FILO 2025 : Passer du simple à l'effet de boule de neige

FILO  2025 : Passer du simple à l'effet de boule de neige

Réflexion : Nul ne doute aujourd’hui de l’importance de la littérature pour un pays en termes de préservation d’identité culturelle et d’éducation. Puissant outil de sensibilisation et de prévention de déviances sociales, la littérature burkinabè attend toujours  un  accompagnement conséquent pour répondre véritablement à son rôle  d’éveil de consciences. Il faut toutefois  féliciter le Ministère en charge de la culture pour les efforts faits en matière de promotion littéraire à travers les subventions faites aux auteurs et la Foire Internationale du Livre de Ouagadougou (FILO)  organisée chaque année.

En effet, une chose est de promouvoir la littérature, l’autre est de pouvoir créer les conditions favorables à son existence; c’est à dire, réunir les conditions favorables à la production littéraire. Comme on pourrait le constater, le premier (la promotion) ne peut pas exister sans le second (l’édition).



Pour aller droit au but, nous dirons que l’édition au Burkina coûte chère malgré les efforts considérables du Ministère burkinabè de la culture. Et si nous tenons à une FILO riche en diversité et  en production littéraire, il faille davantage se battre pour atténuer en autres, les coûts de l’édition.

Cette plaidoirie qui devrait être menée par le département en charge de la culture avec  le consentement des éditeurs aiguisera sans conteste la passion des burkinabè pour le livre. Ce qui entrenera du même coup un effet de boule de neige dans le paysage littéraire du Burkina. Enfin, ce sera un pari vraiment gagné pour les prochaines foires du livre  pour commencer par celle qui s’annonce  du 25 au 30 novembre 2025 à Ouagadougou.

Et par rapport justement à la politique du ministère en charge de la culture en matière d’édition,  le Docteur Lassina SIMPORE, professeur Archéologue et ancien secrétaire général du Ministère en charge de la culture justifie son passage dans ce département.

“ On me demande aussi de faire le bilan de mon passage à la tête du Ministère de la culture ».

« Les gens venaient à me poser un certain nombre de problèmes. Une fois le directeur du livre Boukary DIALLO est tombé sur mes manuscrits à l’époque et m’a dit de publier. Quand j’ai fait sortir ce livre par le canal des éditeurs qu’on connait à Ouagadougou, ça m’a permis de connaître certaines réalités.



Nous nous sommes donc battus pour augmenter justement la cagnotte dédiée aux auteurs. Nous avions mis en place un petit mécanisme qui consistait à financer la production des œuvres. On donnait beaucoup d’argent aux gens et on s’est vitre rendu compter qu’ils prennent ces sommes pour se marier ou s’acheter des motos.

Et à la fin de l’année, nous nous rendons compte qu’on a dépensé mais on ne voit pas de résultats en termes de casettes sorties et de livres publiés. Et ce qu’on avait mis en place, c’est qu’un comité apprécie les œuvres (musique ou romans) et le ministère paye directement à l’imprimerie et l’auteur va avec un bon pour qu’on lui fabrique son livre. C’est un dispositif qui était là et qui a permis en son temps de réaliser beaucoup de choses.



Nous avons aussi, si je crois bien en ce qui a été dit à l’époque, organisé la meilleure FILO. La 15ème édition de la FILO a été organisée pendant que nous étions en activité. Les gens étaient étonnés mais j’ai procédé autrement. J’ai fait recruter un architecte qui a refait le plan du SIAO pour placer des éditeurs et des libraires. Ce n’était pas comme les autres éditions”.

Vivement donc que la politique du livre soit revue pour faciliter de plus en plus l’accès à l’édition et permettre aux différents auteurs de pouvoir diffuser leurs œuvres à moindre coût. Le succès d’une foire du livre est aussi à ce prix !

Artistesbf