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Journée du 8 Mars : Les femmes (re)demandent un ministère à part entière


Les femmes du Burkina ont célébré le 8 mars 2018 la 161e Journée internationale de la femme (JIF) sous le thème « La participation de la femme à la gouvernance : état des lieux, défis et perspectives ». En lieu et place du défilé, il y a eu cette année un dialogue direct des femmes avec le président du Faso, Roch Kaboré, au Palais des sports de Ouaga 2000. A cette occasion, les représentants des femmes du Burkina ont exposé des doléances et des préoccupations au premier des Burkinabè. Au nombre de celles-ci, on retient, par exemple, le souhait des femmes d’avoir un ministère à elles consacré comme c’était le cas par le passé avec le ministère de la Promotion de la Femme.

Les doléances ont été présentées en deux temps au président du Faso. Dans un premier temps, c’est la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Marie Laurence Ilboudo, qui a lu la note de synthèse des travaux du Forum national des femmes 2018 tenu le 7 mars dernier à Ouagadougou. Dans ladite note, il est ressorti des doléances des femmes issues des fora régionaux organisés du 12 au 26 février 2018. Les doléances concernent des secteurs allant de la santé aux infrastructures et équipements en passant par l’éducation, l’énergie, la protection et la promotion sociale, etc. Par exemple, et dans le domaine de la santé, les femmes demandent le renforcement de la politique de gratuité de soins au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans, l’augmentation du nombre de médecins pédiatres, de gynécologues, de cardiologues et de renforcer la capacité d’accueil et les plateaux techniques des centres hospitaliers régionaux (CHR).  Dans un autre domaine comme l’éducation, les femmes demandent, par exemple, le renforcement de l’octroi de bourses scolaires aux jeunes filles en difficulté.

Dans un deuxième temps, ce sont les représentantes des femmes des 13 régions du Burkina qui se sont succédé devant le chef de l’Etat pour lui présenter également des doléances. Si certaines ressortent de la note de synthèse, d’autres ne sont pas du déjà entendu. Ainsi, on a abondamment entendu des responsables des coordinations des organisations féminines régionales exprimé des doléances liées à l’amélioration des conditions de vie des femmes avec, par exemple, l’allègement des conditions d’octroi de crédits, la réhabilitation ou la construction des maisons de la femme. Par contre, d’autres doléances sortent de l’ordinaire. C’est principalement le cas de celle sur la création d’un ministère de la Femme à part entière avec des moyens financiers conséquents pour son fonctionnement. Les femmes demandent que l’on revienne à ce qui existait avant l’insurrection populaire de fin octobre 2014 avec un ministère de la Femme à part entière et rompre avec la fusion avec l’Action sociale et la Solidarité nationale depuis l’arrivée au pouvoir de Roch Kaboré.

A la suite des représentantes des femmes, le président du Faso a répondu aux doléances dont il dit en avoir pris bonne note. Roch Kaboré a aussi pris des engagements comme la restructuration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) qui sera rattaché au ministère en charge de la femme. Ou bien un pourcentage de 25% qui sera désormais réservé aux femmes dans les plaines aménagées par l’Etat. Cela va commencer par le barrage de Samandéni dans la province du Houet. Le président du Faso a aussi promis l’augmentation du budget du ministère en charge de la femme et estimé que la loi sur le quota mérité d’être relue et surtout appliquée pour donner un coup de fouet à la participation des femmes à la gouvernance économique, administrative et économique.

Le dialogue direct a été marqué par l’investiture de parrains régionaux des femmes et des décorations. Ainsi, avant le début du dialogue proprement dit, les 13 présidents ou leurs représentants des délégations consulaires régionales ont été investis par la ministre en charge de la femme comme parrains régionaux des femmes de 2018 à 2020. Des personnes physiques et morales au nombre de 25 ont reçu des insignes de l’Officier de l’Ordre du mérite de la santé et de l’action sociale avec agrafe action sociale ou fait Chevalier dans le même Ordre. L’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, a été faite Officier de l’Ordre national et a reçu sa médaille qui devait lui être remise en 2017 à l’occasion des décorations de la fête nationale du 11-Décembre.

Babribilé YAMBA

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