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Grève des enseignements: 8 points sur 23 déjà examinés


Grève des enseignements: 8 points sur 23 déjà examinés

Le Premier ministre Paul Kaba Thièba a animé, dans l’après-midi du 10 janvier 2018 à Ouagadougou, une conférence de presse sur les négociations du gouvernement avec la coordination nationale des syndicats de l’éducation. A cette occasion, il a annoncé que 8 des 23 points des revendications des enseignants ont déjà été examinés et que les négociations se poursuivent dans une ambiance cordiale.

Le front social burkinabè ne connaît pas de répit en ce début de nouvel an. Les enseignants du secteur public observent un mot d’ordre de grève du 9 au 11 janvier 2018 lancé par la coordination nationale de l’éducation. Au deuxième jour de leur mouvement, ils ont organisé des marches un peu partout sur le territoire national. C’est dans ce contexte que le Premier ministre Paul Kaba Thièba a décidé de communiquer sur les négociations en cours en vue d’apporter des solutions aux revendications des enseignants. A cette fin, il a animé une conférence de presse dans l’après-midi du 10 janvier au sein de son service.

Dans sa déclaration liminaire, le chef de gouvernement a rappelé qu’en 2017, le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a reçu 14 plateformes revendicatives individuelles et une plateforme minimale de la coordination nationale des syndicats de l’éducation qui regroupe 15 membres. Toutefois, c’est la plateforme minimale composée de 4 points subdivisés en 23 sous-points qui a été déposée sur la table du ministre en charge de l’éducation le 5 octobre 2017. Aussitôt, le dialogue a été engagé mais s’est enlisé après 3 rounds de négociations, selon toujours le Premier ministre. Toute chose qui a amené le collectif des syndicats a lancé des mots d’ordre de sit-in, de grèves perlées ainsi que la suspension des évaluations et des compositions trimestrielles, le non traitement des dossiers des examens et concours au primaire et au secondaire. Face au blocage du dialogue au niveau du ministère et dans l’optique de ne pas compromettre le bon déroulement de l’année scolaire, le Premier ministre a pris le dossier en main en rencontrant la coordination syndicale le 14 novembre 2017 et en créant une commission technique interministérielle chargée de poursuivre le dialogue. Des négociations se sont ouvertes le 12 décembre dernier avec la remise des réponses du gouvernement à la coordination après une étude technique de sa plateforme revendicative. Selon toujours le chef de gouvernement, la commission attendait les réponses de la coordination lorsqu’un préavis de grève de 72 heures à partir du 9 janvier qui est tombé avec comme, entre autres motifs, la non-satisfaction des propositions de réponses du gouvernement. N’empêche, les négociations ont repris le 4 janvier et après 3 jours de négociations, le Premier ministre annonce que 8 des 23 points de revendication ont déjà été examinés sans les préciser. Paul Kaba Thièba a dit sa surprise concernant la grève et la marche alors que les négociations se déroulent dans une ambiance cordiale. Il a aussi relevé que l’incidence globale minimale de la plateforme de la coordination tourne autour de 50 milliards de F CFA par an. Pour lui, il y a une volonté du gouvernement de résoudre les préoccupations des enseignants mais les ressources financières de l’Etat ne permettent pas une satisfaction de tous les points de revendication.

Tant dans sa déclaration liminaire que dans les réponses aux questions, le Premier ministre n’a de cesse de rappeler la disponibilité du gouvernement au dialogue avec les partenaires sociaux de façon générale. Paul Kaba Thièba a aussi appelé à un sursaut patriotique pour sauver l’année scolaire. Pour cela, il demande aux enseignants de reprendre les cours pendant que les négociations se poursuivent.

Babribilé YAMBA   




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