Les locaux du ministère de la culture, des arts et du tourisme se sont transformés le 11 mai 2016 en centre de dépistage des troubles de réfraction. L’ONG “One dollar glasses” y était ce matin du 6 mai sur l’initiative du Directeur des Ressources Humaines dudit ministère. Plusieurs agents ont pu à cette occasion bénéficier des services de l’ONG en termes de conseils et de don de matériels
Le dépistage qui s’est déroulé de 8h à 15h 30 a révélé que la plupart des agents âgés de 40 ans et plus ont besoin de verres correcteurs. Ce constat rejoint une étude de l’OMS selon laquelle, “700 millions de personnes dans le monde ont besoin de verres correcteurs qui, malheureusement ne sont toujours pas accessibles à tous”.
C’est conscient de cette réalité que l’ONG “One dollar GLASSES”, “grâce à une technologie de pointe fabrique les verres et les offre à moindre cout aux patients » a affirmé le coordonnateur national de l’ONG. C’est ainsi que certains fonctionnaires du département de la culture, ayant fait le test de dépistage ont eu droit à des verres à un prix social de 5 000f. En cas d’anomalies visuelles avancées, l’ONG dit disposer des partenaires pour une prise en charge du patient. ” Il y a bien sûr d’autres maladies des yeux qu’on voit et qu’on ne peut pas traiter. Comme on n’est pas des ophtalmologues, en cas de maladie visuelle avancée, nous envoyons le patient vers nos partenaires pour la suite du traitement”
a ajouté le responsable médical.
Le Directeur des Ressources Humaines (DRH) nous situe le contexte d’une telle activité : « j’ai eu l’information avec un collègue qu’il y a une ONG Allemande qui peut effectuer des tests d’acuité visuelle. Soucieux donc du bien être de mes collègues, j’ai entrepris les démarches auprès de l’ONG aux fins de tenir cette visite médicale aujourd’hui. La visite est prévue pour la seule journée du 11 mai 2016. Mais nous constatons qu’il y a de l’affluence et qu’une journée n’est pas suffisante. Nous allons faire le point en fin de journée avec l’ONG et voir la possibilité d’une éventuelle reprogrammation».
Par ces temps de conjoncture, pouvait-on en demander mieux ? L’avis des bénéficiaires est unanime. C’est une visite médicale de proximité qui tombe à point ” car il n’est pas souvent aisé de laisser ses occupations pour aller en consultation surtout qu’on se dit encore “bien portant ” a affirmé une patiente qui a désiré garder l’anonymat
Faridah SAWADOGO
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