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“Ma part de vérité”, un déclic pour la vérité, justice et réconciliation

Analyse : Nous revenons sur la cérémonie de dédicace de cette oeuvre qui, à l’entame de 2020  reste un acte majeur  marquant un tournant important dans l’histoire politique du Burkina Faso.

La cérémonie de dédicace de l’œuvre “Ma part de vérité” de Jean Baptiste OUEDRAOGO a été l’une des occasions pour bon nombre de citoyens et d’acteurs de la scène politique burkinabè jusque-là tapis dans l’ombre d’apporter des témoignages édifiants. En tous les cas, pendant la cérémonie, les langues se sont déliées. Ainsi, Anciens compagnons d’armes, civiles et collaborateurs du Président Jean Baptiste OUEDRAOGO ont tour à tour et chacun en ce qu’il sait de la période CSP-I à la période révolutionnaire 80 à 84, éclairer l’opinion publique sur le psychodrame qui s’est joué entre deux  politiques que sont le Capitaine Thomas SANKARA et Jean Baptiste OUEDRAOGO (auteur du livre), deux hommes au tempérament et aux idéologies très opposés.

Sans anticiper quoi que ce soit, cette cérémonie de dédicace, au regard des témoignages apportés dans une atmosphère aussi détendue et conviviale, pourrait être considérée comme une véritable amorce vers une possible réconciliation nationale et cela, pour diverses raisons :

La première, c’est le fait que la cérémonie de dédicace ait pu réunir tant d’invités (les politiques, anciens compagnons d’armes du Président, anciens ministres, présidents d’institution, étudiants … etc). C’est vrai que l’auteur jouit bien entendu d’une grande réputation, mais nous pensons que c’est véritablement le contenu de l’ouvrage qui a drainé ce public.

La deuxième, c’est cet esprit “fair-play” comme on le dit dans le jargon footballistique qui a régné tout au long de la cérémonie et dans une atmosphère très amicale et ambiante. On aurait cru être à un tribunal sauf que là, il n’accable pas et ne condamne personne !

La troisième enfin,  c’est la sortie de réserve des anciens responsables militaires. La grande muette comme on les appelle généralement, a décidé de sortir de sa réserve pour se mettre au service du peuple en lui apportant librement des témoignages dignes d’intérêt.

Quelques remarques et suggestions :

Du titre de l’ouvrage :

Nous nous permettons avant de terminer  cette analyse de faire une observation sur le titre de l’ouvrage. Il est titré “Ma part de vérité”. C’est vrai que les questions de goût et de couleurs ne se discutent pas. L’auteur peut titrer son œuvre comme bon lui semble tout comme il pourrait simplement le titrer aussi   “Devoir de mémoire” pour la simple raison que personne ne détient une vérité.

De la composition du public

Et puisqu’il s’agit d’une œuvre d’intérêt public voire national, il était souhaitable que des représentants des masses populaires (la paysannerie), les ouvriers, les représentants des syndicats, les religieux et la chefferie traditionnelles soient représentés. Mais là, le rendez-vous a été manqué car à cette dédicace, ce n’était que la petite bourgeoisie intellectuelle qui a été invitée. Vivement donc qu’au second tome, cette franche majoritaire du peuple pour laquelle vous (Anciens Présidents du Burkina et auteur du livre) avez été choisis pour conduire les affaires de l’état puisse assister et apporter leur contribution.

En attendant de suivre les différentes témoignages dans les prochains jours, voici le contexte et la justification de cet ouvrage qui fait depuis quelques jours  la “Une” de l’actualité littéraire au Faso et qui a déjà même disparu des rayons des librairies.

Lire aussi : Contexte et  justification de l’œuvre

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