Après la première édition tenue en 2013, le Musée national du Burkina a de nouveau servi de cadre à la journée communautaire POUGOULI. C’était du 2 au 3 mai 2014 au Musée national.
“Le mariage en pays “PWO”(POUGOULI)”, c’est le thème de cette première édition qui a réuni les chercheurs en sciences sociales et les ressortissants POUGOULIS à OUAGADOUGOU.
Sous l’égide de l’association “WI YAMOU”et sous le parrainage de Jacques NYAMPA de la Présidence du Faso, cette seconde journée communautaire a été l’occasion pour les participants de découvrir la culture POUGOULI notamment les pratiques du mariage en pays “PWO”.
Voici à ce propos, les appréciations des principaux animateurs de cette journée de partage.
Naomé Carine Virginie MALO, présidente de l’Association et initiatrice des journées communautaires:
Les POUGOULIS ont une association de femmes dont je suis la présidente. Il s’agit de l’association “WI YAMOU” qui œuvre pour la promotion de la femme POUGOULI. Il y a également les hommes qui sont organisés en mutuelles et en groupes de danseurs. Notre association a pour objectifde faire découvrir au public un pan de la culture burkinabé et plus particulièrement, l’ethniePOUGOULI.Comme partout en Afrique, le mariage est l’union de deux personnes, de toute une famille, de toute une communauté. La seule différence qui puisse exister est peut être celle des alliances ou de la dote.
Pour le conférencier, la pertinence du thème tient du fait ”
que les gens de plus en plus, s’intéressent aux filles POUGOULIS. Donc, il serait bon qu’ils sachent ce qui se passe lorsqu’ils prennent une fille POUGOULI”.
La femme; selon le conférencier appartient à la communauté” quand vous prenez une femme, ce n’est pas pour vous seul. La preuve, quand vous commencez les travaux, le prétendant se fait accompagner par une ou plusieurs personnes soit de la famille, soit du village ou même de l’autre village où il cherche la fille.” (…) Le deuxième aspect de l’appartenance à la communauté, c’est lorsque le premier mari meure, il y a toujours un qui hérite de la femme. ”
Le parrain Jacques NYAMPA a quant à lui remercié les organisateurs pour leur initiative et a souhaité que ce genre de rencontres se perpétue ” je remercie vraiment l’initiative d’organiser cette rencontre. Je pense qu’il y a lieu que ce genre de conférences se répète, il y a beaucoup qui ne se connaissent pas.
Personnellement, c’est ce soir que j’ai beaucoup appris sur le mariage, le divorce, le mariage forcé etje pense qu’il est bon que beaucoup de personnes en soient informées. (…) seulement, j’ai oublié de demander au conférencier la place de l’éducation dans la culture POUGOULI”
Au regard de l’engouement pour ces journées communautaires, la promotrice Naomé Carine Virginie MALO pense déjà à la troisième édition. A la présente édition, le public a pu découvrir l’art culinaire des POUGOULIS. Ainsi, de la bière de mil à la bière d’oseilles en passant par les mets faits à base d’autres produits locaux ont été présentés aux visiteurs.
Ci-dessous, un journaliste dégustant une calebassée de dolo.








