Taafé vision : Projection-débat autour de 03  films de sensibilisation

Taafé vision : Projection-débat autour de 03  films de sensibilisation

Après le quartier NIOKO-II, l’Association Taafé Vision a donné rendez-vous  aux cinéphiles du quartier PANZANI de Ouagadougou. Journée Internationale de la femme en ce mois de  mars, les violences faites aux femmes et les droits de la femme continuent d’alimenter les débats. Ce 22 mars 2026, la population du quartier PANZANI de Ouagadougou a bénéficié de trois projections  de films de court métrage sur les violences faites aux femmes.

L’activité qui s’inscrit dans le cadre  du projet “Campagne Team Europe des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles” a connu une forte affluence populaire du quartier PANZANI, des autorités administratives et coutumières et d’une délégation de l’Union européenne.



Au menu, 03 films de courts métrages ont été projetés. Il s’agit du film “Manipulation” de Assita SOMA sur l’autonomisation des femmes, un film de 23 mn  qui retrace les difficultés d’une femme à se trouver de l’emploi sous l’emprise de son époux

“POIDS DU DÉSHONNEUR”, un film de 18mn qui retrace également les difficultés d’une jeune femme victime de maltraitance du fait  de son silence complice pour des raisons de déshonneur.

Et le film “A tout prix”  de Maimouna OUEDRAOGO, durée 23mn portant sur l’excision.

Les projections ont été suivies de débats et déchanges selon les expériences et du vécu de chaque cinéphile. Ainsi, le représentant de l’Union Européenne se dit heureux de l’initiative de Taafé Vision qui selon lui,  s’inscrit dans le cadre de leur stratégie pour l’égalité femmes-hommes.



Robert ADAM, Chargé d’affaires à l’Union Européenne.(UE) : “Il faut dire que l’Association Taafé Vision est notre partenaire depuis 03 ans dans le cadre de la campagne sur le combat contre les violences basées sur le genre. C’est un problème qui  perdure. Et l’UE est très engagée pour l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes.

Robert ADAM, Chargé d’affaires à l’Union Européenne.(UE)

Dans le cadre de notre stratégie pour l’égalité femmes -hommes, il nous importe de soutenir et de mettre en lumière les acteurs et les actrices qui se battent sur le terrain pour faire changer les choses », a laissé entendre le chargé d’affaires.

« Il s’agit de 03 films qui ont été présentés et qui ont évoqués de sujet sensibles, le droit des femmes à avoir une activité professionnelle, l’excision et les violences. Ce sont des fléaux qui, malheureusement existent toujours. Ce sont des objectifs de notre action aussi bien dans la politique interne de l’UE que son action extérieure », a-t-il poursuivi .



Azaratou BANCE  : Ditrectrice de Taafé Vision

« A Taaafé Vision, nous produisons des films pour le changement social. Au delà de son rôle de distraction, on peut utiliser des films pour conscientiser, pour changer des comportements néfastes à l’endroit des femmes. Les objectifs, c’est de faire comprendre que les violences basées sur le genre continuent d’exister. Mais on fait un peu la politique de l’Autriche.

Azaratou BANCE  : Ditrectrice de Taafé Vision

 Quand on fait des projections grand public comme celle-ci, nous rappelons encore à la conscience collective que des femmes continuent de subir  et d’être victimes. Les femmes demandent que ces violences cessent. Nous croyons qu’à travers ces projections, nous allons arriver à changer les comportements et qu’ensemble, on peut travailler à ce que ces violences basées sur le genre soient  éradiquées », a déclaré la directrice de Taafé Vision.

Interrogés sur le sujet, quelques étudiants présents à la projection apprécient :

Urielle BAASINGA : Etudiante 1ère année 2IE

Urielle BAASINGA : « C’est bien de respecter son mari. Mais c’est encore mieux d’affirmer souvent ses droits »

« De ces différents films que j’ai regardés, je pense qu’il ne faut pas empêcher la femme de s’émanciper. Il faut plutôt l’accompagner dans ses projets. Pour ce qui est des violences faites aux femmes, il faut sensibiliser sur le sujet parce que beaucoup d’entre elles les subissent en silence et  n’en parlent pas.  C’est bien de respecter son mari. Mais c’est encore mieux d’affirmer souvent ses droits », souligne Urielle BAASINGA

Placida KABORE : Etudiant 1ère année 2IE

Placida KABORE : « les violences faites aux femmes doivent cesser »

« Nous sommes dans une société moderne et on ne peut pas empêcher une femme de travailler. Le travail de la femme constitue un pilier pour la famille en ce sens qu’elle peut contribuer aux dépenses familiales. Quant aux violences faites aux femmes, elles doivent cesser car dans ce 21è siècle, chaque femme est libre », a déclaré Placida KABORE

Au regard de l’engouement de la population pour la thématique et de la qualité des débats, Taafé vision  et ses partenaires de l’Union Européen espèrent avoir toucher  du doigt l’essentiel sur les droits de la femme.

ArtistesBF

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