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Vanessa BONOGO, un bel exemple de fille battante


Vanessa BONOGO est installée en France avec ses parents et ce, depuis 1990. Très mordue de l’art culinaire, Vanessa décide de s’essayer en cuisine et d’y apporter des innovations, histoire de  réaliser un rêve et de dévoiler tout le mystère qui s’y cache.  Orpheline de père dès le bas âge (depuis 1985), elle crée en 2017 sa propre entreprise  dénommée “PERLEDORANGE”.  c’est à Garches dans la banlieue parisienne, que notre invitée fait valoir ses talents culinaires. La cuisine, c’est son “DADA” et elle ne compte d’ailleurs pas s’arrêter en si bon chemin.

Vanessa BONOGO est la fille de Feu Désiré BONOGO

A l’occasion de la célébration de la Journée Internationale des droits de la femme, ArtistesBF a choisi de mettre en lumière le travail de cette jeune burkinabè dont le courage et la combativité pourraient servir d’école pour la jeune génération. Vanessa BONOGO, un bel exemple de fille battante.

Désiré Bonogo : celui dont le nom est donné au théâtre popualaire de Ouagadougou; Décédé en 1985

Pour mémoire, Vanessa BONOGO est la fille de Feu Désiré BONOGO, celui-là même dont le nom a été donné au Théâtre Populaire de Ouagadougou. Selon de sources proches, le père de notre invitée ferait  partie de la vague des jeunes étudiants burkinabè de France qui ont, soit écourté ou fini leurs études pour se consacrer corps et âme à la révolution d’Août 84 déclenchée par Thomas SANKARA, Président du Faso, Président du Conseil National de la Révolution (CNR).

De retour donc de France, le Jeune BONOGO, ancien compagnon de Thomas SANKARA et  promotionnaire de Sanou SALAKA est affecté comme chargé aux affaires culturelles au cabinet de la Présidence du Faso. Avec un esprit de sacrifice et d’abnégation, il a travaillé jusqu’au prix de sa santé. Il meurt  des suites de maladie (drépanocytose) le 3 décembre 1985 et le premier théâtre populaire du Burkina  (actuel CDC la termitière) porte désormais son nom, le “Théâtre populaire Désiré BONOGO”.

Nous remercions Vanessa BONOGO qui nous a repérés sur le net et grâce à qui, nous savons aujourd’hui l’histoire de Désiré BONOGO (son père) et du Théâtre populaire qui porte son nom. Voici le portrait de notre  entrepreneur :

V.B : Je m’appelle Vanessa BONOGO. J’habite actuellement en France en banlieue parisienne (Garches 92380). Je suis une Femme  Entrepreneuse et ma société est récente. perledorange.fr (Chef à domicile spécialisé dans la cuisine française) J’ai près de 15 ans dans le domaine de la cuisine.

Née à Paris le 20 décembre  1982, je suis revenue vivre avec mes parents au Burkina-Faso. Mon père Désiré Bonogo est décédé le 3 décembre 1985. Je ne l’ai pas hélas connu, mais on me parlait souvent de lui. Il semblerait que c’était un homme formidable, ce qui me donnait beaucoup d’admiration pour lui. Ce que je souhaite, c’est qu’il soit fier de moi de là où il se trouve.

Vanessa en pleine cuisine

En 1990, nous sommes de retour en France, ma mère, ma petite sœur, ma tante et moi. Après mes études secondaires,  je me suis lancée sans trop grande conviction dans le domaine de la petite enfance. J’ai eu mon diplôme de petite enfance en 2001. Aussitôt après  mon certificat, j’ai décidé de faire des études de cuisine. En fin d’étude et après de nombreuses hésitations, j’ai finalement opté pour la cuisine que j’adorais bien; c’était un vrai Mystère  pour moi parce que j’aimais préparer et innover des recettes.

ArtBF : Comment êtes –vous arrivés à vous intégrer en Europe ?

