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Dao Man : Styliste spécialiste des coupes masculines


Dao Man : Styliste spécialiste des coupes masculines

Dao Man, c’est le spécialiste du concept “SINI MI NA DIA ” qui signifie (en dioula) “demain sera meilleur “. Au dernier Salon International du Prêt-à-porter  de Ouagadougou (SIPAO), le public Ouagalais a pu se faire une idée de cette nouvelle collection de la maison “Dao Man Fashion”. Voici le portrait de notre invité :

Je m’appelle Dao Dramane à l’état civil et Dao Man pour la marque. Je suis  couturier, créateur et styliste. Dao, c’est mon nom de famille;  le “Man” est coupé de mon prénom DraMane ce qui donne “Dao Man Fashion”  pour arrondir et pour  que cela fasse la marque “Dao Man Fashion” qui signifie la mode des hommes.

Dao man est un styliste qui a participé à de nombreux salons internationaux. Le dernier en date est le salon International du Prête-à porter Africain de Ouagadougou (SIPAO) avec la collection “Sini mi na dia “ qui signifie (en dioula) “demain sera meilleur “. A propos de ce premier salon de prêt-à-porter, voici ses appréciations :

“Franchement, l’idée du SIPAO est  à saluer. J’ai participé à  plusieurs Salons dans la sous-région. Avec l’expérience du SIPAO, je dirai que c’est l’un des meilleurs salons jusque-là  du fait de sa spécificité qui a été de présenter du  prêt-à-porter artisanal. Si vous l’avez constaté, il n’y avait rien d’autres que des professionnels au salon.”

Spécialiste en coupe masculines, DAO MAN a démarré sa carrière en 1992. Mais c’est officiellement en 2006 qu’il s’installe à son propre compte. Son grand défi, c’est de triompher là où les autres ont trébuché. Pour Dao MAN, les coupes hommes sont possibles avec tous les modèles:

“Depuis très longtemps, j’ai voulu habillé les hommes parce que tout simplement  on se dit que chez les hommes il n’y a pas trop de modèles.  Mais Je veux démontrer qu’on peut faire toute sorte de modèles et qu’on peut s’amuser avec  des coupes hommes. Aujourd’hui, le design masculin  attire plus les femmes et les amènent  même à préférer les tenues hommes. En fait, à tous  les deux niveaux (hommes et femmes), les créations et les modèles existent. Le défi est d’amener les hommes à s’habiller mieux.  Voilà pourquoi je me suis focalisé dans la coupe masculine”.

Dao Man n’est pas seulement styliste de nom mais c’est aussi un fin psychologue qui connaît bien les préoccupations de sa clientèle. C’est pourquoi, le facteur temps lui semble primordial pour fidéliser la clientèle. “Le tout n’est pas d’amener les gens à aimer le dan fani mais faut-il encore que nous soyons prêts à les satisfaire. Aussi, il  est nécessaire d’abord de résoudre les facteurs “qualité et temps” pour ne pas faire marcher longtemps un client pour une seule commande. C’est comme un artiste musicien. Pour que sa musique se vende comme de petits pains, il faut qu’il travaille sa musique pour pousser à la consommation”, nous dit-il.

Modèle Veste en dan Fani

Mais qu’à cela ne tienne ! Ce dont on pourrait toujours reprocher aux créateurs burkinabè, c’est la fabrique des modèles en pièces uniques. En effet, nos créateurs sont très modestes dans la création des habits en série; ce qui devrait permettre à bon nombre de clients de profiter des mêmes modèles. Sur ce sujet, notre invité s’explique :

” C’est  une question beaucoup trop technique.  Dès le début, je vous ai dit que nous travaillons de façon artisanale. Ce n’est pas encore de l’industrie. En industrie effectivement, vous pouvez avoir une chemise en toutes les couleurs et en toutes les tailles. L’inconvénient avec la fabrique en série est que les clients finissent par ne plus aimer un modèle. Quand c’est trop populaire ou quand  le modèle est trop “verser en ville, les gens n’aiment plus !

Au Burkina, on n’est pas aussi nombreux que ça ! Imaginez dans une soirée que les convives se retrouvent habillés du même modèle….

Pour amener les gens à intégrer  le “Faso Dan’fani” dans leur habitude vestimentaire, notre invité nous a fait d’importantes suggestions. ” Il faut que les créateurs se mettent au boulot qu’on soit soudés et solidaires. Nous devons travailler sur le Faso Dan’fani sur le côté prêt à porter. Il ne faut pas attendre qu’un client amène un tissu pour se mettre au boulot.

Nous devons produire et déposer pour permettre aux clients de de trouver leur compte.  Cela permet de gagner du temps pour créer et  innover en termes de modèles.

Pour amener les gens à aimer le “Faso Dan’fani”, il faut que nous travaillons beaucoup plus  sur le prêt à porter que sur la coupe sur mesure. La coupe sur mesure est très lente; ça ne te permet pas de créer. Je pense que nous sommes dans une génération Android, ce qui signifie que le monde évolue très rapidement. Avant, tu ouvrais un atelier de couture, tu t’asseyais pour attendre la clientèle. On t’amène un tissu, tu prends les mesures et tu donnes un RDV.  Mais aujourd’hui, le couturier doit lui-même se ravitailler en tissus, confectionner et déposer ses tenues . Si quelqu’un vient voilà ce que j’ai fait et la personne apprécie…

Propos recueillis par Fatim BARRO

 

 




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