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Réligion : 3ème Assemblée Plénière : « Maman Marie suppliée »

« Nous nous sommes retrouvés ici à Yagma, bien sûr nous clôturons les travaux de cette 3ème Assemblée Plénière, mais nous nous y sommes retrouvés pour confier à notre Dame de Yagma, non seulement le Burkina Faso, le Niger, le Mali et le Nigéria comme étant des pays touchés par la violence et le terrorisme, mais tout simplement notre région Ouest Africaine qui a besoin de bénédictions de notre Dieu, qui a besoin de l’intercession de Marie notre mère. Que le Seigneur nous écoute et qu’il nous exauce au-delà de ce que nous lui avions demandé ». Dixit les évêques.

Débutée le 13 mai dernier, la 3ème Assemblée Plénière de la RECOWA-CERAO a clos ses travaux par une messe d’intercession à la Vierge Marie le dimanche 19 mai 2019 au Sanctuaire Notre Dame de Yagma.

Placé autour du thème « La nouvelle Evangélisation et le développement humain intégral dans l’Eglise Famille de Dieu en Afrique de l’Ouest », cette rencontre qui a réuni plus d’une centaine d’évêques issus de 16pays Anglophone, Lusophone et Francophone a été une occasion pour ces derniers de s’intéresser sur les questions de développement , de comment faire en sorte que les églises soient actrices de développement, à même puissent être des fournisseuses d’emploi en créant le développement sociale a souligné un des participants l’archevêque de Dakar Benjamin N’Diagne : « Cela dit, nous étions principalement préoccupé de nouvelles évangélisations et de développement intégral de l’homme.

Nous savons bien que l’évangile noir doit encore pénétrer dans nos cœurs pour nous transformer, c’est à cela que nous avons voulu réfléchir et évangéliser va avec le développement de tout l’homme, tout homme a droit à l’évangile et a droit au développement ».

En plus de ces questions de développement a-t-il poursuivi, ils se sont inquiétés dans un certain nombre de défis auxquels le continent Africain est confronté aujourd’hui et d’ajouter que la question de la jeunesse et du problème de la migration était aussi au cœur de leurs réflexions : « Nous avons beaucoup parlé de la jeunesse, et du problème de la migration. Nous sommes évidemment pour la migration, régulière, ordinaire, ça va de soi, on se fréquente de pays Africain en pays Africain. Mais vraiment, nous ne souhaitons pas que nos jeunes continuent à braver l’océan et le désert au péril de leur vie et en se faisant des victimes de la chose humaine et ce sont des choses auxquelles nous avons discuté ».

La rencontre n’a pas été seulement que échanges et recherche de solutions a-t-il indiqué. En effet, selon lui, en pareille circonstance, bien qu’ils aient parlé de la vie de leur union, ils ont aussi travaillé au renouvellement de leur structure.

C’est ainsi que la présidence est revenue au Nigéria, pays Anglophone, la 1ère vice-présidence à la Guinée Bissau, pays Lusophone et la 2ème vice-présidence en Côte d’Ivoire, pays Africain.

Tout en remerciant Dieu de leur avoir permis de se réunir au pays des hommes intègres, vue que le contexte n’était pas favorable, l’archevêque N’Diagne a précisé qu’ils étaient venus manifester leur solidarité aux peuples du Burkina et de toute la sous-région.

Profitant de l’occasion qui lui est offerte, il a souhaité un bon Ramadan aux frères et sœurs musulmans qui sont actuellement dans une période de jeune parce que selon lui, étant tous des chercheurs de Dieu, celui qui cherche Dieu, ne peut pas supprimer la vie de son semblable : « Alors, soyons tous unis pour défendre la vie humaine parce qu’elle nous vient de Dieu ».

Philippe Ouédraogo, Cardinal et Archevêque du Burkina abondant dans le même sens que son prédécesseur tous en reconnaissant la vie en symbiose avec les Musulmans, les Protestants, les gens de la religion traditionnelle a élevé sa voix pour témoigner leurs encouragements, leurs félicitations à tous les frères Musulmans qui sont en carême : « C’est le Ramadan et nous leur souhaitons un bon et fructueux Carême et qu’ils grandissent dans la vie en Dieu et dans la Sainteté ».

L’archevêque Philipe par son cri de cœur, a souhaité que toutes les confessions religieuses  puissent continuer la route ensemble, la main dans la main pour un monde meilleur , un monde réconcilié dans la justice et dans la paix véritable : «  Alors donnons-nous la main, ne baissons pas les bras, continuons les efforts de dialogue inter-religieux , interculturel , le respect mutuel des uns et des autres et c’est de cette manière que nous construisons un monde plus digne de Dieu, un monde plus digne des hommes ».

La célébration Eucharistique fut très belle, puisque chacun en sa manière à invoquer « Maman Marie » afin qu’elle se penche sur la situation difficile que vit le Burkina Faso et ses voisins et de les sortir de ce gouffre terroriste.

Le président du Faso Roch Marc Christian qui n’a pas voulu se faire conter l’évènement a fait le déplacement avec certains de ses ministres et de présidents d’institutions. Sa présence qui a été saluée par les participants témoigne de sa volonté et de son soutien en vue d’éradiquer le plus vite la monstruosité infligée par les peuples d’Afrique et d’ailleurs.

Téné Bénédicte OUEDRAOGO