’opposition. « Ce n’est pas Zéphirin qui me fera partir de mon poste », martèle-t-il.

Avant de répondre aux questions, le ministre de la Sécurité a, dans sa déclaration liminaire, fait le bilan des actions menées en 2017. Celles-ci ont été rangées dans 10 chapitres qui vont du respect de la loi, du maintien de la paix et de l’ordre public au en passant par l’identification et la protection des personnes et des biens, le suivi et la règlementation des sociétés privées de gardiennage, des armes et des munitions, le suivi de la mise en œuvre des projets et programmes, etc. De 2017, le ministre dira qu’elle a été particulièrement difficile à cause de l’augmentation du nombre des actes d’insécurité surtout dans le Nord du Burkina où tous les efforts de lutte contre le terrorisme ont été orientés. Toute chose qui a donné des résultats plus ou moins satisfaisants avec, par exemple, la neutralisation d’une dizaine de terroristes présumés. En dehors de la lutte contre le terrorisme, 2017 a « démarré en trombe » avec des tournées dans 12 des 13 régions du Burkina pour galvaniser le moral des troupes et toucher du doigt les réalités sur le terrain. Au nombre des actions notables de l’année écoulée, il y a le forum national sur la sécurité à l’issue duquel sera écrite la politique nationale de sécurité. Pour mener les différentes actions dont le bilan complet sera fait au cours du Conseil d’administration ministériel ce mois de janvier, le ministère a bénéficié d’un budget de l’ordre de 60 milliards de F CFA.

Pour 2018, une des perspectives majeures du ministère de la Sécurité, selon son premier responsable, est la mise en circulation du passeport électronique et de la carte d’identité de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest).

Babribilé YAMBA




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