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Maï LINGANI, Artiste musicienne  4 décembre 2014

Sur le plan des ventes, il n y a pas grand-chose à dire...

Maï LINGANI, c’est notre invitée de la semaine. Le 29 novembre2014, elle était à l’Institut Français pour un concert live.Toujours souriante et très énergique, Maï LINGANI est connue pour sa grande souplesse sur scène et sa capacité à captiver et à dompter son public. Mère d’une fille majeure, l’artiste garde toujours sa jeunesse, une belle voix et une belle silhouette qui lui ouvre à d’autres disciplines artistiques telles la danse contemporaine et la chorégraphie.Sa carrière artistique remonte depuis 1994 mais c’est véritablement en 2007 que l’artiste s’est révélée au Public avec son tout premier album intitulé " Fausse promesse", une histoire de trahison :


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Maï LINGANI, le sourire toujours bien affiché

Maï LINGANI ( M.L.) : Oui, c’est juste ! "Fausse Promesse" parle de trahison. Vous savez que nous les artistes aimons dire haut et fort ce que les mélomanes n’osent pas dire ou disent tout bas. Nous sommes la voix des sans voix ; donc c’est juste une histoire pour égayer le public.
ART. : Parlez- nous de votre séjour aux Etats Unis(E.U)
M.L. :L’artiste en général n’a pas de pied-à-terre. Nous sommes comme des oiseaux migrateurs qui volent partout et c’est un devoir puisqu’on a besoin d’exister en tant qu’artiste. J’ai eu un long séjour aux Etats Unis dans un cadre justement professionnel et Dieu merci, avec l’aide de mes collaborateurs, j’ai réussi à prolonger ce séjour. Voilà ce qui justifie mes dix ans dans le pays de l’oncle SAM. Finalement, je suis rentrée par signe de patriotisme parce que j’estime qu’au Burkina, je pourrai aussi mieux me construire en tant qu’artiste.
ART. : Six mois après le lancement de votre dernier album, quel bilan peut-on en tirer ?
M.L. : Sur le plan des ventes, il n y a pas grand-chose à dire ; les CD ne se vendent pas comme on le souhaitait. Mais sur le plan promo, je dirai que les choses sont en train de bouger à travers les médias et la presse. J’ai fait des concerts aux récréatrales, au Reemdoogo et à l’Institut Français de Ouagadougou le 29 novembre 2014. Le 10 Janvier 2015, ce serait au tour de l’Institut français de Bobo de me recevoir.
ART. : Quel regard critique faites-vous de la musique burkinabé ?
M.L. : Je pense que l’artiste est considéré comme l’ambassadeur de sa patrie, c’est celui-là qui fait des découvertes à tous les niveaux à travers les thèmes qu’il propose, à travers ses voyages, c’est celui-là qui incarne son pays à travers les rythmes et les mélodies qu’il fait ressortir dans ses chansons. Faire la musique est un plaisir, c’est vrai ; mais c’est avant tout un métier. La preuve en est que sur le passeport de chaque musicien est inscrit artiste musicien comme profession.
En tant que musicienne burkinabé, je dirai qu’il est difficile de vivre de son art au Burkina. C’est vrai que les gens commencent à comprendre la valeur du musicien, mais il y a encore beaucoup à faire sur le plan accompagnement des artistes. Le ministère de la culture fait déjà des efforts mais ce n’est pas assez. Nous n’avons pas de retraite et nous dégageons beaucoup d’énergie sur le plan physique, moral et psychologique.
Nous avons besoin de soutien pendant que nous vivons notre jeunesse pour nous stabiliser socialement.
J’attire vraiment l’attention de tous les entrepreneurs, de tous ceux qui voudraient soutenir les artistes à quelque niveau que ce soit, de le faire maintenant parce que nous en avons besoin.

QUESTIONS QUI FÂCHENT

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Très amoureuse ? Oui !

ART. : Mai Lingani est -elle une femme de caractère ?
Pas du tout !
Mariée ?
Non je ne suis pas mariée mais j’ai quelqu’un dans ma vie
ART. : Avez-vous des enfants ?
Oui ! Une fille de 18ans, c’est une grande fille maintenant. C’est une grâce et je suis très heureuse, je suis une mère comblée !
ART. : Votre plat préféré ?
Le tôt accompagné de sauce oseille
ART. : Qu’est-ce que Mai Lingani n’aime pas qu’on lui fasse ?
L’hypocrisie ! Je sais facilement ressentir les énergies donc on ne peut pas jouer à ce jeu avec moi.
Votre couleur préférée
Le Rouge
Jalouse ?
Non ! J’aime la prospérité et j’y vais de façon noble et saine.
Rancunière ?
Non ! Le pardon est divin, il libère et quand on comprend la vie on n’a pas d’autres choix que de pardonner.

Patrick COULIDIATY, Décembre 2014

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