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Le Film “Un Président au maquis” à l’honneur à la salle Canal Olympia de Pissy


Le réseau de salles de cinéma au Burkina s’élargit avec l’ouverture ce 1er Juin 2018 d’une  nouvelle salle de spectacle Canal Olympia.  Cette fois, c’est le quartier Pissy  au secteur 27 de Ouagadougou qui a bénéficié de cette belle infrastructure, la seconde après celle de Ouaga2000.

Ouagadougou dispose désormais donc  de deux salles Canal Olympia d’une capacité de près de 300 places chacune. Après  la pose de sa première pierre  en  octobre 2017, la  salle de cinéma et de spectacles Canal-Olympia de Pissy vient d’ouvrir le 1er juin 2018 ses portes au public. Construite suivant le même modèle que celui de son aînée de Ouaga 2000, la nouvelle salle Canal-Olympia cohabite avec  l’ancienne salle du “ciné-Pissy”.

L’inauguration qui a été faite sans tambour battant a accueilli pour la circonstance le film “UN PRESIDENT AU MAQUIS” de Laurent Goussou-Deboise. Produit par “Afrique Films”, “UN PRESIDENT AU MAQUIS” a été projeté à la séance de 20h en présence des membres l’équipe de tournage. Parmi ceux-ci, Josiane HIEN, un grand talent des planches qui s’impose ces derniers temps comme l’icône montante du cinéma burkinabè. Très courtisée  non seulement par de nombreux réalisateurs mais aussi par les maisons de publicité, Josiane. Pour avoir occupé le premier rôle dans ce film, Josiane HIEN avec humilité se réjouit du choix porté sur sa personne pour jouer ce rôle de premier plan.

“Dans le film, j’ai joué le rôle de Fanta, la femme  qui se lève chaque matin  pour faire vivre sa famille, pour s’occuper des enfants et même du mari, pourquoi pas ?. C’est aussi cette femme qui, par-dessus tout  travaille dur et qui croit à l’avenir”, a déclaré la comédienne à la fin de la projection.

Tout est passé comme une lettre à la poste

Malgré le fait qu’elle n’était pas à son premier rôle et ses nombreuses expériences capitalisées dans le domaine du cinéma, l’actrice s’est énormément interrogée sur  la nouvelle responsabilité qui pèsera sur ses épaules. Mais au finish, tout est passé comme une lettre à la poste.

“Lorsqu’on m’a proposé le rôle, ma première réaction était de savoir si  je serai à la hauteur; est-ce que je pourrai réellement incarner ce genre de personnage. Mais à force de travailler et en échangeant avec  les autres, les choses se sont bien passées. Enfin, j’étais vraiment contente d’avoir incarné ce rôle”, s’est-elle réjouit.

Avec une équipe réduite, les comédiens se sont bien en tirés  malgré le cumul des postes par Hilaire THIOMBIANO. Cet ancien étudiant de la promotion 2014 de l’ISIS aurait en effet cumulé 04 postes à lui seul, histoire de décharger le réalisateur.

Hilaire Thiombiano : “Je suis Hilaire Thiombiano, étudiant sortant de l’ISIS 2014. J’ai fait une formation en Master 2 scénario – réalisation. J‘ai porté plusieurs casquettes à la fois. J’étais directeur de production, premier assistant, acteur et  producteur exécutif. Il fallait que je décharge un peu le réalisateur pour qu’il se consacre beaucoup plus à l’artistique. Nous avons bénéficié d’une journée de projection avec l’ouverture de la salle Canal Olympia de Pissy. Mais bien avant, le film est déjà passé dans les différentes salles  Canal Olympia de Ouaga 2000, du  Cameroun, du Sénégal, de la Guinée et de Niamey.

Le film a été tourné avec une équipe très réduite et à ce titre donc, j’ai porté plusieurs casquettes à la fois. J’étais directeur de production, premier assistant, acteur, producteur exécutif. Ce film a été tourné en novembre 2015. Il est sorti un an après l’investiture du Président Roch Marc Christian KABORE. A travers ce film, nous nous sommes dit que si nos Chefs d’Etats  étaient plus proches de leur peuple, beaucoup de problèmes tel ce qui est arrivé au Président COMPAORE seraient évités. Pour nous, un Président doit être proche de son peuple, vivre ses réalités. Ainsi il peut prendre des décisions pour améliorer les conditions de vie de son peuple”.

D’une durée de 90 mn,  “UN PRESIDENT AU MAQUIS ” est un film  d’actualité  qui  mérite d’être vu dans de nombreux pays africains. En attendant, les cinéphiles de ce soir du 1er juin vont chacune de ses appréciations :

Une cinéphile : “On nous a présenté un Président qui ne connaissait pas les réalités de son peuple et voulant suivre le match, il s’est retrouvé avec son peuple et il a compris ce qui se passait et cela a ouvert ses yeux.

J’ai trouvé que c’était un film intéressant et comique qui révèle les réalités que nous vivons. Il s’agit des présidents qui sont dans leur palais et qui ne connaissent pas les réalités de leur pays”.

Octave BONKOUNGOU, cinéphile

“C’est un bon film. Il montre à quel point le Président est déconnecté de la population puisqu’il ne savait pas que les gens ne l’aimaient pas. Mais lorsqu’il est parti au maquis, il s’est rendu compte des réalités, qu’il était en déphasage avec son peuple sur bien de questions et que les choses étaient différentes de sa vison; les gens  ne l’aimaient pas vraiment. De retour au palais présidentiel, il a changé sa manière de voir les choses”.

Après la projection, les échanges autour du film se sont poursuivis sur la belle terrasse  de la salle  entre cinéphiles et l’équipe de tournage.  A travers un  drink offert à la presse pour la circonstance, les cinéphiles  ont également échangé sur d’autres projets du réalisateur Laurent Goussou-Deboise  notamment, sur  la nouvelle comédie intitulée “Sankara et moi”. Le film qui serait en tournage actuellement  pourrait être une des belles surprises au cinquantenaire de la biennale du cinéma prévue en 2019.

Glwadys RoseMonde(GRM)

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