SNC 2026 : Les caméras du monde sur la ville de SYA

SNC 2026 : Les caméras du monde sur la ville de SYA

C’est cet après midi du 25 avril 2026 et dans un stade plein comme un oeuf que s’est ouverte la 22è édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC). En présence du  Capitaine Ibrahim TRAORE et de plusieurs délégations étrangères dont notamment celles de l’AES la cérémonie a commencé par l’hymne national suivie de plusieurs allocutions dont celle de la Ministre Ghanéenne de la culture.

Spectacle inuagural en 5 tableaux, défilé des régions,  danses chorégraphiques, prestations de la troupe russe, des artistes Smarty et de privat ont marqué cette première journée de la SNC placée sous le thème « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ».



Puis, le discours tant attendu du président duFaso Ibrahim TRAORE a été prononcé par le ministre en charge de la communication le Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO. Dans son message aux festivaliers, le président du FASO par la voix du Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, a justifié son choix fait sur le GHANA comme pays d’invité d’honneur. Le Ghana tout comme les pays de l’AES ont en partage quelques pans de la culture burkinabè.



Le message a également laissé entendre que la culture burkinabè ne s’enferme pas sur elle-même. « Elle s’ouvre, elle dialogue, elle se nourrit des autres cultures pour mieux affirmer sa propre identité. C’est dans cet esprit d’ouverture maîtrisée et fraternelle que la République sœur et amie du Ghana a été choisie pour être le pays invité d’honneur de cette 22ᵉ édition de la Semaine Nationale de la Culture ».  C’est dans cet esprit également qu’il faut saluer la présence la présence de la Russie et du Tchad.

Enfin, les trois coups du gong donnés par le Chef de l’Etat ont retenti pour marquer le coup d’envoi des activités de la 22è édition de la SNC, une cérémonie pour laquelle toutes  les caméras du monde ou presque étaient tournées vers la ville SYA.

ArtistesBF



Ci-dessous : l’intégralité du discours

Distingués invités ; Chers camarades ;

Avec honneur et grande reconnaissance, je m’empresse donc d’ouvrir les guillemets pour citer le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat :

Grande est ma satisfaction en cette circonstance solennelle de l’ouverture officielle de la 22 édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) BOBO 2026, de prendre la parole pour d’abord saluer la belle cité de Sya ainsi que ses valeureux habitants qui nous ouvrent grandement les portes et les bras de l’hospitalité.

En cet instant hautement symbolique où la Nation entière célèbre la culture burkinabè dans un contexte de reconquête satisfaisante du territoire national, je voudrais vous inviter à gratifier nos vaillantes forces combattantes d’une salve d’ovations et d’une clameur digne de leur engagement et de leur sacrifice.

Eminentes personnalités ;
Distingués invités ;

Chers Camarades ;

La présente édition de la Semaine Nationale de la Culture s’ouvre dans un contexte particulier pour notre pays, qui, en dépit de la persistance des défis sécuritaires, continue sa marche radieuse et victorieuse vers l’horizon du bonheur.

Réunir aujourd’hui la communauté culturelle burkinabè dans toute sa diversité, captiver l’attention et l’intérêt de la nation sur l’expression dynamique de nos patrimoines variés ; tenir le pari de célébrer la biennale de la culture, dans un tel contexte, n’est ni anodin ni fortuit. Cela révèle le niveau d’engagement et de détermination des dignes Burkinabè dont le serment de l’intégrité est au-dessus des sermons des démons de la fatalité.

Cette SNC, au-delà du symbole, est l’acte de foi qui fait école.

Cette SNC, au-delà des défis organisationnels multiformes, se veut un acte inconditionnel de souveraineté culturelle.

Car célébrer la culture, c’est renouer avec ce qui fonde notre raison d’être collectif, c’est ce qui relie nos mémoires, nos valeurs et nos espérances. Parce que la culture est l’inépuisable souffle intérieur qui maintient un peuple debout et vivant, même lorsque tout semble vaciller autour.

 Peuple du Burkina Faso ;

Chers amis du Burkina Faso ;

Camarades ;

Depuis plus de quatre décennies, la Semaine Nationale de la Culture a tenu ses promesses et constitue de nos jours un rendez-vous majeur, une œuvre collective patiemment bâtie par des générations d’acteurs culturels, d’artistes, de chercheurs et de créateurs.

