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“Le Malaise”: Quelques commentaires sur la pièce

“Le Malaise”, c’est le spectacle que le public a pu voir en grande première le 10 novembre 2017 au carrefour International du Théâtre de Ouagadougou (CITO). Pièce d’actualité, “Le Malaise” retrace le combat d’un jeune fonctionnaire contre la corruption dans son pays. “Le Malaise”, c’est tout simplement l’Afrique transportée sur les planches :



pouce02.jpgLes points forts :
Le ” Malaise” c’est l’Afrique et ses traditions, l’esprit de famille, la solidarité sans distinction de religion, l’enfant de l’autre et de tout le monde à la fois, le respect de l’aîné. C’est également la redevabilité parce qu’en Afrique, quand on investit dans les études d’un enfant, les parents attendent toujours un retour sur investissement. . Bref.. A travers cette pièce, on retrouve tout ou presque sur la culture africaine.

pouce_r.jpgLes points faibles
“Le Malaise ” par contre n’apporte pas de solution mécanique au problème de la corruption. La pièce se termine laissant le spectateur sur sa faim. On a vu une pièce qui dénonce la corruption mais sans indiquer concrètement de remède . A la limite, la pièce semble mettre en garde tous ceux qui tenteront de s’attaquer à ce mal. La preuve, le jeune fonctionnaire OBI OKONKWO, avec toute sa bonne foi de mettre fin à ce fléau n’a pas trouvé d’oreille attentive. Pire, il s’est retrouvé englué dans des difficultés, jeté en prison comme bon nombre de leaders politiques intègres qui se sont livrés à de tels exercices. La question reste toujours posée …

D’autres commentaires en faveur de la pièce
Charles WATTARA : comédien et co-metteur en scène
Charles WATTARA : Co-Metteur en scèneIl y a eu quelques difficultés. La pièce a fait recours à différents comédiens, des anciens, de très jeunes comédiens qui participaient pour la première fois à une création de cette ampleur. En outre, il y avait donc différentes écoles sur cette création et pour pouvoir accorder tous les violons n’était pas aisé. C’était cela la difficulté majeure.
Cependant, il faut souligner comme points forts que tout ce que vous avez vu ce soir est venu de l’imagination des comédiens eux-mêmes. Nous avons travaillé pendant un mois et une semaine pour aboutir à ce résultat.

Adama TRAORE, Co-metteur en scène
Parlez-nous de votre collaboration avec Charles WATTARA
Adama TRAORE : Co-metteur en scèneNous avons, sans rentrer dans une concurrence qui allait nous mettre en difficulté, décidé de travailler en harmonie. On s’est demandé ce qu’on pouvait apporter à l’un à l’autre? Parce qu’il a aussi une connaissance de la culture burkinabè et que je n’avais pas. Donc, la co-mise en scène entre Ouattara et moi s’est passée sans difficultés. Plutôt que de se placer sur une dimension de compétition ou concurrentielle on était dans une dimension de complémentarité.
Au-delà de cette bonne collaboration, avez-vous l’impression que les réalités maliennes et burkinabè se ressemblent?
Tout à fait! Au-delà de ce constat nous avons remarqué que nous avons une culture transfrontalière. C’est à partir de ce constat qu’on se rend compte que les frontières ne sont qu’artificielles. Aussi, nos administrations sont toutes, héritières de la même colonisation française et cette mal gouvernance que nous décrions dans nos pays sont identiques. C’est autant de similitudes qui nous permettent de dire que ” quand je parle de toi, insensé qui pense que je ne parle pas de moi”.

Martin ZONGO, Administration du CITO
Martin ZONGO : adm. CITOCe spectacle, nous l’avons inscrit dans l’actualité brûlante, non seulement du Burkina Faso mais de la plupart des pays africains. Le problème de la corruption, est une pieuvre tentaculaire dont il est difficile de venir à bout.
Mais nous savons que s’il y a une réelle volonté politique de lutter contre la corruption, c’est possible de la vaincre. Nous avons eu des preuves sous l’ère de la révolution où la corruption avait pratiquement disparu des habitudes de nos concitoyens parce que la tête du poisson était saine à l’époque.
Toutefois, à défaut de la rigueur que nous aurions souhaité à la tête de l’Etat, nous pensons que par des actions de sensibilisation comme ce que nous faisons à travers ce spectacle, certains de nos concitoyens pourraient prendre conscience et œuvrer petit à petit à faire régresser la corruption car le développement de nos pays est sérieusement compromis.

Jean-bernard DUBOIS, Directeur du bureau de la coopération suisse
Directeur de la Coop. SuisseLa pièce est vraiment d’actualité et j’ai été très impressionné d’une part par la performance des comédiens et par la mise en scène qui, avec un décor très ainsi que des artifices très simples arrive à faire passer nettement le message.
Glawdys RoseMonde

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