Environnement : La lutte contre les sachets plastiques, une victoire toujours incertaine.

Environnement : La lutte contre les sachets plastiques, une victoire toujours incertaine.

Au Burkina Faso le jet des sachets plastiques constitue un impact très considérable sur l’environnement. Malgré la loi  N017/AN du 20 mai 2014 interdisant leur importation et production, les sacs plastiques continuent de polluer les rues le pays. Dans la ville de Ouagadougou , malgré les activités de recyclage instaurée par les associations pour pallier à ce problème, ce fléau demeure toujours. 

Quel constat pouvions nous faire face à cela ?

Selon le ‘’monde Africa, 35% des ordures finissent ainsi jetées dans la rue ou dans les décharges sauvages, transformant ainsi la capitale en un dépotoir.  Selon le gouvernement, les sachets qui sont fréquemment utilisés et autorisés sont ceux qui se dégradent au bout de 5 ans. Les plastiques par contre qui ne sont pas visés par la loi en vigueur mettent 400 ans pour disparaitre, entrainant ainsi un désastre dans la capitale. Cette action envahit les rues, bouchent les égouts et les caniveaux et par-dessus font remonter les eaux usées en surface lors de la saison pluvieuse. En cette période de saison qui s’annonce, plusieurs habitats sont menacés d’être envahi par les eaux.

Les sachets plastiques jetés dans la nature entrainent comme conséquence la pollution des sols agricoles et les écosystèmes. A cela s’ajoute la pollution des cours d’eau, qui affectent la qualité de l’eau consommée à Ouagadougou. Les sachets impactent également la faune entrainant ainsi des risques de suffocation ou de blocage digestif chez les animaux.

Sur la santé humaine ils peuvent devenir des sites de reproduction de moustiques, augmentant les risques de maladies comme le paludisme. Pour relever ces défis, le Burkina Faso, depuis 2014, a voté une loi interdisant la production, l’importation, la commercialisation et la distribution des sachets non biodégradables.

Selon VOA africa, dans un interview extrait sans le quotidien d’Etat Sidwaya, le conseiller technique du président de la délégation spéciale de Ouagadougou, Sidi Mahamadou explique que la ville de Ouagadougou génère chaque année 600 000 tonnes d’ordures ménagères dont environ 15% de déchets plastiques. Les sachets plastiquent constituent un grand danger pour la population.

Pour lutter contre ce fléau, il est nécessaire de sensibiliser la nouvelle génération afin qu’ils prennent consciences des conséquences qu’engendrent le jet des sachets plastiques. Il faut aussi appliquer la sanction sur la loi interdisant l’exportation des sachets.  Au-delà de cela, il faut encourager l’utilisation de sacs réutilisables en coton, en jute ou d’autres matériaux durables. Informer et sensibiliser le public sur les impacts néfastes des sachets plastiques. Il faut organiser des initiatives de nettoyage comme l’activité’’ ville propre’’ qui consiste à ramasser les déchets plastiques, y compris les sachets, dans les zones sensibles. Promouvoir d’avantage la collecte et le recyclage des sachets plastiques pour réduire leur impact environnemental. Encourager la recherche sur des alternatives biologiques ou compostables aux plastiques traditionnels enfin engager les fabricants et les distributeurs à adopter des emballages plus durables et à soutenir des solutions de gestion des déchets.

Pour remédier également à ce problème, le gouvernement dit avoir autorisé 120 000 tonnes de saches plastique en 2021. Cette taxe a permis, selon le ministre de collecter 800 millions de FCFA en 2022 et plus d’un milliard en 2023, toujours selon le conseiller spécial Sidi.

Pour pallier également à ce problème il est nécessaire pour chaque burkinabè de s’y mettre dans cette lutte afin de relever les défis. En ces temps de pluie, il est nécessaire de prôner la propreté autour de nous afin d’évité des éventuels maladies ou infections dû aux sachets plastiques.

En combinant ces stratégies, il est possible de réduire significativement la pollution due au jet des sachets plastiques et de promouvoir des pratiques plus durables pour protéger l’environnement.

Gloria BALO

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