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Attaque à la préfecture de police : ce que l’on sait de l’agression à Paris

Quatre agents de la préfecture de police de Paris ont été tués à l’arme blanche et un cinquième grièvement blessé, jeudi 3 octobre, par un agent administratif de la direction du renseignement.

Vendredi 4 octobre, le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête.

Attaque à la préfecture de police : ce que l’on sait de l’agression à Paris

C’est une attaque dramatique et inédite qui s’est produite un peu avant 13 heures, jeudi 3 octobre, dans l’enceinte de la préfecture de police de Paris, imposant bâtiment sécurisé au cœur de la capitale. Selon les dernières informations disponibles, un employé administratif du service informatique de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), une des plus sensibles et puissantes, a poignardé mortellement quatre de ses collègues et en a blessé grièvement un cinquième, transporté en urgence absolue à l’hôpital de Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine). Parmi les victimes se trouveraient trois hommes et une femme.

L’agresseur, un agent, à la préfecture depuis 2003 et âgé de 45 ans, aurait commencé son « parcours meurtrier » dans son bureau au premier étage de la DRPP, selon le ministre de l’intérieur, poignardant d’abord trois de ses collègues, avant d’attaquer deux femmes dans les escaliers, puis d’être neutralisé dans la cour de l’enceinte, côté Seine, par un policier qui a fait usage de son arme de service. Le périmètre autour de la préfecture a été immédiatement bouclé, la station de métro fermée et les personnels confinés, le temps de sécuriser les lieux. La femme de l’assaillant a, elle, été placée en garde à vue.

« On vit le pire actuellement »

Cet homme, qui « n’avait jamais présenté de difficultés comportementales », selon le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, avait le statut de personnel administratif. Alors que certains ont immédiatement évoqué la piste terroriste, étant donné le mode opératoire et les premiers éléments de l’enquête – une attaque à l’arme blanche contre des policiers par un employé d’une direction particulièrement sensible –, plusieurs sources ont ensuite évoqué celle d’un règlement de comptes sur fond de tensions professionnelles entre cet employé, qui souffrait d’un léger problème de surdité, et sa hiérarchie.

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