Après trois jours de réflexions, les travaux de la 2ᵉ Réunion des ministres chargées du Genre, couplée au Forum de l’Action humanitaire de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont pris fin ce mercredi 12 août à Azalaï Hôtel Ouagadougou. La cérémonie de clôture a été marquée par le lancement officiel de la Plateforme régionale des femmes de l’AES.
Pendant 72 heures, les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont examiné les stratégies permettant de passer de l’urgence humanitaire à la résilience durable.
Ces échanges, principalement axés sur le rôle de la femme dans la construction de la souveraineté de l’espace confédéral, ont abouti à des recommandations concrètes pour renforcer l’autonomisation économique des femmes, protéger les populations vulnérables et les intégrer pleinement dans les processus de décision et de consolidation de la paix.

Lors de cette clôture, les ministres ont salué l’engagement des experts ainsi que la qualité des échanges. « L’ambition de l’AES n’est pas uniquement de gérer indéfiniment l’urgence, mais de bâtir un relèvement durable en reconnaissant le leadership des femmes comme une force stratégique de stabilisation », a souligné la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de la République du Mali, la Camarade Diarra Djénéba SANOGO
C’est dans cette dynamique que le lancement de la Plateforme régionale des femmes de l’AES prend toute sa dimension, s’imposant comme le point d’orgue de cette rencontre. Outil fédérateur et stratégique, cette nouvelle structure ambitionne de porter haut la voix des femmes sahéliennes, de mutualiser les initiatives d’autonomisation et d’assurer leur participation active aux chantiers de la refondation souveraine de l’espace AES.

Comme l’a rappelé Madame Rokhaya Paquita, spécialiste en Genre au PNUD et coordonnatrice du programme Femme, Paix et Sécurité à notre micro, « Une femme autonome est une femme épanouie, et quand la femme est épanouie, c’est la famille et toute la communauté qui s’épanouissent. D’où la nécessité de renforcer ce volet pour qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle. »
Au terme de ces trois jours d’intenses travaux dans la capitale burkinabè, les ministres chargées du Genre ont réaffirmé leur volonté commune de transformer les défis sécuritaires et humanitaires actuels en opportunités de développement inclusif. Le flambeau est désormais transmis aux structures opérationnelles et aux organisations féminines de la région, chargées de traduire ces fortes recommandations en actions concrètes sur le terrain car « nos peuples non pas besoins de discours, mais d’actions concrètes » a martelé la ministre burkinabè en charge du Genre, Camarade Passowendé Pélagie Kaboré.
Dorianne SAWADOGO
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