Le Burkina anciennement appelée Haute Volta a connu dans la nuit du 4 au 5 août 1983, le déclenchement de la Révolution Démocratique et Populaire (RDP). Dirigée par un Conseil National de la Révolution (CNR) avec à sa tête le Capitaine Thomas SANKARA, très tôt la révolution d’août a procédé à de profonds bouleversements socio-politiques, économiques et culturels. Le changement du nom pays, l’hymne national, la baisse de la scolarité, la bataille du rail et la construction des cités An-II et An-III ont été entre autres les grands actes posés par le Conseil National du de la révolution (CNR° en l’espace de deux ans pour améliorer la vie des populations dans divers domaines.
Au delà des chantiers ouverts, la révolution d’août 83 se voulait aussi un changement radical des mentalités à travers le port du « Faso dan Fani » (un tissu local), une famille, un jardin potager et le marché au masculin pour traduire l’égalité entre l’homme et la femme … pour ne citer que cela.
Malheureusement, cet élan patriotique et très admiré dans le monde entier a été tragiquement interrompu le 15 octobre 1987 par le Front populaire dirigé par Blaise COMPAORE. Le Capitaine Thomas SANKARA est assassiné ainsi que 12 autres camarades sur ordre de son ami et frère d’armes, le capitaine Blaise COMPAORE
Heureusement qu’aujourd’hui, le Burkina peut encore être fier d’avoir à sa tête le président Ibrahim TRAORE, un officier digne et soucieux du bien être de sa population.

Il appartient maintenant à la population tout comme à l’ère de la révolution, d’apporter son soutien indéfectible à la révolution progressiste et populaire et au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE qui a décidé de sacrifier sa vie pour son peuple.
Le 04 Août 2025, le Burkina commémore le 42ème anniversaire de l’avènement de la révolution Démocratique et Populaire (RDP) en Haute Volta, actuel Burkina Faso.
42 ans après le déclenchement de la révolution d’août 83, ils sont encore nombreux à garder en mémoire cette période révolutionnaire menée par 4 officiers militaires dont notamment, Thomas SANKARA, Blaise COMPAORE, Boukary Jean LENGANI et Henry ZONGO. Ces témoignages sur le charisme de Tomas SANKARA remontent aux années 80 où des signes précurseurs annonçaient inéluctablement l’avènement d’une révolution.

A entendre le témoignage du Colonel Abdouramane ZEYTENGA en service à l’époque au Centre National d’Entraînement Commando (CNEC) de Pô, les signes précurseurs de la révolution auraient commencé à la période du Conseil du Salut du Peuple (CSP-I).
Mais cet ancien officier en apportant son témoignage lors de la dédicace du livre « Ma part de vérité » du Commandant Jean Baptiste OUEDRAOGO en janvier 2020, s’est posé une question assez troublante. « Nous avons tellement souffert (parlant des commandos de PÔ) que nous ne comprenions pas pourquoi, c’est le Médecin Commandant Jean Baptiste OUEDRAOGO qui exerce le pouvoir », s’est interrogé le Colonel Abdouramane ZEYTENGA. Lire la vidéo
“Je prends la parole pour témoigner un peu de ce que j’ai vu, ce que j’ai vécu à cette période. A l’époque, nous donc quitté les éléments de éléments à Pô juste après le conflit frontalier de 1974 entre le Mali et la Haute-Volta (actuel Burkina Faso). C’est en 1976 que nous l’avons rejoint à PÔ pour agrandir l’unité des commandos. Nous avons vécu intensément avec lui, c’est lui qui nous a forgés à telle enseigne que tout le monde a entendu parler des fameux commandos de Pô. (…) Pour nous commandos, c’est la défense du territoire et la protection des personnes et des biens. C’est ça qui nous préoccupait. La politique en son temps n’était pas notre affaire. Mais c’est par le jeu du hasard que nous sommes rentrés dans ça”, se rappelle Colonel Abdouramane ZEYTENGA.
Il faut reconnaitre qu’à Pô, Le Capitaine Thomas SANKARA a vraiment voulu faire en sorte que le CNEC soit un centre de formation, un centre où même les militaires de la sous région devrait passer et se former…” voir la suite dans la vidéo ci-dessus
Et à propos du divorce entre Sankara et le CSP-I du Médecin Jean Baptiste OURDRAOGO, le Colonel KAMBOULE proche de Thomas Sankara et responsable à l’époque du Groupement blindé, confirme que tout a été préparé dans son unité. « Thomas SANAKRA était un bon chef !!! J’étais fier du garçon« …. A-t-il laissé entendre dans son témoignage.
« Tout à été fait chez moi au groupement blindé. Nous avons agit en tant que militaires. Nous n’avions aucune ambition politique. Nous avons agi par solidarité avec le capitaine Thomas SANKARA qui est un brillant officier. Je suis fier quand on rencontre un homme comme SANKARA, un chef militaire qui était dans son rôle. Nous sommes restés solidaires avec ce jeune officier de cette armée que nous avons trouvé une des meilleures armées des années de l’indépendance. Nos colonels qui avaient un certain paternalisme ont laissé faire. Ils étaient gentils, ils n’étaient pas méchants, ils vivaient bien et nous aussi, on s’amusaient derrière… (Tonnerre de rires et d’applaudissements dans la foule). Et c’est tout ça qui a amené la situation que nous avons vécue avec ceux qui avaient les ambitions et d’autres agendas que celui de l’armée et servir l’aimée. (…) Le Capitaine SANKARA, on était très proche. J’étais fier du garçon, c’est un bon chef !!! » (la suite dans la vidéo ci-dessus).
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