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Société : Yirgou, théâtre d’un massacre barbare

Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés(CISC) est né suite au massacre qu’a connu la localité de Yirgou le 1er et 2 janvier 2019. Suite à ses évènements malheureux, le collectif a animé une conférence de presse, le mardi 8 janvier 2019, au centre de presse Norbert ZONGO pour soutenir les victimes et demander que justice soit rendue aux victimes et la condamnation des auteurs des crimes.

Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés(CISC). Daouda DIALLO (2e de la droite)

Yirgou, un village situé dans la commune de Barsalgo, dans la province de Sanmantenga, au Burkina Faso, a été le théâtre d’un massacre le 1er et 2 janvier 2019. Suite à ses évènements, un collectif dénommé “Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés(CISC) ” a vu le jour pour soutenir les victimes et dénoncer ce qu’il qualifie d’actes barbares et ignobles. En effet, il a animé une conférence de presse ce 8 janvier 2019 pour expliquer les raisons de sa mise en place. Le collectif qui entend lutter contre toutes formes de stigmatisation entre les communautés poursuivent plusieurs objectifs qui sont entre autres, dénoncer l’impunité des crimes, exiger vérité et justice sur les crimes injustes commis sur les communautés et promouvoir une véritable cohésion sociale.

Le porte-parole du collectif, Daouda DIALLO, a montré son indignation face aux violences et intolérances qui gagnent du terrain dans le pays des Hommes intègres et qui fait payer un lourd tribut à la communauté peulh, due à une culture de défiance vis-à-vis de l’autorité.

Selon Mr DIALLO, les chiffres officiels du gouvernement font état de 46 morts alors que d’autres sources dénombreraient près d’une centaine de personnes tués au cours de ces violentes attaques.  Le collectif a déploré l’absence de mesures déterminées de l’ETAT pour rassurer et sécuriser les survivants. Daouda DIALLO a estimé que les mesures de prise en charge des victimes et des déplacés sont insuffisantes. Car pour lui, en plus des prises en charge alimentaires  et sanitaires, il y a aussi asseoir une prise en charge psychologique.

Meeting et mesure de fermeté

Le Centre Norbert ZONGO a fait salle comble

Le porte-parole appelle le peuple burkinabè sans distinction ethnique et religieuse, à se mobiliser à travers une marche meeting à Ouagadougou et à Dori le samedi 12 janvier 2019, pour dénoncer les manœuvres divisionnistes des terroristes et les groupes d’autodéfense kogleweogo.

Le collectif a par ailleurs fait des recommandations au gouvernement qui vont de la sanction des auteurs de la tuerie à la prise en charge des blessés, au désarmement des milices kogleweogo et de tous ceux qui détiennent illégalement des armes de guerre.

Mariam CONGO

 

 

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