L’entrepreneuriat féminin est aujourd’hui un serment pour les femmes prêtes à croiser le fer contre la pauvreté à travers la création et la gestion d’entreprises individuelles et collectives. Au Burkina Faso, le combat des femmes pour leur autonomisation financière a pris de l’envol ces dernières décennies, avec un nombre de femmes de plus en plus impliquées dans les associations féminines et dans des entreprises génératrices de revenues.
Malgré le contexte de rudes concurrence, l’engouement pour l’entrepreneuriat et pour l’autonomisation financière est important et ne démotive pas. C’est dans ce contexte qu’est née l’entreprise la charcuterie “LA VOLAILLE DU FASO” dirigée depuis 2015 par Alima ZAGRE.
Créée en 2015 par Alima ZAGRE, la charcuterie “La volaille du Faso” a pour ambition selon sa promotrice de mettre à la disposition du public une charcuterie saine.
Dans un contexte de libre concurrence marquée par la rareté des ressources financières, où les entreprises se créent non plus par vocation mais par l’esprit du gain, Alima ZAGRE a compris qu’il faut innover si elle tient à se faire une place au soleil. Elle propose ainsi au public une charcuterie à la carte, un concept qui fait mieux vendre selon notre invitée.
Lisez plutôt !
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Alima ZAGRÉ (AZ) : Je suis la promotrice de la volaille du Faso. Je suis titulaire d’une licence en comptabilité et d’un master en fiscalité. J’ai travaillé dans le privé, dans les ONG et c’est 10 ans après que je me suis lancée à mon propre compte, en créant en 2015 précisément la charcuterie “LA VOLAILLE DU FASO”.
Dans la vidéo ci-dessous, elle dévoile les nouvelles tendances qui marchent.
ArtistesBF (ArtBF) : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans la transformation ?
Alors, il faut dire que depuis ma tendre enfance, je rêvais vraiment de faire de l’élevage. Et les moyens faisant défaut, je n’ai pas pu réaliser ce rêve si cher. J’ai senti véritablement le déclic lorsqu’une amie m’a fait appel pour l’aider à commercialiser ses poulets. C’est à partir de ce travail que j’ai pu aiguiser les armes de ma passion et réveiller la championne qui dormait en moi. L’opportunité était vraiment belle pour que je la saisisse pour atteindre mes objectifs. Voilà comment est née la structure “LA VOLAILLE DU FASO”.
Ce n’était donc pas à but lucratif ?
Non !!! Je cherchais plutôt à résoudre un problème; celui de pouvoir mettre à la disposition du public une charcuterie saine. Comment est-ce qu’on pouvait arriver vraiment à valoriser la volaille au Burkina ? C’était ça ma préoccupation première parce que j’étais convaincue que je pouvais offrir quelque chose de meilleur à la population par rapport à ce qui existe déjà en matière de charcuterie.
Comment peut-on définir la transformation dans votre jargon ?
La transformation, c’est le fait de partir de l’étape de l’animal vivant à l’étape de consommation.
Quel type de viande transformez-vous ?
Nous avons la viande de poulet, la viande de mouton et le bœuf. Mais surtout la viande de poulets en ce qui nous concerne.
Quelles sont vos sources d’approvisionnement ?
Au début, je prenais directement les poulets avec les producteurs dans les fermes. Malheureusement, je n’arrivais même pas à avoir cette matière première pour travailler. C’est cela qui m’a amenée à aller même vers la production, c’est à dire, à faire de l’élevage dans ma propre ferme.
Quelles sont les principales étapes du processus de transformation du poulet ?
Il faut d’abord abattre le poulet vivant dans des conditions hygiéniques, le conserver dans la chaîne de froid. Ensuite, il faut le découper en morceaux et enlever les os. Après on broie tous ces morceaux pour avoir de la viande hachée. C’est à partir de cette derrière étape qu’on mélange à des épices pour pouvoir faire la transformation.
Comment garantissez-vous la qualité et la sécurité de vos produits ?
Il y a plusieurs possibilités qui s’offrent à nous :
- Le respect des règles d’Hygiène
On essaie au maximum de respecter les règles d’hygiène et pour cela, il y a une ONG même qui envisage organiser à l’intention des transformateurs un atelier de renforcement de capacité afin de mieux nous sensibiliser sur la question d’hygiène.
- L’utilisation des moyens de protection
Au niveau de la boutique, on essaie également d’être propre, d’utiliser des moyens de protection, notamment le port des gants, des chapeaux, et de la blouse lorsque nous sommes en situation de production.

Je précise que dans la salle de production, ce n’est pas tout le monde qui y accès. Une seule personne est autorisée à y rester jusqu’à la fin de la production. Aucun “va-et vient” dans la salle n’est admis. On essaie d’utiliser ces méthodes pour garantir un minimum de sécurité de nos produits.
L’autre pratique consiste à faire de la dégustation. Il s’agit de donner l’occasion à nos clients de goutter à nos produits et nous faire un retour. Cette pratique a l’avantage de nous permettre de nous améliorer à partir des critiques et des suggestions des clients.
En rappel, la charcuterie « La volaille du Faso » est située au quartier DAGNÖEN sur la même voie que l’Espace AMPO.
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