Ouagadougou : Difficultés à se restaurer dans les quartiers périphériques

Ouagadougou : Difficultés à se restaurer dans les quartiers périphériques

12h 30, c’est la pause et le temps pour certains travailleurs de se trouver  de quoi mettre sous la dent avant de se remettre au boulot. A Ouagadougou, ce ne sont pas les restaurants qui manquent. Bien au contraire, c’est le mieux  qu’on puisse trouver en plus des nombreux débits  de boissons. cependant, dans les quartiers périphériques, trouver facilement un restaurant est comme la croix et la bannière. Nous avons fait l’amère expérience ce 13 septembre 2024. Lisez plutôt !

 Sous le coup de la faim ,nous voilà dans les six-mètres du quartier zone1 cherchant de quoi  calmer notre faim pendant cette petite pause de 30 minutes. De kiosque en kiosque, on se renseignait pour avoir une idée du  restaurant le plus proche et des mets préparés. Malheureusement, il n’y avait que de la boisson et des spaghettis qu’on nous proposait.



Un peu plus loin, on aperçoit un petit marché bondé de hangars traditionnels sous lesquels se  vendait de la bière de mil couramment appelé “dolo “. A quelques pas de ces hangars, des bouteilles de  liqueurs et autres  boissons frelatées étaient visibles sur les comptoirs.

On continua la marche environ 1 km avant de trouver une vendeuse d’atiéké, assise derrière une table bien disposée avec au-dessus de l’atiéké, des poissons grillés et de l’acacia. D’un léger sourire, on traversa la voie pour la rejoindre  en se disant “enfin ” .

Assise sur son banc toute seule et sans client, la belle dame aux cheveux bien coiffés regardait de gauche a droite comme si elle cherchait quelqu’un. Arrivés, on salua la vendeuse qui répondit  avec un air timide qui laisse apparaitre une certaine tristesse. Nous nous renseignons d’abord sur le prix de l’acacia puis sur la nature de la sauce préparée. L’acacia coûtait 200f la boule accompagné d’une sauce d’oseilles.



Nous mettons encore une minute de silence avant de lui demander à nouveau le prix de l’atiéké. “200 frs,  le poisson 300 frs et 500 frs”   nous répondit la vendeuse.  Les prix étaient abordables et à la portée de notre bouse. La commande est donc prise. Un plat d’atiéké accompagné de poissons grillés et tous les ingrédients compris (Concombre, huile, oignons ).

Pour ce qui  est de  l’hygiène des lieux, rien à signaler. Le coin était bien propre, table bien disposée et bien nettoyée. Les bancs réservés aux clients étaient  aussi propres ainsi que l’eau utilisée  pour la vaisselle.

Florentine KAM (stagiaire)