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Education : Les syndicats excluent une année blanche


La coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) a animé une conférence de presse le 13 janvier 2018 à Ouagadougou sur ses négociations avec le gouvernement. A cette occasion, les responsables de la CNSE ont martelé que l’année scolaire 2017-2018 ne sera pas blanche  malgré les sit-in, les grèves et l’absence d’évaluations. Mais à la seule condition que le gouvernement satisfasse rapidement leurs revendications.

Dans la déclaration liminaire, le premier responsable de la CNSE, Windyam Zongo, a fait la genèse des remous actuels dans l’éducation qui remontent à la première grève en octobre 2017. Puis il y a eu les négociations pilotées par le gouvernement entamées en novembre dernier et qui se poursuivent actuellement. Lesquelles négociations en marge desquelles le Premier ministre, Paul Kaba Thièba, a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a laissé entendre que la satisfaction des revendications des syndicats de l’éducation aura une incidence minimale de 50 milliards de F CFA par an. Dans la même déclaration liminaire, la coordination syndicale exprime son étonnement parce qu’en aucun moment il n’y a eu d’évaluation financière faite et/ou portée à la connaissance de ses membres. Elle tourne même en bourrique  le chiffre avancé en estimant que si tous les problèmes posés ne s’élèvent qu’à ce moment, le gouvernement démontre le peu d’intérêt qu’il accorde à l’éducation en ne pouvant pas supporter ledit montant. La coordination a également relevé dans sa déclaration que contrairement à ce que le Premier ministre affirme, elle ne demande pas un statut autonome « dans la mesure où la loi sur le statut général de la Fonction publique permet l’adoption d’un statut valorisé ».

Les premiers responsables de la CNSE ont martelé dans la déclaration liminaire que dans les réponses aux questions qu’il n’y aura pas d’année blanche étant donné que les cours sont assurés et qu’à tout moment les évaluations peuvent avoir lieu. « A cinq mois des premiers examens scolaires tout est encore possible, rien n’es compromis », a relevé M. Zongo qui s’empresse d’ajouter que tout dépende du gouvernement qui doit se ressaisir, renoncer au dilatoire, à la diversion et aux manœuvres de répression du mouvement des enseignants.

Concernant les négociations avec le gouvernement, les animateurs ont fait savoir que jusque-là seuls les points n’ayant pas une incidence financière ont été examinés. Il s’agit, par exemple, des infrastructures avec les classes sous paillote, les franchises scolaires et universitaires, la gratuité de l’éducation, le respect des cahiers de charges par le privé, etc. Les points à incidence financière comme le statut, les indemnités doivent être abordés, en principe, le 16 janvier lors de la reprise des négociations.

Babribilé YAMBA

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