V.B : Petite, nous habitions le quartier Gounghin à Ouagadougou. Comme son nom l’indique si bien, Burkina-Faso veut dire “pays des hommes intègres”. Nous n’avons pas failli à cette réputation car bien qu’étant loin de mes racines, l’intégration s’est passée comme une lettre à la poste; elle s’est faite de manière naturelle sans pour autant oublier d’où nous venions et perdre nos valeurs africaines; c’est-à-dire, le partage, la solidarité l’accueil et l’entraide. et nous n’oublions pas d’où nous venions.

J’ai choisi la cuisine car je suis passionnée par ce métier et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.  J’ai rejoint plusieurs  associations d’entrepreneurs dont  notamment “Femmes Qui Bougent”  située dans la banlieue parisienne à Vaucresson . Et c’est 2017 que j’ai  décidé de créer ma société “Perledorange”. J’ai toujours eu la chance de réussir dans n’importe qu’elle domaine que j’entreprends.

ArtBF : Pouvez vous nous expliquer ce qu’est “un chef à Domicile ?

V.B : Un Chef à domicile vous permet de recevoir vos convives à travers l’organisation d’un repas de qualité. Ce qui vous permet de passer une bonne soirée en toute tranquillité et en toute sérénité. Le rôle du Chef est, d’établir le menu avec le client et de le conseiller, de faire les courses, préparer, servir si besoin et  la remise du lieu de vie ou de la cuisine en l’état avant son départ.

Un Chef à Domicile prépare  pour tout  type d’évènements (dîner d’affaires,  repas amoureux, baptême etc…)

ArtBF : Nous avons remarqué parmi vos mets, l’absence de mets typiquement africains notamment burkinabè. Pourquoi ?

V.B : Je suis spécialisée dans la cuisine européenne notamment française .Mes demandes sont plutôt dirigées vers les mets français. C’est pour ça qu’il n’est pas indiqué sur mon menu,  bien que je sache cuisiner quelques plats africains comme le “riz sauce arachide”( le “to”, le “gombo” qui est mon plat préféré)  le déguè etc…

Mon équipe est familiale. Toutefois, si une  demande m’est faite de préparer un repas africain, nous pourrions sans problème y répondre.

ArtBF : Que pensez-vous des mets traditionnels comme “le BABENDA”, “la sauce potassée”, le “boussan touba”, le “Gonré”, le “benga”, le “riz soumbala” qui pourraient faire de vous une véritable ambassadrice de l’art culinaire burkinabè en Europe ?

V.B : Oui !  Le fait d’exporter des spécialités culinaires burkinabé ne pourront être qu’une source d’enrichissement et de rayonnement de notre culture à l’extérieur. Mais ce n’est que partie remise parce je vais songer aussi à me spécialiser dans la cuisine burkinabé.

ArtBF : Le  8 mars 2018, c’était  la journée internationale  de la femme. Avez-vous un mot particulier à l’endroit des femmes   ?

V.B : La journée de la femme ne devrait pas être mise en évidence seulement  une fois par an. La fête de la femme devrait être célébrée  tous les jours. La Femme doit aspirer à être totalement  indépendante. Les Femmes  doivent oser et se battre pour faire changer les mentalités et faire bouger les choses. Car les droits de la femme, c’est aussi les droits de l’homme.

ArtBF :Quel message pour  les  ressortissants africains et les burkinabè en particulier qui vous liront et qui voudraient bien connaître “PERLEDORANGE ?

V.B : C’est de leur dire que je Travaille uniquement avec des produits frais et de qualité.

Je mets un point d’honneur sur  la confiance et la satisfaction du client. Je n’ai que des retours positifs et je ne travaille que dans ce sens. Je travaille pour 2 à 100 couverts en partenariat avec des personnes liées à l’événementiel. Enfin, il m’arrive de travailler de temps en temps pour une famille couronnée du moyen orient quand ses membres viennent en France.

Je remercie déjà tous mes clients qui me font confiance et qui apprécient mes services jusque-là. Aussi, voudrai-je inviter la  diaspora burkinabè et tous mes frères et mes sœurs africains à nous visiter à PERLEDORANGE. Ce sera pour moi un réel plaisir de les accueillir.

Entretien réalisé par Patrick COULIDIATY

Quelques mets très appréciés de ses clients :

 

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