Hawa BOUSSIM, « la Villageoise Chic »

Hawa BOUSSIM, « la Villageoise Chic »

Le 24 Février dernier, l’artiste musicienne burkinabè Hawa BOUSSIM a convié la population Ouagalaise à un concert-live dans les locaux du Grand Méliès de l’Institut Français de Ouagadougou. Objectif,  présenter en live son nouvel album MINGOREZA  ou la « Villageoise Chic » en langue Bissa.

Les jardins de l’Institut Français et la Kfête sont bondés  de monde. On s’impatiente, on stresse malgré qu’on était encore loin de l’heure “H”.

C’est Moussa PORGO plus connu sous le nom “AS POWER” qui annonce au public les couleurs de ce voyage inédit dans l’univers magique et enivrant de la musique-live.

C’est une soirée survoltée aux couleurs du djéka, du Bissakou  et aux affluences  du world music.

Le  Directeur de Français, Patrick HAUGUEL ne cache pas sa satisfaction. C’est un réel plaisir pour lui d’accueillir un tel artiste sur sa scène et rappeler que cela s’inscrit dans le cadre d’une grande programmation pour magnifier les talents au féminin.

Pour une fois encore, le showbiz burkinabè à travers quelques grandes icônes  était au rendez-vous, une manière comme toujours de témoigner son soutien à la musique burkinabè.

Depuis les coulisses, la Dernière Trompette, compagne de scène d’un soir de la talentueuse Hawa  BOUSSIM, fait entendre les premières notes musicales. Et de sa puissance voix, la « Villageoise CHIC » déchire le silence du grand Méliès; comme quoi,  le bon vin se bonifie avec le temps. La salle est comme tétanisée…

L’artiste à travers ses titres interpelle les uns et les autres sur la scolarisation des enfants, la lutte contre l’excision, l’exclusion sociale des femmes… Bref, le tout avec des termes basiques qui bouleversaient pourtant les âmes.

Le public chante en chœur avec son idole, des billets de banques et des pas de Djéka pleuvent sur scène. Pendant deux heures, le public est tenu en haleine. Infatigable, il demande que les organisateurs prolongent le spectacle. Mais désolé, le temps imparti à la fête est terminé.

Vivement de tels moments et que les autres villes du Burkina Faso puissent vivre ce tels instants de bonheur.

Amina YANOGO