Nuit des LOMPOLO et la FILO 2025 dévoilées à Niamey

Nuit des LOMPOLO et la FILO 2025 dévoilées à Niamey
La culture au service de l’intégration sahélienne : la DGCA présente la Nuit des LOMPOLO et la FILO 2025 à Niamey
La Direction générale de la culture et des arts (DGCA) du Burkina Faso a tenu, ce mardi 14 octobre 2025 à Niamey, une conférence de presse conjointe consacrée à la présentation des grandes lignes des éditions 2025 de la Nuit des LOMPOLO et de la Foire Internationale du Livre de Ouagadougou (FILO).
Présidée par le Directeur général de la culture et des arts du Niger, Monsieur Ali Issa BIDA, la rencontre s’inscrivait dans une démarche de coopération culturelle et d’intégration régionale, entre le Burkina Faso et ses pays frère de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) que sont le Mali et le Niger.


La cérémonie a rassemblé de nombreux participants, parmi lesquels des hommes et femmes de médias nigériens, des cadres du ministère nigérien en charge de la culture, ainsi que des acteurs privés intervenant dans les domaines des arts dramatiques et de la chaîne du livre au Niger.
Elle a été marquée par deux interventions.
La première a été celle de Madame Noélie CONGO/SALOUKA, Directrice des Arts et des Industries Culturelles. Elle a présenté la 5ᵉ édition de la Nuit des LOMPOLO, rendez-vous d’excellence et de reconnaissance des artistes et structures œuvrant dans les arts dramatiques notamment le théâtre, le conte, l’humour, le cirque et les marionnettes. Elle est prévue pour le 24 octobre 2025 au Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA).
Selon Madame CONGO, l’innovation majeure de cette édition est l’ouverture de la compétition aux pays frères de l’AES. Pour la première fois, les artistes du Mali et du Niger pourront concourir dans plusieurs catégories, notamment à travers le Prix AES de l’intégration. « Ce prix, a-t-elle précisé, symbolise notre volonté commune de construire un espace culturel sahélien où le théâtre devient un langage partagé, un outil de fraternité et un instrument de paix ».


Le Prix AES de l’intégration récompensera les productions artistiques qui illustrent le mieux l’unité, la coopération et la solidarité culturelle entre les peuples de l’AES. Trois distinctions sont prévues : le meilleur spectacle d’intégration, le meilleur spectacle de sensibilisation et le meilleur auteur des arts dramatiques.
Madame CONGO a également annoncé l’organisation, en marge de la cérémonie, d’un colloque international sur les arts dramatiques, les 22 et 23 octobre à Ouagadougou, autour du thème : « Représentations identitaires et expressions culturelles dans les arts dramatiques ».
La seconde intervention a été celle de Monsieur W. Évariste KABORÉ, Directeur de la Bibliothèque nationale du Burkina Faso. Il a exposé les contours de la 18ᵉ édition de la Foire Internationale du Livre de Ouagadougou (FILO), prévue du 25 au 30 novembre 2025.
Selon M. KABORÉ, le thème « Livre, identité culturelle et souveraineté nationale » de l’édition réaffirme le rôle du livre comme outil de souveraineté et de construction de la conscience nationale. « Lire, c’est se libérer, c’est se réapproprier notre histoire et affirmer notre identité face à la mondialisation », a-t-il déclaré.


Aussi, parmi les innovations majeures de cette 18ᵉ édition, figure la création du Grand Prix AES de l’intégration, qui ouvre pour la première fois la compétition littéraire aux auteurs du Mali et du Niger. Ce prix, a-t-il précisé, « traduit la volonté de la FILO d’élargir son horizon et de faire du livre un instrument de dialogue entre les peuples sahéliens ».
Selon ses dires, le programme prévoit également un colloque scientifique, des cafés littéraires, des tables rondes, des expositions-ventes, ainsi que des olympiades littéraires.
Au terme des deux exposés, les échanges ont permis aux participants de saluer cette démarche d’ouverture et d’intégration régionale. Les acteurs nigériens des arts et du livre ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération culturelle avec le Burkina Faso, et de prendre part activement à ces deux événements majeurs.
Prenant la parole, le DG nigérien de la Culture et des Arts, Ali Issa BIDA a salué l’initiative de la DGCA du Burkina Faso qui, selon lui, « traduit la volonté partagée des pays de l’AES de faire de la culture un levier d’unité, de dialogue et de développement durable ». Il a insisté sur la nécessité de multiplier les cadres d’échanges entre artistes, créateurs et professionnels, afin de renforcer la coopération sous-régionale autour d’un socle commun de valeurs culturelles et identitaires.
SCRP / DGCA