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Rentrée scolaire 2019 : Un « casse-tête » pour les parents d’élèves

Au Burkina Faso, la rentrée scolaire a toujours été un casse-tête pour bon nombre de parents d’élèves. Pour acheter les fournitures scolaires, les parents ont pris d’assaut les librairies. Nous avons tendu notre micro le samedi 14 septembre 2019 à certains parents d’élèves et gérants de librairies de la ville de Ouagadougou. Cela nous a permis de recueillir les avis des uns et  des autres.

La rentrée scolaire 2019 s’annonce bon gré mal gré pour les parents d’élèves. Si elle fait le bonheur de certains gérants de librairies qui voient leur chiffre accroitre, elle ne l’est pas pour certains parents d’élèves qui sont confrontés à d’énormes difficultés financières à chaque rentrée scolaires. En effet, certains parents d’élèves du fait des frais de scolarités trop élevés, certains ont dû contracter des prêts. Des rues de la cité des 1200 logements, à la librairie Jeunesse d’Afrique, en passant par l’Avenue Bambaguida, il était difficile de se frayer un passage devant certains vendeurs qui ont choisi d’exposer les manuels scolaires aux abords des rues. Et pour en savoir davantage sur les avis controversés, nous y avons fait un tour.

Selon Amidou Zerbo, la morosité du marché des manuels scolaires est due à la situation sécuritaire que traverse notre pays. Pour ce commerçant libraire installé aux 1200 logements, cela fait 3 ans qu’il n’a jamais vécu une telle morosité à la veille d’une rentrée scolaire. A l’en croire, la recrudescence des attaques terroristes a impacté négativement l’économie ; car, environ 1 135 écoles ont fermé leurs portes dans les régions du Sahel, du Nord et de l’Est.  « J’avais des grossistes qui prenaient du stock de manuels chez moi pour retourner vendre dans leurs localités. Mais depuis 2016, certains ne viennent plus », a-t-il déploré. Néanmoins, Amidou Zerbo a invité les parents d’élèves à faire des efforts car, personne n’ignore les énormes sacrifices qu’ils consentent chaque année pendant cette période. « Et c’est pourquoi, j’ai fait des promos spéciales aux grands bonheurs de mes clients », a-t-il laissé entendre. Désormais, il faudrait débourser la somme de 1 000 F CFA pour un paquet de 10 cahiers petits formats et 3 000 F CFA pour un paquet de 5 cahiers grands formats. Le prix du trousseau varie entre 400 F CFA et 500 F CFA.  

En rappel, la librairie DIACFA, l’une des principales librairies de la ville de Ouagadougou, située au côté Sud du grand marché de Ouagadougou a été victime d’un incendie le 26 février 2019. L’ampleur de l’incendie n’avait pas permis de retirer le moindre carbone de papier des flammes. Et jusqu’à la date du 16 septembre 2019, elle n’a toujours pas ouvert ses portes pour cette rentrée scolaire 2019. En effet, à la librairie Jeunesse d’Afrique, il était difficile de se frayer un passage en cette matinée du samedi. Si les responsables n’ont pas voulu se prêter à notre micro pour nous donner plus d’informations sur la situation des prix, les clients quant à eux, n’ont pas manqué d’exposer leurs difficultés. Accompagné par ses progénitures, un client, qui a préféré garder l’anonymat, dit avoir épargné son salaire depuis mars 2019 pour minimiser les risques. « Peut-être que moi, j’ai de la chance que je suis salarié. Et malgré tout ça, ce n’est pas facile. Ce que tu vois, c’est le résultat de 6 mois d’épargne », a-t-il indiqué. Pour lui, les prix sont accessibles et même si c’était le contraire, de toute façon la nécessité s’impose. Séni Ouédraogo trouve plutôt que cette période de rentrée scolaire est une occasion pour les revendeurs de faire des affaires. « Je trouve que certains en fait trop sur les prix », a-t-il déploré.

Didèdoua Franck ZINGUE

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