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Fariba Adelkhah, « prisonnière scientifique » en Iran

Portrait. Détenue depuis juin à la prison d’Evin, près de Téhéran, l’anthropologue franco-iranienne accusée d’espionnage a entamé une grève de la faim le 24 décembre. Malgré la méfiance des autorités, elle n’avait pas renoncé aux enquêtes de terrain, aidant à faire connaître l’Iran au-delà des préjugés.

Anne-Bénédicte Hoffner

« Le chercheur n’est pas un agent des services de renseignements, pas plus qu’un James Bond ou un trafiquant ». Ces mots sont ceux de Fariba Adelkhah, anthropologue franco-iranienne détenue depuis début juin 2019 dans la prison d’Evin, près de Téhéran. En grève de la faim depuis dix jours, elle est en danger désormais.

Ces mots, elle ne les avait pas prononcés lors des interrogatoires auxquels elle est aujourd’hui régulièrement soumise, mais en 2009, lorsqu’elle avait pris la plume dans une lettre ouverte – qu’elle qualifiait elle-même de « lettre de douleur (ou de peur) » – au président Mahmoud Ahmadinejad, pour défendre sa jeune collègue française Clotilde Reiss. Accusée d’avoir transmis à l’étranger des informations sur la contestation en cours, celle-ci passa plus de dix mois à la prison d’Evin.

ENTRETIEN. Arrestation de Fariba Adelkhah : « L’hypothèse d’une activité d’espionnage est loufoque »

Dans cette missive, Fariba Adelkhah déclarait mettre un terme à ses « activités de recherche sur l’Iran ». Dix ans plus tard, cette brillante chercheuse, « fille de Hossein et Mounireh, née le 25 avril 1959 à Téhéran », arrivée en France en 1977 pour y poursuivre des études, connaît pourtant la même situation dramatique.

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