Wendab Méliane Aïda Ouédraogo a présenté et dédicacé son ouvrage intitulé « Le Karma des hommes et des femmes » à la librairie Mercury, ce jeudi 20 novembre 2025 à Ouagadougou.
Le monde est fait de sorte que tout acte, qu’il soit vertueux ou néfaste, retombe inexorablement sur soi, sur ses enfants ou sur sa descendance. C’est pourquoi, dans certaines familles, les malheurs semblent s’abattre de génération en génération, laissant le profane perplexe quant à leur origine. C’est dans cette perspective que Wendab Méliane Aïda Ouedraogo a présenté et dédicacé son œuvre « Le Karma des hommes et des femmes », parue aux Éditions Mercury, ce jeudi 20 novembre à Ouagadougou.

Pour Wendab Méliane Aïda Ouedraogo, chaque geste, bon ou mauvais, revient tôt ou tard frapper à notre porte. Elle a expliqué que son livre, composé de cinq nouvelles, illustre précisément cette mécanique implacable. Dans certains récits, les personnages avancent avec bienveillance, cultivent le respect, la droiture, l’entraide. Et, leur vie s’ouvre, les opportunités se multiplient, la réussite se construit. « Ce n’est pas de la magie, c’est juste du bon karma », a-t-elle insisté. À l’inverse, d’autres protagonistes s’enferment dans la malveillance, causent du tort à leurs proches ou à des innocents, convaincus que leurs actes resteront sans suite. Le récit montre comment, avec le temps, ce qu’ils ont semé finit par les rattraper. Le Karma des hommes et des femmes est un livre de 157 pages et est vendu à 8.000 FCFA l’unité.
L’auteure a abordé aussi la question des blessures émotionnelles, ces conflits familiaux ou affectifs que l’on tait et qui finissent par miner l’âme. Dans l’une des nouvelles, un personnage refuse d’abord l’aide d’un psychologue avant qu’on ne lui rappelle qu’un refus aujourd’hui peut conduire, demain, à une consultation chez un psychiatre. « Les douleurs qu’on n’affronte pas deviennent des prisons intérieures », a-t-elle souligné.
Interrogée sur la notion de karma, Wendab Méliane Aïda Ouedraogo la décrit comme une loi des causes et des effets. Selon elle, chaque être humain avance dans la vie face à des choix constants, et tout acte posé, qu’il soit bénéfique ou nuisible, ouvre la porte à des conséquences correspondantes. Cette dynamique peut être individuelle, lorsqu’elle découle des actions personnelles d’un individu, ou collective, lorsque tout un groupe, un village ou même un pays participe directement ou par silence aux mêmes actes.
À la question de sa motivation, elle a confié que l’écriture s’est imposée à elle comme une nécessité presque intime. Elle dit percevoir son travail littéraire comme une « mission d’âme », nourrie par les situations vécues ou observées au fil des années. Les injustices qu’elle a vues, les renversements soudains où le faible triomphe du bourreau, les réussites silencieuses des personnes bienveillantes, ont formé pour elle un ensemble de signaux, de preuves tangibles du karma à l’œuvre.

À travers cet ouvrage, Wendab Méliane Aïda Ouedraogo dit vouloir éveiller les consciences. Elle a invité chacun à mesurer l’impact de ses actes et à choisir délibérément un chemin plus juste, pour soi comme pour son entourage. Selon elle, même les personnes déjà animées de bonnes intentions peuvent toujours progresser : « La perfection n’est jamais de trop. » Pour l’autrice, ce livre est avant tout une incitation à se transformer, à devenir une version plus lumineuse de soi-même, et à comprendre que le karma n’est pas une menace, mais une boussole.
Abibata KARA
(Collaboratrice)









