Le quatrième rapport périodique quadriennal (RPQ) a fait l’objet d’un atelier de restitution ce jeudi 27 juin 2024 à la mairie centrale de Ouagadougou. Objectif, élaborer le 4è rapport quadriennal (RPQ) en vue de sa diffusion par l’UNESCO. Présidé par la Secrétaire Générale Adjointe du ministère en charge de la culture Adama SEGDA, l’atelier permettra aux participants de valider les différentes recommandations qui portent sur la Convention 2005 de l’UNESCO.
Adoptée en octobre 2005 à Paris, la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles est un traité qui vise à sauvegarder le patrimoine culturel et immatériel. En effet, le dynamisme de l’équipe chargée de l’élaboration du rapport quadriennal a permis de réinscrire le Burkina Faso au nombre des États à jour de leurs engagements internationaux liés à la Convention de l’UNESCO. Cette initiative de l’UNESCO a permis au secteur privé et public d’atteindre des résultats tels que l’opéralisation des chaînes thématiques tels que la RTB Zénith et la RTB3 qui fait la promotion des langues nationales. La mobilisation d’une soixantaine d’artistes et professionnels de la culture du Niger pays invité d’honneur à la SNC 2024. L’élaboration d’un répertoire dans les associations culturelles et plan d’action pluriannuel au sein de chaque Fédération…
Selon la Secrétaire générale adjointe du ministère en charge de la culture Adama SEGDA, ce travail abattu émane de l’effort de plusieurs acteurs de la société civile »Ce rapport est le résultat de la disponibilité d’une trentaine de personnes de la culture et l’accompagnement de la société technique. Il a permis de faire ressortir des mesures et des initiatives pertinentes afin de montrer à la population burkinabé qu’un travail est en train d’être abattu afin d’inclure la culture dans le développement durable et lui donner la place qui lui revient, ‘’dit-elle

La présente convention permettra également au Burkina Faso de protéger sa diversité culturelle. Cela va constituer une réponse aux craintes d’une homogénéisation de la culture générée par les processus de mondialisation.
C’est fort de ce constat que de nombreux défis restent à relever selon Mambourou SOMA, directeur général des études et des statistiques sectorielles, ‘’les défis à relever sont l’amélioration du statut économique et social de l’artiste, le renforcement de l’accessibilité et la visibilité des contenus locaux sur les plateformes numériques, la régulation et l’assainissement des contenus de média… ‘’explique-t-il.

Compte tenu des résultats et des défis présentés, des recommandations ont été faites. Elles sont entre autres le renforcement des capacités de créateurs, professionnels et praticiens en matière de commerce, de biens et services culturels en tenant compte de l’évolution de l’environnement numérique, le renforcement des droits économiques et sociaux de l’artiste ainsi que leur mobilité sortante et entrant des professionnels de la culture…
Il faut noter également que cette convention est renouvelée chaque quatre ans.
Gloria BALO









