La Galerie Sidibé Rakiswendé a accueilli ce 2 octobre 2026 une exposition-vernissage de l’artiste peintre Kadré Sama alias Samfall autour du thème, « L’identité en peinture”. C’était en présence de nombreux partenaires et du représentant du camarade ministre en charge de la culture.
L’univers de la sculpture et de la peinture en papier mâché, célèbre la mémoire, les racines et l’identité des peuples à la Galerie Sidibé Rakiswendé.
Selon l’auteur, chaque personne doit connaître son identité. C’est le cas des balafres sur le visage. On peut facilement reconnaître l’identité d’une personne grâce aux scarifications, ce qui constitue une valeur culturelle aujourd’hui.

Dans nos locaux, il y a plusieurs identités que j’ai mises en valeur pour les immortaliser et les pérenniser pour les générations à venir. Si nous prenons le cas de quelques œuvres, par exemple les » kikirsy (enfants génies) « , il y a plusieurs connotations derrière, ce qui veut dire qu’il y a des “kikirsy » qui sont réels et des « kikirsy » en esprit. Il faut noter qu’il y a certains problèmes de la vie qui sont liés à cela. Donc j’ai essayé de représenter ce chef-d’œuvre pour interpeller les gens afin qu’ils n’oublient pas leur identité.
Il y a aussi l’œuvre » la clé de ma vie « . Elle représente l’époque où nos grands-parents partaient consulter pour voir l’enfant qui venait de naître, quelle serait sa porte de sortie, d’où la représentation de la clé.
”J’étais tellement émerveillée par ses différentes œuvres sur ‘l’identité en peinture, explique l’artiste plasticienne Mariame SOUGUE.

“Pour moi, l’exposition nous interpelle face au défi de la mondialisation et aux réseaux sociaux. Qui sommes-nous ? Ce qui m’a beaucoup marqué , c’est l’œuvre « les silures sacrés « . Elle me rappelle des silures sacrés de Dafra à Bobo-Dioulasso à qui des gens vont confier leurs problèmes. Par conséquent, voyageons avec notre identité, c’est ce qui nous définit. J’invite les Burkinabè à venir à la galerie située à Gounghin pour visiter l’exposition. Et même emporter quelques œuvres, pourquoi pas ? a-t-elle suggéré

Le représentant du ministre en charge de la culture , pour sa part, a d’abord remercié l’artiste pour son initiative. Selon Hamidou Paul BAMOGO, puisque c’est de lui qu’il s’agit, “la particularité de la couleur des œuvres renvoie à l’identité africaine et les figures sont synonymes d’un peuple donné. Cela nous permet de nous identifier, de nous caractériser dans le monde en pleine mutation”, a-t-il poursuivi.
Le représentant du ministre en charge de la culture a terminé son intervention en invitant le public à visiter l’exposition et surtout à acheter les œuvres afin de soutenir les efforts de l’artiste.

L’exposition reste ouverte jusqu’au 31 octobre 2026 à la galerie Sidibé Rakiswendé
Donald BONKOUNGOU
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