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Education : Bientôt un Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM)


Le média en ligne “le faso.net se prolonge avec l’ouverture en septembre prochain d’un institut supérieur de la communication et du Multimédia (ISCOM). L’un des doyens des promoteurs des médias en ligne au Burkina Faso entend professionnaliser le personnel des entreprises de presse en ligne. Le promoteur Cyriaque Paré dont il est question dans cet entretien nous dresse un portrait-robot de l’ISCOM, ses programmes et ses contenus pour l’année académique 2018-2019.

Cyriaque Paré (C.P) : C’est un institut qui est centré sur le Journalisme numérique, la communication numérique, la publicité numérique et  le web développement. Nous voulons former les professionnels de la communication selon les nouvelles exigences du secteur où le numérique a pris une place capitale aujourd’hui. C’est un prolongement du site Faso.net qui est parmi les premiers à vouloir professionnaliser la gestion de l’entreprise de presse. Nous y sommes arrivés avec plus ou moins de succès, avec une vingtaine d’employés permanents à ce jour. Aujourd’hui, nous voulons passer à l’étape de la professionnalisation des personnels des entreprises de presse en ligne. Nous avons une cinquantaine de médias en ligne avec une vocation plus ou moins professionnelle et des personnels qui n’ont pas forcément suivi des formations adaptées à l’environnement numérique. Il y a une nécessité de professionnaliser ce personnel. En dehors même des médias en ligne, les médias traditionnels sont obligés de prendre en compte le numérique dans leur mode de collecte de traitement et de  diffusion de l’information.

 L’esprit, c’est de fournir un cadre de formation d’abord à ceux qui exercent dans les médias en ligne pour qu’ils soient aux normes de l’état de l’art et aux exigences du métier et de permettre aux professionnels qui sont déjà sur le terrain de se recycler et d’être au top.

ArtBF : Quelle est la particularité de l’IRSCOM p par rapport aux autres instituts  ou des écoles qui  forment déjà  des étudiants en journalisme?

C.P  : La particularité, c’est le numérique. Nous avons une filière d’informatique qui va former des étudiants dans le web développement. La création de site web ou la création d’application mobile sont du domaine de l’informatique.  Ensuite, nous avons voulu associer l’informatique et information et communication parce qu’aujourd’hui, ce sont des métiers qui sont indissociables. Pour créer une application mobile par exemple, vous aurez besoin d’un informaticien certes;  mais qui n’est pas forcement au fait des exigences du journalisme.  Aujourd’hui, les journalistes sont obligés de maîtriser un minimum d’informatique ne serait-ce que pour corriger un lien sur internet ou ajuster une bannière. Il y a donc un dialogue aujourd’hui entre journalistes et  informaticiens dans le domaine de la création des contenus.

ArtBF : Quels seront les contenus des formations à l’ISCOM ?

C.P  : On a un programme de formation qui a été soumis et validé par le Ministère de l’Enseignement supérieur où il est essentiellement question de la collecte, du traitement et de la diffusion de données en ligne, chercher de l’information en ligne, comment travailler avec le téléphone mobile, animer un blog dans les normes professionnelles, la communication sur les réseaux sociaux, le marketing en ligne, le communauty management, comment gérer les fakes news, la création des contenus adaptés au web, etc… c’est cet ensemble de programmes que nous voulons offrir aux futurs étudiants de l’ISCOM pour un cursus licence en journalisme numérique, en communication numérique des organisations, en création publicitaire numérique ou des web développeurs.

ArtBF : Quelle est la durée de la formation?

C.P  : C’est le système Licence Master Doctorat (LMD). Mais pour le moment, nous nous en tenons à la licence sur un parcours de trois ans. L’accent sera mis d’abord sur les fondamentaux du journalisme, c’est-à-dire, comment collecter, traiter et diffuser  une information. Ensuite, nous passerons à la spécialisation, c’est-à-dire, sur le numérique. Il s’agit du journalisme numérique, la communication numérique et la création publicitaire numérique.

ArtBF : Les diplômes seront-ils reconnus par le CAMES?

C.P  : Non parce que la validation des diplômes par le CAMES est une autre procédure.  Il d’abord que l’Etablissement se crée selon les normes prescrite par le Ministère des Enseignements secondaire et supérieur. La reconnaissance donc du CAMES vient plus tard. Il faut au moins avoir formé trois (03) promotions avant de soumettre un dossier au CAMES pour faire reconnaître les diplômes.

ArtBF : Quel est le coût de la formation?

C.P  : Les frais de scolarité en première année, c’est autour de 500 000 frs CFA. La deuxième année c’est un peu plus de 500 000 et la troisième année, c’est un peu plus de 600 000. Les effectifs seront limités entre 20 et 30 par classe pour un meilleur encadrement. Nous tissons des relations de partenariat à l’étranger avec notamment l’Ecole Supérieur de journalisme de l’Ille afin de profiter de l’expérience des autres en matière de formation.

ArtBF : Qui pourra s’inscrire à l’ISCOM ?

C.P  : Les étudiants titulaires du BAC littéraire et  G pour la formation en journalisme, communication et autres. Pour la formation en informatique, sont concernés  les BAC  série C et D.

ArtBF : Comment retrouver l’ISCOM  à Ouagadougou ?

C.P  : L’ISCOM est situé sur l’Avenue de la dignité à Cissin en passant devant la maison de la culture Jean Pierre Guingané et devant la radio savane FM en remontant vers bonheur-ville, Nous sommes dans le même immeuble que la BOA juste après le feu tricolore, côté gauche.

ArtBF : Quel est votre dernier mot à l’endroit de tous ceux qui sont à la recherche d’une formation continue?

C.P  : C’est un cadre que nous offrons à tous ceux qui veulent s’ouvrir à de nouvelles perspectives adaptées aux besoins du marché avec l’évolution que l’on connait dans tous le secteurs de l’information et de la communication. Il eut un moment où l’on craignait que le numérique ne tue la musique. Mais grâce à au numérique, on voit que l’industrie de la musique  est plein décollage. Nous envisageons enfin former des commerçants qui veulent apprendre à vendre sur le net particulièrement sur les réseaux sociaux.

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