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Fespaco 2019 : Dans la capitale économique, les cinéphiles ont renoué avec leur passion

Depuis le 7 mars dernier Bobo Dioulasso vit aux couleurs de la 26-me édition du Fespaco. Depuis le jeudi dernier, les Bobolais sont embarrassés par le choix des salles. Choisir en effet, entre la salle Guimbi en pleine rénovation, la maison de la culture et l’espace Tiéfo Amoro pour voir son film préféré relève d’un exercice difficile pour le bobolais. La ville de SYA qui, depuis belles lurettes avait rompu avec le grand écran est de retour. A travers ce mini fespaco, les cinéphiles ont renoué avec leur passion.  A quelques heures de la fin des projections, quelques cinéphiles font d’importantes suggestions.

Valérie SAWADOGO, Communicatrice

Je me nomme Flavienne Valérie SAWADOGO. Je suis Communicatrice à Bobo Dioulasso. C’est une initiative à saluer à sa juste valeur parce qu’avec l’avènement des CD et des clés USB, on s’est rendu compte que les salles de ciné n’étaient plus comme ça. Beaucoup de salles sont restées fermées notamment, le ciné SAGNON, le ciné GUIMBI qui est actuellement en rénovation.

Avec ce festival, j’ai retrouvé ce dynamisme et ce plaisir d’antan qu’on avait quand nous partions au cinéma des années d’avant. Voir toujours des films sur grand écran, avec beaucoup de personnes, c’est beau et ça donne envie et ça galvanise ; Bref …, ce plaisir on ne peut pas l’expliquer.

Le problème c’est que le fespaco à Bobo a été programmé pour se dérouler les week-ends (de Jeudi à Dimanche). Vous avez constaté l’engouement autour de l’évènement surtout à l’ouverture avec le film DESRANCES d’Apolline TRAORE. Je me dis que si le programme était étalé sur toute la semaine, le public aurait encore eu plus de temps. Ainsi donc, pendant que la biennale se déroulait à Ouaga, le public bobolais est resté attendre son tour. Maintenant qu’il se déroule à Bobo, certains sont rentrés pour le long week-end à Ouaga. Donc, il y a eu comme un “Rendez-vous manqué”.

Ila OUEDRAOGO : cinéphile

Je note une insuffisance de communication sur le Fespaco de Bobo. L’étape de Bobo n’a pas été bien médiatisé.  Le programme des projections n’a pas été communiqué suffisamment au public afin que chaque cinéphile puisse disposer du programme, décider de quand et où aller voir son film de son choix. C’est aussi le côté cachet des artistes. Un artiste musicien m’aurait dit que son cachet pour sa prestation fait 10 000 frs Alors qu’à Ouaga, ce sont des cachets de 700 000 frs ou même à 1 000 000.

Quand on parle de fespaco à Bobo, on parle aussi de jeunes. C’est pourquoi pour ce genre d’évènements, il faut confier aux jeunes Bobolais une partie du travail. Il faut les inclure dans le mouvement.  Donnez une partie du travail à la jeunesse bobolaise parce que c’est elle qui maîtrise mieux le terrain. On ne peut pas déporter du matériel de Ouaga à Bobo et vouloir que ça marche ; ce n’est pas possible.

Aïssata FAOUZIA, Etudiante en communication à l’ISIG Ouaga.

Je suis à Bobo dans le cadre du Fespaco. C’est la première fois que j’apprends qu’il y a un festival du genre qui se passe à Bobo. Je suis donc venue pour la circonstance.

J’ai pu voir déjà 04 films. Je trouve l’initiative très intéressante parce que tout le monde n’a pas la possibilité de venir à Ouaga. Faire donc un festival à Bobo permettra au public bobolais de suivre et d’apprécier les films.

En termes de suggestions, c’est de miser sur la communication parce que beaucoup sont les bobolais qui n’ont été informés sur cet l’évènement. Donc, il faut d’abord miser sur la communication. Sur le plan de l’organisation, il faut revoir les sites qui abritent les projections. Il y a des sites qui n’attirent pas les cinéphiles. C’est le cas par exemple  de l’espace Tiéfo AMORO qui abrite à la fois les projections et la rue marchande.

Issa Badini dit “MESTRO”.

Issa Badini dit “MAESTRO”. Je suis présentateur de cérémonie à Bobo Dioulasso. Je trouve belle l’initiative de présenter les films sélectionnés du fespaco à Bobo pour permettre à la population de bobo de les voir. C’est une belle occasion pour la population de revoir ces films sur écran géant. Comme vous le savez, il manque le cinéma à Bobo du fait de la fermeture des salles. Le Fespaco donc a permis aux bobolais de renouer avec leur passion; c’est-à-dire , le cinéma grandeur nature.

Pour ma part, il faudrait pour les prochaines éditions, multiplier les sites de projection pour intéresser davantage les quartiers périphériques étant donné que la ville est assez grande à laquelle sont rattachés une trentaine de villages.

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