Longtemps cantonnés à une image rebelle, marginale ou d’affirmation de la personnalité, les piercings se sont imposés ces dernières années comme un véritable accessoire de mode et d’expression personnelle. Entre vie professionnelle, tendances esthétiques et questions de santé, leur usage s’étend surtout aux jeunes générations, révélant un phénomène sociétal qui divise les opinions. En quête d’emploi ou en milieu professionnel, quelle posture pour la gent féminine accroc aux piercings ? C’est ce à quoi nous essayons d’explorer à partir de quelques cas isolés mais suffisamment riches en enseignements.
Histoire
Il faudra remonter à l’Égypte ancienne, période à laquelle les boucles d’oreilles en or étaient réservées aux hauts dignitaires tandis que les piercings au nombril étaient l’apanage de la cour royale du Pharaon. En tout cas, dans de nombreuses cultures, le fait de percer le corps pour y placer un objet était perçu comme un acte spirituel.
Piercings et impact sociétal
Mode, expression de soi ou simple tendance, les piercings ne seraient pas sans impact pour ceux ou celles qui en portent.
Pour certains, ces ornements du nez véhiculent d’abord une image de transgression, en décalage avec les valeurs de modestie et de réserve prônées par les sociétés qui investissent fortement dans l’éducation, la santé publique et la recherche.
Ensuite, ces outils d’ornement (nez percés) au lieu d’attirer refoulent et rebutent parce qu’ils révèleraient en filigrane chez la personne qui les porte un caractère à la fois dificile et rebel.
Enfin, les piercings, les tatouages et la dépigmentation sont autant de pratiques qui dénaturent et confèrent aux auteurs de ces pratiques une image parfois négative et peu sérieuse malgré leur large popularité auprès des jeunes générations.
La preuve, il est rare, voire jamais, qu’une personne politique (décideur, ministre, responsable politique) porter ce genre d’ornement. La raison est simple. C’est un choix stratégique de communication qui doit renvoyer une image sérieuse et inspirer confiance auprès des électeurs ou du peuple.
Conséquences sur le marché de l’emploi
Il est clair que le port des piercings n’est pas sans conséquence sur la recherche de l’emploi. Même lors d’un simple rendez-vous avec un recruteur, ces objets d’ornement pourraient peser négativement sur la suite à donner à votre entretien.
Quel message souhaitez-vous faire passer au patron d’une entreprise, ou à un recruteur en se présentant à eux avec des tatouages ou un piercing au nez ?
Si l’on convient qu’il faille d’abord cacher nos tatouages ou ôter notre piercing du nez, avant et pendant l’entretien d’embauche, cela traduit déjà que ces bijoux corporels ne sont pas décents et qu’ils pourraient constituer un frein à notre embauche.
Cette vision est aussi partagée par Madame Valentine SOME « Montrer ses tatouages et son piercing au nez est un risque. Ils peuvent avoir un impact plus ou moins négatif suivant le domaine d’activité que vous recherchez. Je veux dire qu’il faut toujours réfléchir par deux fois sur la ligne de culture de l’entreprise où vous désirez travailler. Dans le cas d’espèce, je pense qu’il faut vous montrer tel que vous êtes… Si votre rêve est de devenir un(e) responsable d’ONG, Ministre, de travailler dans un média culturel ou dans un média d’État, il serait bien que vous commencez d’abord par enlever vos tatouages et vos piercings du nez. Le vestimentaire et le corporel jouent un rôle déterminant.
De même, si vous postulez pour être cuisinier ou cuisinière dans un restaurant, la peur pour le restaurateur (trice) que votre piercing ne tombe dans la soupe d’un client pourrait vous bloquer. Si vous vous étiez présenté à l’avance au promoteur du restaurant avec une photo mettant en exergue votre piercing sur vous, soyez presque sûr qu’on ne vous rappellera plus ».
L’usage du piercing, un choix intime et personnel
Pour conclure, nous disons qu’au-delà de certains avantages liés à l’intégration à une communauté ou à une culture spécifique, l’usage du piercing est certes un choix esthétique, intime et personnel. Mais la prudence est recommandée.
Bien qu’il semble banal, le port des piercings ne fait pas l’unanimité dans la plupart des sociétés africaines. Dans certains milieux, notamment professionnels ou publics, les piercings visibles comme celui du nez ou sur toute autre partie du corps peuvent être mal acceptés. Quoi qu’il en soit, il appartient à chacun (e) de trouver le juste milieu en faisant la différence entre mode et dépravation, en ayant toujours à l’esprit que “C’est pas interdit !”.
Dans le contexte particulier du Burkina Faso, en tant que femmes et filles intègres, nous devons refuser toutes sortes d’aliénations culturelles et avoir à l’idée que notre corps est sacré. Refuser de martyriser notre peau en lui incrustrant des objets d’ornement, n’est-ce pas faire le choix du refus d’une servitude ? Le débat reste ouvert !
Gwladys RoseMonde (GRM)
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Merci pour l’envoi mais sachez que si je suis patronne et que j’ ai un recrutement à faire,je ne prendrai jamais une personne qui a le nez percé ou piercing au nez,je crois qu’il y a des endroits pour prendre ce genre de personnes.Bonne journée à vous