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Climat, ces Français qui renoncent à l’avion

Explication . Une enquête révèle que 37 % des passagers aériens français ont modifié leurs habitudes pour réduire l’impact sur l’environnement et que 20 % ont renoncé à voler. Des politiques demandent la taxation du kérosène.

C’est une petite musique qui semble née en Suède et qui a donné lieu à un néologisme : « flygskam ». Comprenez en version française « la honte de voler », c’est-à-dire de prendre l’avion alors que le réchauffement climatique menace la planète. De plus en plus de voyageurs adopteraient d’autres modes de transport pour moins contribuer aux émissions de CO2 dans le ciel.

Cette petite musique commence à devenir de plus en plus audible en France, au point que les Entreprises du voyage (EDV, ex-Syndicat national des agences du voyage) ont commandé à BVA une enquête(1) concernant l’impact du réchauffement climatique sur les habitudes de voyage en avion des Français. « Ils sont plus sensibilisés qu’on ne pouvait l’imaginer » a observé le président de EDV, Jean-Pierre Mas.

L’enquête nous apprend d’abord que 36 % des Français ont pris au moins une fois l’avion au cours des 12 derniers mois, la grande majorité pour des raisons personnelles. Parmi ces voyageurs, plus d’un tiers (37 %) affirme avoir, dans cette période, « fait une action pour limiter l’impact d’un voyage en avion sur l’environnement. »

Taxation du kérosène

La démarche la plus citée reste le choix d’une destination de vacances moins lointaine. Mais 20 % des passagers français disent avoir au moins une fois renoncé à l’avion pour un autre mode de transport moins polluant « même si le trajet était plus long. »

Cette petite musique trouve aussi de plus en plus d’interprètes au niveau politique, y compris dans les programmes pour les élections européennes. Urgence écologie appelle ainsi à interdire les vols quand des alternatives existent en transport plus vertueux avec des trajets de moins de cinq heures. Mais le plus souvent, les propositions politiques concernent la taxation du kérosène.

Dans la discussion en commission du projet de loi d’orientation des mobilités à l’Assemblée nationale, plusieurs amendements ont été ainsi déposés en faveur de taxes à vocation écologique.

Les députés ont adopté dans la nuit du 20 au 21 mai le principe d’une contribution de l’aérien d’environ 30 millions d’euros aux infrastructures de transport. Cette somme correspond au surplus de la taxe de solidarité (dite « taxe Chirac). Cette taxe est plafonnée à 210 millions mais rapporte plus, le surplus étant affecté aujourd’hui au désendettement du budget de l’aviation civile. De fait, les compagnies aériennes ne verseront pas davantage mais le gouvernement y voit une évolution symbolique  : l’aérien contribuera aux autres moyens de transport.

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