La question des violences basées sur le genre continue d’alimenter les coulisses. L’association Taafé Vision dirigée par Azaratou BANCE ne cesse d’alerter l’opinion sur le phénomène. Ce 5 décembre 2025, l’association en collaboration avec l’Union Européenne a organisé une projection débat au cours de laquelle, le film « A tout prix » de Maïmouna OUEDRAOGO a été proposé à la population de NIOKO-II.
Le film “A tout prix”, est une œuvre de sensibilisation sur les violences basées sur le genre. Il a été projeté ce 5 décembre 2025 à l’école de NIOKO-II par l’association TAAFE VISION. C’était en présence de la population, du Chef de NIOKO-II, des autorités administratives, coutumières et des partenaires financiers.
Ce film de 20 mn de la réalisatrice Maïmouna OUEDRAOGO retrace l’histoire d’une petite fille qui a été kidnappée par sa grande mère pour être excisée. Elle a eu la vie sauve grâce au bon sens d’une ancienne exciseuse reconvertie et qui ne voulait plus de cette pratique rétrograde, humiliante et inhumaine.

La réalisatrice de ce film fiction court métrage a eu recours à quelques comédien (nes) bien connu (es) dont entre autres, Aminata DIENE, Aly TRAORE (PONRE).

Selon Azaratou BANCE la directrice exécutive de l’association Taafé Vision, cette projection cinématographique s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. “Il s’agit d’un projet d’écriture et de réalisation de film sur la pratique de l’excision, des projection-débat que nous menons à ZINIARE et à Ouagadougou”, a déclaré Azaratou BANCE.
Le film qui aborde la question de l’excision est porté par les survivantes. Et selon Azaratou BANCE, ce sont les femmes qui ont été excisées qui portent encore les séquelles de cette pratique qui témoignent dans le film et qui engagent aujourd’hui le combat contre l’excision.

Pour la représentante de l’Union Européenne Madame Yolanda SAN JOSE, le Burkina Faso a été pionnier dans la lutte pour éradiquer la pratique de l’excision, malheureusement, dit-elle, «Cette pratique subsiste par endroits et la recrudescence de ce fléau doit nous encourager à continuer les actions de communication», a-t-elle ajouté.

Et la projection débat qui vient de s’achever s’inscrit selon Madame Yolanda SAN JOSE dans le cadre de cette communication qui a démarré le 25 novembre dernier et qui se poursuivra en collaboration avec l’Union Européenne jusqu’au 10 décembre 2025 pour coïncider avec la journée internationale des droits humains.
Patrick COULIDIATI










