À l’occasion de la 14e édition de “Folies de Mode” prévue du 5 au 6 novembre 2026, nous sommes allés à la rencontre du public, des consommateurs et des professionnels du vestimentaire. Il s’est agi de recueillir auprès d’eux leurs impressions, leurs attentes et leurs pronostics sur l’impact de 14 années de défilés de mode vestimentaire en termes de créativité, d’innovation, d’intérêt et d’engagement patriotique à poursuivre la production et la consommation locales.
Cet entretien, qui se veut un regard croisé sur un événement vieux de 14 ans, met en lumière la résilience et la persévérance du célèbre styliste Sébastien BAZEMO malgré les difficultés.
À quelques semaines donc de ce grand rendez-vous de la mode africaine, placé sous le thème «MODE AFRICAINE & DIPLOMATIE CULTURELLE », il était de bon ton pour nous de comprendre d’abord ce qu’est la mode, parlant bien entendu de mode vestimentaire.
“L’être et le paraître”, “vivre avec son temps”, “la tendance” et “l’identité”, c’est autant de termes assez nobles et très valorisants que nos invités ont tenu à épingler au terme “Mode” au-delà même de son caractère polysémique.
De Laure GUIRÉ à Yves LODONOU en passant par Thérèse COULIDIATI, Almamy Becker, Clémence TUINA et Evariste COMBARY, des témoignages édifiants et très positifs reviennent constamment sur “FOLIES DE MODE”. Bien que les avis soient quelquefois partagés sur le promoteur, ils sont tous unanimes à reconnaître que Sébastien BAZEMO abat un travail considérable.
“C’est vrai, on ne peut qu’être fier de voir tout le travail que Sébastien Bazemo abat pour la valorisation de cette matière-là, à laquelle nous, Bukinabè, nous identifions, à savoir le KOKO DUNDA.”, se réjouit Clémence TUINA
“Folies de mode”, c’est un événement de grandeur naturelle, un événement grandiose. (…)Et quand il est grandiose, il fait de sorte qu’en une journée, les gens s’arrêtent pour parler de la mode”, révèle Almamy BECKER
Et Yves LODONOU journaliste à Mara RadioFM de Belgique , de renforcer avec respect cette belle présence de Sébastien BAZEMO dans la mode africaine. “Aujourd’hui, lorsqu’on voit les différents costumes, les boubous, les chemises avec les tissus fabriqués par nos artisans, on se rend compte que l’Afrique est immensément riche sur tous les plans et Sébastien BAZEMO fait partie de ces acteurs qui, aujourd’hui, vont permettre à nos contemporains de se retrouver africains à travers cette culture vestimentaire”, a t-il déclaré.
Cependant, tout en reconnaissant également le mérite et l’engagement du styliste pour la mode, le journaliste culturel Evariste COMBARY dit rester sur sa faim. “En tant que journaliste, je ne me sens pas à l’aise quand je vais dans ces endroits élitistes pour mes reportages. Est-ce le fait qu’il soit parti dans un univers plus élitiste, l’univers des showrooms et des voitures ?”, » S’interroge l’homme de l’émission scène.
Comment donc réinventer la roue après 14 ans de “Folies de mode” ? Quel mot souffler discrètement à l’oreille de Sébastien Bazemo afin qu’il puisse poursuivre avec courage, détermination sans trahir ceux qui, depuis 14 ans, ont placé leur confiance en lui?
Pour Thérèse COULIDIATI, promotrice des pagnes FASO DAN FANI, il faut absolument un dialogue entre stylistes et productrices de tissus DAN FANI afin de réfléchir à la meilleure manière de produire pour mieux vendre à l’international.
“Mais le conseil que je peux donner à Sébastien Bazemo, c’est d’avoir un marketing un peu plus agressif”, soutient Almamy BECKER en tant qu’économiste averti.
Restant toujours dans l’aspect marketing, Évariste COMBARY va plus loin en mettant Sébastien BAZEMO en garde contre les faux influenceurs. “Il sait de quoi je veux parler. Parce qu’il a fait une erreur à un moment en emmenant une personne pour l’aider à donner de la visibilité à sa marque. Malheureusement, cette personne a mis comme du sable dans son couscous”, s’est-il indigné.
Cependant, poursuit-il, “Il faut continuer à faire la cour aux journalistes parce que ça fait partie du travail”.
Au regard de ce qui précède, 14 ans de “FOLIES DE MODE” sont certes difficiles, mais sans courage, il est difficile d’y parvenir. Et Clémence TUINA de conclure en prescrivant au promoteur un remède actif, le “Courage”, tant il est vrai que “La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute”, disait Nelson Mandela.
Courage donc à Sébastien BAZEMO et joyeux anniversaire à Folies de Mode.
Carrol BALMA et Patrick COULIDIATI
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