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Théâtre : ” Conter pour la cohésion sociale”

La grande première de la pièce de théâtre intitulée “Conter pour la Cohésion Sociale et la Paix” s’est tenue le 6 février 2020 au théâtre Soleil. Présentée par la compagnie “Arts et Intersection”, ce spectacle apporte sa modeste contribution face à la situation nationale du pays en rassemblant les connaissances ancestrales et les transmettre par le biais du théâtre.

“Conter pour la Cohésion Sociale et la Paix” s’inspire d’histoires contées par nos ancêtres pour sensibiliser. En effet,  8 conteurs d’ethnies Peul, Bobo, Samo, Mossis, Bissa, Gourunsi, Gourmantché ont, grâce au talent du dramaturge Paul Zoungrana véhiculé des messages sur  le rôle et l’importance des valeurs culturelles africaines.

L’histoire de cette pièce de théâtre débute près d’une fontaine d’eau, ou des voisins de différentes ethnies se battent, chose pourtant interdite par la parenté à plaisanterie. Mais grâce à l’apparition d’un griot  qui les reprimende, les voisins font la paix et se mettent à discuter et à se remémorer des contes.

Ainsi durant 1h de temps, les spectateurs ont été replongé dans le passé à travers des contes sur  la charte de mandé,  la parenté à plaisanterie, l’amour de l’autre, l’esprit de partage, la solidarité, la cohésion sociale et le vivre ensemble.

Selon Paul Zoungrana, ” l’objectif  souhaité est de repartir dans le passé, puiser dans nos coutumes et dans nos traditions des contes pour les revisiter et pouvoir les utiliser selon le contexte actuel pour partager cette sagesse que nos ancêtres  avaient mais également ces valeurs africaines qui nous ont permis d’éviter certains conflits ou certaines guerres à l’époque.” Il a ajouté que le principe et le but de cette pièce est aussi d’aller vers les populations et offrir gratuitement ce spectacle afin de créer des débats populaires après la pièce. ”Il faut qu’on multiplie des cadres de dialogue car on ne peut jamais avoir une cohésion sociale, si on ne se rencontre pas. Et nous pensons que le conte ou le théâtre est un endroit qui permet à toute une communauté de se rencontrer, sans distinction sociale,  au même pied d’égalité d’être ensemble.”

Quant à Bamouni Tata,  l’une des conteuses de la pièce,  ”le Burkinabè est arrivé à un stade où il se demande qu’est ce qu’il peut faire pour apporter sa pierre. Et nous, nous pouvons apporter notre voie, notre parole à travers la scène et notre envie de partager, de donner quelque chose aux Burkinabè. C’est à dire, se retrouver et aller à la source , repartir dans le passé et en tirer le meilleur. Et donc ce projet a quelque chose de magnifique car il nous a nous mêmes conteurs, obligé de repartir chercher au niveau de nos villages respectifs”.

Le spectacle se poursuit au théâtre Soleil jusqu’au dimanche 9 février avant d’être joué  dans les quartiers populaires de Zongo, Bassinko, Karpala, Saaba et à Bassemyam du 11 au 23 février .

Fatim BARRO

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