Plus connu sous le nom de M’Ba Bouanga, Hyppolite OUANGRAWA est en effet l’un des figures éminentes du Théâtre au Burkina Faso. Il est un talentueux comédien avec une carrière remarquable et bien établie dans le domaine du théâtre au Burkina Faso. Le comédien, par ailleurs, directeur du théâtre “Espoir” nous entretient sur sa passion.
“La valeur d’un homme, c’est sa décision d’être plus fort que sa condition”.
ArtBF : Présentez-vous s’il vous plait
H.O :Je suis Hyppolite OUANGRAWA, je suis le directeur du théâtre “Espoir”, je suis également acteur de cinéma.
ArtBF :: Parlez nous de votre carrière en tant acteur
H.O : Je suis dans le cinéma depuis 1972. Le cinéma, c’est quelque chose que j’aime beaucoup parce que j’étais un cinéphile, j’aimais aller au cinéma, suivre des films …A cela s’ajoute l’humour avec Fernandez, Bourville … , ce sont vraiment mes fans. J’ai fait mes premiers pas dans le cinéma avec monsieur Gaston KABORE avec son film ”Zan boko” où j’ai joué le rôle de “Vigile”.
ArtBF: Comment était vos débuts ? Comment vous avez su que vous vous sentirez mieux dans le cinéma ?
H.O : Pour être acteur il faut d’abord avoir la passion et cette passion comme je vous l’ai dit, j’aimais beaucoup la fonction d’acteur et je voulais suivre les pas de mes fans. Sinon, il y’a rien de compliquer dans le cinéma surtout lorsqu’on a l’amour de la chose on le rend bien. Et moi, je traite tous les thèmes sauf l’homosexualité que je ne ferais jamais.
ArtBF : : Quel est le plus grand rôle que vous avez eu à jouer ?
H.O : Dans le cinéma il n’y a pas de plus grand rôle. Quelque soit le rôle qu’on te donne, fais en sorte de bien le rendre, donne toi à fond afin que personne ne te reproche de rien. Pour atteindre tout cela bien entendu il faut suivre les instructions du réalisateur. Sinon il n’y a pas de plus grand rôle, c’est dans ta part de contribution et les résultats qui vont te rendre fier de ton travail.
ArtBF :: Monsieur OUANGRAWA, nous allons revenir sur le choix de votre pseudonyme M’Ba bouanga, pourquoi ce choix ?
H.O : Le nom M’Ba bouanga n’est venu lors d’une série de théâtre radiophonique sur la planification familiale. Une personne qui avait des problèmes familiaux mais qui malgré tout reste souriante, serviable et prête à aider malgré les difficultés. C’est à partir de là qu’a été tiré le nom “bouanga”.
ArtBF : : Avez-vous fait face à des difficultés dans votre carrière ?
H.O : Je n’ai jamais eu de difficulté. Les difficultés pour moi sont comme des perles qui me permettent de les surmontés. Il y’a un adage qui dit “La valeur d’un homme c’est sa décision d’être plus fort que sa condition”. Les difficultés sont des armes qui me permet d’avancer.
ArtBF : : Quelle différence y’a t-il entre le cinéma et le théâtre ?
H.O : : Dans le cinéma il faut être naturel. Il ne demande pas trop de créativité parce qu’il y’a déjà tout le nécessaire à savoir la caméra, le son … Par contre au théâtre il faut aller au delà de tout cela, te surpasser, il faut réagir à bien passer le message afin que tout ceux qui te suivent puissent te comprendre à travers tes gestes, les sentiments sur ton visage.
ArtBF : Combien de prix vous avez engrangés depuis votre carrière ?
H.O : Je n’ai jamais eu de prix dans le cinéma. Mon plus grand prix, ce que je reçois actuellement “Être aimer par mes fans”. Lorsque je fais un travail, ce n’est pas les prix qui m’importent d’abord, je le fais pour moi même, pour ma propre personne parce que c’est ce que j’aime. Mais si à la fin on me félicite et que l’on me récompense je ne refuse pas. Pour les prix , ils ne sont pas primordiales. Les trophées par contre j’en ai plusieurs, mais ils ne sont pas très importants. Si le message que j’ai transmis à changer quelque chose en une personne c’est ma plus grande récompense.
ArtBF : Avez vous des projets futurs ?
H.O : Bien évidemment, mon futur projet, c’est “le Laadowood”. Je compte mettre en place un studio de 5 hectares afin de permettre à la future génération de continuer à apprendre le cinéma. C’est mon plus grand projet, je ferais ce que je peux et la suite la génération le terminera.
ArtBF : Quel conseil à l’endroit de la future génération ?
H.O : A la future génération, je leur demande d’être patient et ne pas aller trop vite quel qu’en soit ce qu’ils font. Que ce soit dans le cinéma où dans la vie courante, il ne faut jamais cesser d’apprendre. Lorsque tu apprends et que tu commences à acquérir le savoir, c’est en ce moment tu dois utiliser ton savoir pour mettre en place ton objectif. Si vous vouliez que les choses soit toute suite et maintenant, ce sera compliqué car le métier d’artiste demande beaucoup de temps et de patience. Ne cherchez pas à être grand immédiatement. On grandit avec le temps.
ArtBF : Nous tirons vers la fin de l’entretien aviez vous un dernier mot ?
H.O : Vive l’art.
Gloria BALO









