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Bac 2018 : Tout se déroule à souhait


C’est  ce 03 juillet 2018 qu’ont débuté les épreuves du baccalauréat 2018 sur le territoire national burkinabè. Au total, 96 771 candidats composent pour ce premier diplôme universitaire. Ce matin, le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Stanislas OUARO  était au Lycée Privé Yiguia pour procéder à l’ouverture officielle de l’examen dans la région du centre.

Après le Lycée Privé Yiguia, nous avons mis le cap vers d’autres centres d’examen, histoire de palper l’ambiance et le stress. C’est ainsi que notre équipe s’est déportée dans  deux centres d’examen qui sont le lycée “Le Réveil” et  le Groupe Scolaire sainte Colette”.

Nous sommes à 11h 00 au Lycée Privé “LE REVEIL” soit une heure environ avant la fin de l’épreuve de comptabilité (étude de cas). C’est dans ce lycée que sont logés les jurys 66 et 67 pour le BAC G2. Nous passons près de 45 mn à ne savoir par qui et par où commencer. La cour est muette comme une tombe. Personne ne veut nous approcher. Dans les salles de classes, seul le bruit des brasseurs  se faisaient entendre. Difficile donc d’arracher quoi que ce soit aux membres des deux jurys encore moins à ces élèves, aux mines bien grisées qui venaient de boucler la première épreuve avant l’heure. Le Président du Jury 67, bien que décontracté et très jovial avec sa tasse de café avait aussi l’air très préoccupé.

On peut dire que nous l’avons bien abordée”

Au Groupe Scolaire Sainte Colette qui abrite les jurys 46, 47 et 48 avec un effectif moyen de 276 par jury, c’était le même scénario. Le “Motus – bouche cousue” était aussi la règle d’or au niveau des candidats. Heureusement  que Cherifa HIEN  a accepté faire l’exception en nous parlant des épreuves de français. Voici ce qu’elle en dit :

Cherifa HIEN, candidate : ” On a eu le 1er sujet qui portait sur la démographie en Afrique puis le commentaire composé qui était un texte de Smarty et enfin la dissertation qui parlait des médias. On peut dire que nous l’avons bien abordée”.

La confusion autour de la date du déroulement des épreuves

Dans l’ensemble, tout se déroule à souhait et ce, malgré la confusion autour de la date du déroulement des épreuves.En effet, les candidats tout comme certains responsables d’établissement, jusqu’à une semaine même du BAC ignoraient la date exacte de l’examen.  C’est d’ailleurs ce qui nous confirme Daniel KABORE, le Président du centre d’examen  le Lycée Privé “LE REVEIL”:

“Je suis Daniel KABORE, chef de centre du Lycée Privé le “REVEIL”. Nous abritons deux jurys, 66 et 67 avec un effectif de 280 élèves par jury. L’effectif des deux jurys sont repartis dans  16 salles soit 8 salles pour chaque jury et 35 candidats par salle. C’est la  série G2.  Ce matin, nous avons commencé par l’étude de cas. Dès 7h 30, nous avons lancé l’épreuve jusqu’à 12h 30 pour une durée de 5 heures.

Nous nous réjouissons de ce qui se passe parce nous n’avons pas jusque-là enregistré un incident particulier. Nous avons pu respecter les horaires et toutes les consignes. Donc, jusque-là tout se déroule bien. C’est plutôt la date du déroulement des épreuves du BAC qui posait problème. J’avoue que jusqu’à une certaine date, nous -mêmes en tant que responsables d’établissement, n’étions pas bien situés. Si vous prenez le calendrier qui nous a été soumis par la Direction Régionale (DR), c’était prévu pour le 2 Juillet 2018 alors que le calendrier envoyé par l’office du BAC, mentionnait le 3 Juillet. Donc, entre le 2 et le 3 juillet, nous n’étions pas du tout bien situés. C’est pendant la rencontre à l’office du BAC que nous avons eu la confirmation que l’examen  se déroulera effectivement le 3 juillet. En tout cas, l’office du BAC dit catégoriquement qu’il n’a jamais parlé de la date du 2 juillet. Ce qui est sûr, cette   date du 2 juillet est venue d’un document que nous avons reçu de la DR”, persiste Daniel KABORE.

Pour Arnaud TIENDREBEOGO, adjoint au Président du centre du Groupe Scolaire Sainte Colette, la date du 2 juillet a été diffusée par erreur par un média de la place.

“Malheureusement, comme une trainée de poudre, les élèves ont pris l’information comme argent comptant en la partageant sur les réseaux sociaux.

S’il y a des souhaits à formuler, c’est de faire en sorte que le matériel nous parvienne tôt et que la réunion de préparation des salles avec les chefs de centre, les surveillants et les présidents des jurys se fasse en même temps. Ce serait bien qu’on le fasse ensemble et au même moment.

Daniel KABORE  du centre  le lycée Privé le “LE REVEIL”  a quant à lui souhaité que de telles erreurs ne puissent plus se reproduire.  ” On espère que de telles erreurs qui sont une première dans l’organisation des examens ne vont plus se répéter”,  a-t-il laisser entendre.

Gwladys Rosemonde (GRM)

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