” 72 heures du MIX FASO DAN’FANI “, est un salon dont la vocation est de promouvoir le pagne tissé ” dan fani” à travers particulièrement un mixage avec le tissu “BAZIN”. A l’occasion de la 4ème édition tenue du 4 au 11 mai au Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO), nous avons rencontré la promotrice pour échanger sur le salon. Mais tout d’abord, elle nous explique le concept ” 72H du Mix Bazin-Faso Dan’fani”
Ida OUEDRAOGO (I.O.): Je me nomme Ida OUEDRAOGO, promotrice des 72 h du mix FASO DAN’FANI. Nous avons choisi le concept ” MIX BAZIN-FASO DAN’FANI ” parce que nous voulons célébrer 2 tissus qui sont beaucoup appréciés des burkinabés. Il s’agit du Bazin et du Faso dan fani. Nous avons constaté que le port du “DAN FANI” n’est pas encore totalement dans les habitudes vestimentaires des jeunes. Donc, pour les amener à porter ce tissu, nous avons trouvé la bonne astuce de le greffer au BAZIN afin que l’un dans l’autre, chacun puisse trouver son compte.
ArtistesBF (ArtBF) : Vous avez décidé de prolonger d’une semaine le salon, pourquoi ?
I.O.: D’habitude, le festival se tient sur trois jours. Mais avec les observations des uns et des autres, nous avons décidé de le prolonger d’une semaine afin de permettre aussi bien aux exposant que le public de profiter pleinement du salon.
ArtBF : Comment appréciez- vous l’édition de cette année?
I.O.: La 4ème ‘édition des 72 h “MIX BAZIN-FASO DAN’FANI” se porte bien avec plus de 8 pays présents au Salon. Du point de la participation donc, tout a fonctionné à souhait. Mais c’est au niveau des ventes qu’il y a beaucoup à redire. En effet, cette 4è édition n’a pas connu d’engouement comme les éditions précédentes. Il y a eu trop d’évènements qui se déroulaient en même temps sur le site du SIAO. Du coup, nous étions
encadrés par 4 expositions ventes qui ont porté un coup dur à notre expo-vente.
Quelqu’un qui arrive par exemple au SIAO et tombe sur l’exposition égyptienne, c’est clair qu’il va d’abord visiter les stands égyptiens avant d’arriver au salon des ” 72 h du mix Bazin Faso Dan’fani” . Mais s’il n’a plus d’argent, il repartira sans visiter les nôtres.
ArtBF :Avez-vous suffisamment communiqué sur le Salon ?
I.O.: C’est vrai qu’il y a eu un petit problème de communication. Comme vous savez , la communication coûte chère au Burkina. Sinon, à un mois déjà de l’évènement, nous avons communiqué sur les différentes de radios, les télés et des affiches ont même été confectionnées. A mon avis, il y a un autre problème que la communication. Lors de l’ouverture par exemple du salon, pour un évènement d’une telle envergure qui a regroupé plus de 8 pays, c’est regrettable de constater qu’aucun ministre n’ait été présent à la cérémonie. Pourtant, nous avons contacté les ministères qui, de notre point de vue étaient sensé accompagner l’évènement. Exception faite du Ministre du Commerce qui, depuis trois mois est resté difficile à joindre. En fait, il y a eu des promesses n’ont tenues. Il y a des ministères, des institutions ou des sponsors qui nous ont lâchés à 2 jours de l’évènement ou même, la veille.
ArtBF : Quelles solutions préconisées vous pour les prochaines éditions?
I.O.: Pour tenir notre pari, il nous faut réellement du soutien. Toutes les 4 éditions ont été pratiquement financées sur fonds propres.
ArtBF : Qu’avez-vous à dire pour terminer ?
I.O.: C’est d’abord remercier tous nos partenaires et tous ceux qui nous croient et qui nous accompagnent depuis ces quatre années. Nous remercions particulièrement la marraine du salon et l’imprimerie IAG. Nous lançons un appel à toutes les institutions afin que les prochaines éditions soient plus éclatantes.
Fatim BARRO et Patrick COULIDIATY









