Sékou OUEDRAOGO, 1er directeur photo de Haute-volta (actuel Burkina Faso) a été honoré ce 11 septembre 2025 par ses anciens collaborateurs. C’était à son domicile au quartier Gounghin de Ouagadougou en présence des sommités du monde du cinéma et de l’audiovisuel.
L’occasion a été belle pour ses anciens collaborateurs de témoigner leur gratitude envers Sékou OUEDRAOGO, cet ancien cadreur pour son immense service rendu au cinéma Burkinabè.
Sékou OUEDRAOGO à qui des anciens collaborateurs font honneur ce 11 septembre 2025 a travaillé en qualité de directeur photo dans plusieurs projets cinématographiques, des séries de longs et de courts métrages, des films de fiction dont entre autres :
– « Le sang des Parias » de Mamadou Djim kola premier long métrage Burkinabè en ( 1973 )
- « Sur le chemin de la réconciliation » de René Bernard Yonli ( 1976 )
- » Wend-kuni » de Gaston J-M kaboré ( 1982 )
- » Jours de Tourmentes » de Paul Zoumbara ( 1985 )
D’après les témoignages de Monsieur Pascal Didier Ouedraogo, Adama Barro et Gaston J-M kaboré « Monsieur Sékou Ouedraogo était un très bon pédagogue cinéaste car il ne manquait pas à les instruire et à leur prodiguer des conseils.
Pour Gaston J-M Kaboré : « Sekou Ouedraogo était un homme de patience qui a fait des prouesses avec les réflecteurs du soleil dans le tournage du film wend kuni, une œuvre qui a été célébrée partout dans le monde entier pour son image . « Ce qui m’a plus marqué, » poursuit Gaston KABORE, « c’est sa disponibilité et sa générosité. Quand on amendait une idée, il répondait ; » pourquoi pas ? », « c’est faisable »
Pour Monsieur Sékou OUEDRAOGO, » Le cinéma actuel l’inquiète car si on réalise un film, c’est pour rentabiliser pour pouvoir produire d’autres films. Mais si le film n’est exploité, ça ne nourrit pas son homme et ça n’ouvre pas des portes. Pire, ce n’est pas vue à l’extérieur. Donc, il faut que nous collaborons en tant qu’africains afin que nos films puissent circuler dans les pays frontaliers et au delà des frontières”

Pour Serge Armel Sawadogo auteur de cette très belle initiative, “ C’est toujours important de s’arrêter et d’honorer ceux qui ont fait le travail avant nous. C’est dans ce sens qu’on a trouvé intéressant de rendre hommage à un pionnier du cinéma burkinabè”.
Remy BONKOUNGOU (Stagiaire)













