C’est une décision qui était très attendue des populations de la province de la Tapoa. Parlant de décision, nous faisons surtout référence au nouveau découpage administratif décidé en conseil des ministres du 2 juillet 2025 qui crée deux nouvelles provinces et quatre nouvelles régions. Cette décision dont le mérite est de prendre en compte l’impérative défense stratégique du territoire a été saluée par bon nombre de Burkinabè et particulièrement les résidents de la région de la Tapoa.
A travers ce décret présidentiel, c’est tout un symbole et le courage d’un homme intègre, celui du Capitaine Ibrahim TRAORE qui a été salué. Voici les appréciations de quelques ressortissants de la nouvelle région.
Géneviève COULIDIATI épouse OUEDRAOGO. Je suis très heureuse que ce soit enfin fait. Nous remercions les dirigeants actuels pour avoir concrétiser ce projet longtemps attendu. La Tapoa érigée en région, ça va faciliter le maillage, ça va résoudre le problème de l’insécurité et voilà ….
Mon appel aux filles et aux fils de la région, c’est de les inviter à la solidarité. Il faut que nous soyons solidaires les uns des autres.
“Le Grand-Est était un très grand ensemble dans lequel il était difficile de pouvoir être équitable.
Pour Jean Sylvanus OUALI, sa joie se justifie à plusieurs raisons. “La première, c’est le fait déjà de rapprocher l’administration des administrés”.

Mais Sylvanus OUALI ne s’arrête pas là car pour lui, “Le Grand-Est était un très grand ensemble dans lequel il était difficile de pouvoir être équitable. Disons que c’était plus difficile pour quelqu’un de Tansarga ou de LOGOBOU par exemple de pouvoir parcourir toute la région pratiquement 300 km pour pouvoir arriver au chef-lieu de région. Donc je trouvais que beaucoup de filles et fils de la région étaient défavorisés administrativement, défavorisés aussi dans le partage parce que le plus souvent, on ne voyait que les choses à Fada. Quand je prends l’exemple des retombées du 11 décembre, je ne pense pas que la Tapoa ait bénéficié d’un seul copeck dans le cadre des investissements majeurs qu’on a eu à faire à Fada. Et très récemment, il y a eu le Projet d’Urgence de Développement Territorial et de Résilience (PUTDR) qui n’a concerné que Fada alors que la région de l’Est ne se trouvait pas seulement à Fada. Mais cette fois, le fait d’ériger la Tapoa en région, vous verrez que Diapaga changera positivement de physionomie”; a-t-il conclu.
Profitant du forum “O TAAPUA DIEMA HAMOU PO” qui vient d’éteindre ses lampions au musée national, le président de ce forum Innocent COULIDIATI a félicité le gouvernement pour cet élan hautement patriotique.
“C’est avec joie que j’accueille la nouvelle. La Tapoa qui a une superficie de plus de 14 000 km2, située à plus de 220 km du chef-lieu de région est frontalière au Niger et au Bénin. Donc, c’est l’une des plus grandes provinces du Burkina en termes de distances, de superficie et de potentialités” a -t-il laissé entendre.
Ce nouveau découpage selon lui, va booster le développement de cette partie du Burkina Faso.
Mais le président du Comité d’organisation du forum “O TAAPUA DIEMA HAMOU PO” se veut plus concret.
“Il y avait beaucoup de déficits au niveau de notre province”

“Il faut reconnaître que les réalités sont telles qu’aujourd’hui, on a le sentiment et ou, on avait le sentiment qu’il y avait quand même beaucoup de choses, beaucoup de déficits au niveau de notre province. Je prends l’exemple des infrastructures routières. Aujourd’hui, il est très difficile de se déplacer entre Fada et Kantchari. C’est vrai que le bitume a été fait entre l’axe Kantchari – Diapaga,. Mais sur l’axe Fada-Kantchari, c’est la croix et la bannière.
Donc si les infrastructures routières étaient au top, certainement que beaucoup de questions liées à la sécurité et au développement auraient pu être résolues”, a -t-il regretté.
“Il faut que le Chef- lieu de région soit accessible à tous les niveaux. Comme j’ai dit, c’est une province frontalière avec deux pays et éloignée de la capitale de près de 450 km. Donc dans l’intérêt de la région, il est important que dans un premier temps on commence vraiment à développer les infrastructures routières pour rendre la Tapoa accessible”, a-t-il souhaité.
“La région n’avait pas beaucoup d’outils pour assurer son développement”
Abordant dans le même sens que son prédécesseur, le Professeur Kampadilemba OUOBA , spécialiste ORL, reconnait également que “l’ancienne région était très vaste pour être prise en compte dans le cadre non seulement de défense stratégique mais également de développement”.

“il y avait beaucoup d’entraves. La première entrave, c’est l’enclavement de la province. C’était une région qui était pratiquement desservie d’une part en matière d’infrastructures et d’autres, en matière de ressources humaines. Il faut dire que la région n’avait pas beaucoup d’outils pour assurer son développement”, a déploré Kampadilemba OUOBA
“Je pense qu’avec le nouveau découpage et avec les nouvelles responsabilités qui vont en découler, nous allons avoir premièrement un désenclavement de la région, un maillage plus important des responsabilités administratives. Nous allons rapprocher pratiquement le contribuable à la dimension de l’autorité”, se réjouit Dr OUOBA
“C’est un très bonne nouvelle !” s’est exclamée Kompoa Emelyne SOUOBOU précédemment assistante de secrétariat au haut commissariat de la province de la Tapoa.

“La nouvelle me plaît puisqu’au vu de la distance avec notre ancien chef-lieu de région, c’est une nouvelle que moi personnellement, j’ai bien accueillie. On aura désormais toutes les directions à notre faveur. Le fait des universités très éloignées de la province et concentrées à la capitale ou au chef-lieu de la région, ça ne nous arrangeait pas en tant que mère. Désormais, nous aurons l’administration beaucoup plus proche de nous et on va mieux encadrer nos enfants”, nous dit KOMPOA Emelyne.
D’autres voix et non des moindres ont aussi exprimé et salué le courage et l’intégrité du président du Faso. Lire notre vidéo.
Vivement donc qu’un gouverneur soit nommé et que la nouvelle administration se mette en place avec les moyens d’accompagnement pour qu’enfin le rêve du Capitaine TRAORE pour cette région soit une réalité pour vite accompagner le gouvernement dans la reconquête du territoire.
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