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Filo 2019 : Rencontre avec Ken BUGUL, écrivaine

Dans le cadre de la foire internationale du Livre de Ouagadougou (FILO) qui se tient dans la capitale burkinabè, l’Institut Français de Ouagadougou a accueilli le 23 novembre 2019, l’écrivaine Ken BUGUL, Mariétou Mbaye Bileoma à l’Etat Civil. Auteure de plusieurs publications dont entre autres, Le Baobab fou, Mes Hommes a Moi, Riwan, ou, Le chemin de sable, Cendres et braises , Ken BUGUL était face aux étudiants et les fans de sa plume.

Étaient présentes également à cette conférence publique, la présente d’honneur de la FILO 2019 Monique ILBOUDO et bien d’autres sommités de la littérature burkinabè.

Après une brève biographie de l’auteure déroulée par Fousséni KINDO de la RTB, Ken BUGUL qui n’a pas voulu dire son âge a passé en revue sa vie particulièrement marquée par une enfance assez troublée. Puis la parole est revenue aux étudiants et à ses fans pour la phase de questions réponses.

Femme très pointue et assez engagée pour la cause de la femme, Ken BUGUL a tenu un langage progressiste à l’endroit de cette jeunesse présente dans la salle et qui, suspendue à ses lèvres pendant 2 heures d’horloge n’a pas senti le temps filer. Les jeunes filles particulièrement repartent chez elles avec le sentiment d’avoir bu à la source d’une “MAMMY”, le savoir, la combativité et avec à l’esprit que “Rien n’est acquis ! “.

A propos d’ailleurs des pesanteurs socio-culturelles qui pèsent encore sur la femme africaine, comment la femme africaine pourra-t-elle casser ces stéréotypes qui la maintiennent dans un état de dépendance vis-à-vis du conjoint ?

“Mais qui a dit qu’un mari était un objectif de vie pour une femme ? Le mari, je n’ose pas le dire, mais c’est un accessoire important certes, mais ce n’est pas un objectif ! avertit Ken BUGUL.

Pour Mariétou Mbaye BILEOMA, la femme doit être ambitieuse dans ses études. Il faut que les filles sortent de leur tête l’objectif de mari et penser d’abord à ses études parce que dit-elle, l’Afrique a besoin de cadres, des gens qui ont la connaissance et des citoyennes qui puissent la sortir de la pauvreté, de son insalubrité et de son ignorance. Et c’est à partir de ce moment, elle pourra ” choisir éventuellement avec qui elle vivra. “Quand une femme est financièrement bien posée, elle ne dit jamais “mon mari”, mais le père de mon enfant ou de mes enfants”, nous apprend l’écrivaine.

La cérémonie de clôture de cette 15ème édition qui interviendra ce 24 novembre 2019  au SIAO prévoit des remises de prix spéciaux, du Grand Prix du Livre de la FILO et  du prix des Olympiades nationales aux lauréats.

Le discours de l’écrivaine burkinabè invitée d’honneur Monique ILBOUDO mettra fin à la cérémonie.

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