Apprendre à capter du “son” à partir des plateaux de cinéma ou de la télévision, c’est l’objectif du stage qui a réuni une quinzaine d’étudiants du 15 au 29 mai 2017 à l’Institut Imagine. Pendant deux semaines, les stagiaires ont appris à se familiariser avec un certain nombre d’outils de captation de SON. La cérémonie de clôture est intervenue ce 29 mai 2017 en présence d’Armel HIEN, le Directeur du département cinéma et audiovisuel du ministère de la culture et du Tourisme.
Ils étaient de tous les profils confondus : musique, preneurs de “SON”, post producteurs et monteurs de “son”, les stagiaires qui ont pris part au stage de perfectionnement en captation de SON à l’Institut Imagine. C’est un ingénieur de SON avec 24 ans d’expérience bien sonnés dans le domaine du “SON” qui a eu la lourde charge de conduire la formation. Pascal ZANDER puisque c’est de lui qu’il s’agit nous entretient sur le contenu de la formation.
” Je m’appelle Pascal ZANDER, j’ai 47 ans, je viens de Belgique et je suis ingénieur du son depuis presque 24 ans. Je travaille pour la télé nationale belge RTBF et je suis aussi free-lance avec mon studio de musique et postproduction. Les résultats attendus, c’est qu’ils puissent faire des mixages de films et de sons, rajouter leurs touches afin de donner plus de signification aux scènes, plus de texture dans la bande et de la force à l’image”
Quant à Gaston KABORE, il nous dévoile l’incroyable possibilité du “SON” dans la réalisation des films. ” C’est un stage sur la captation du “son” à partir d’un plateau de cinéma ou d’un plateau de télévision avec tous les traitements qui aboutissent au mixage. Il y a donc à la fois un contenu théorique sur le SON ainsi que les instruments qui servent à capter le “son”; c’est-à-dire, des microphones, aux amplificateurs en passant par les filtres et jusqu’au logiciel de mixage. Rien qu’avec le son, on peut faire un film documentaire sonore, chose que les gens ne savent pas souvent. Certes, dès qu’on associe le SON à l’image, l’image semble toujours prendre la préséance alors qu’en réalité, le son peut être utilisé de façon puissante pour créer du sens et l’émotion voire, créer tout un univers. “
Pour Ousmane Kiswendsida KIENDREBEOGO, étudiant en troisième année SON à l’Institut Supérieur de l’Image et du Son Studio Ecole (ISIS-SE), ce stage a été une grande chance et une première de travailler avec le logiciel ” Pro tools 12″.
“Nous avons beaucoup travaillé sur le mixage et la post-production; c’est-à-dire, savoir retranscrire de façon réaliste ce qu’on voit à l’image. Nous avons également fait des ateliers. Pour les prochaines fois, je souhaiterai qu’on travaille beaucoup plus sur la dynamique sonore parce que lorsqu’on observe le fonctionnement des télés au Burkina, les radios et même le mixage des films, on sent que les gens mettent juste des sons pour ne pas saturer; ils n’étudient pas en réalité la dynamique sonore,
” précise Ousmane KIENDREBEOGO.
Marie Grace DIAGBE, Perchwoman dit avoir beaucoup appris pendant ce stage de perfectionnement. “J’ai beaucoup appris au cours de ce stage sur le mixage que je ne connaissais pas du tout. Aujourd’hui, je sais comment travailler, transformer le son et le rendre meilleur. Je suis satisfaite et bien outillée. Je désire maintenant me perfectionner pour devenir Ingénieur Son au niveau du cinéma” a -t-elle poursuivi.
Notons pour terminer que le stage est sanctionné par des attestations de formations.
Esther LAWALI KY (stagiaire)
Photo de famille