Elle est aujourd’hui un espace de rayonnement, de confrontation féconde et de créativité, à travers le Grand Prix National des Arts et des Lettres (GPNAL), le festival, le marché des arts, les activités communautaires, scientifiques et touristiques.

Cette effervescence est l’héritage de femmes et d’hommes visionnaires qui ont compris, très tôt, que la culture n’est pas un luxe, mais une force structurante, capable de régénérer la Nation et d’éclairer son destin.

Si le Burkina Faso reste debout aujourd’hui, c’est parce qu’il puise sa force dans les racines profondes de notre identité. Il reste debout par la détermination de son peuple.
Il reste debout par le sacrifice de ses vaillantes Forces combattantes et ses intrépides Volontaires pour la Défense de la Patrie.

Il reste debout par sa culture, portée par les femmes, les hommes et surtout par sa jeunesse, héritière et future dépositaire des valeurs qui nous fondent.

Une culture qui rassemble, qui éduque, qui transmet.

Une culture qui permet de dialoguer avec le monde sans se renier.

Une culture qui refuse l’uniformisation et les mirages aliénants d’une mondialisation sans âme.

Comme le rappelait avec lucidité le Camarade Président Thomas Isidore Noël SANKARA, je cite : « la domination culturelle est la plus insidieuse, mais aussi la plus efficace », fin de citation.

C’est pourquoi, un peuple conscient de ses valeurs culturelles, est un peuple difficilement asservissable.

Eminentes personnalités ;
Chers festivaliers ;

Le thème de cette 22ᵉ édition, « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales », nous interpelle collectivement. Il nous invite à interroger notre responsabilité face à la jeunesse, non seulement comme bénéficiaire, mais comme acteur central de la transmission culturelle.

Une jeunesse à laquelle, au-delà des discours, nous devons léguer des repères, des valeurs, une mémoire, un sens du vivre-ensemble.

Nos sociétés nous enseignent que les crises ne naissent pas seulement de la pauvreté matérielle ; elles émanent surtout de la rupture des liens, de la perte de repères, de la négation de l’autre.

La culture est alors ce pont qui relie les générations, ce socle sur lequel se construit l’unité dans la diversité.

Transmettre nos valeurs, c’est enseigner le respect, la solidarité, la dignité, le courage et le patriotisme agissant.

C’est inviter chaque Burkinabè, chaque jeune surtout, à prendre sa part dans la défense de la Nation et dans la construction d’une paix durable.

La culture burkinabè ne s’enferme pas sur elle-même.
Elle s’ouvre, elle dialogue, elle se nourrit des autres cultures pour mieux affirmer sa propre identité.

C’est dans cet esprit d’ouverture maîtrisée et fraternelle que la République sœur et amie du Ghana a été choisie pour être le pays invité d’honneur de cette 22ᵉ édition de la Semaine Nationale de la Culture.

Par-dessus le symbolisme, ce choix constitue une opportunité stratégique majeure de renforcement de la coopération culturelle et du rayonnement international de notre biennale.

Le Ghana, est une terre de traditions séculaires, de créativité foisonnante et de contributions déterminantes à l’histoire du continent africain.

Des rythmes akan aux héritages ashanti, des expressions contemporaines aux savoirs ancestraux, il partage avec le Burkina Faso une même vision : celle d’une Afrique qui avance en s’appuyant sur ses cultures, ses valeurs communautaires et sa mémoire collective.
Le Burkina Faso exprime sa déférente gratitude aux plus hautes autorités et au peuple ghanéen pour la forte mobilisation et la présence à cette biennale de la SNC, renforçant ainsi notre histoire commune. En effet, l’histoire et l’actualité nous enseignent que le peuple « moagha » du Burkina trouve des origines séculaires depuis Gambaga en terre ghanéenne et les populations frontalières du sud du Burkina entretiennent de très riches échanges, renforçant ainsi la dynamique d’intégration entre nos peuples.

Dans cette même dynamique, cette édition s’inscrit pleinement dans l’esprit de solidarité et de synergie culturelle porté par la Confédération des États du Sahel (AES).

En effet, la présence de la République du Mali et de la République du Niger, aux côtés du Burkina Faso, illustre cette volonté commune de bâtir un espace culturel sahélien fort, résilient et souverain, où la culture devient un levier d’unité, de résistance et de projection vers l’avenir. C’est dans ce cadre que nous abritons pour compter de demain 26 avril, la 2e édition de la Semaine de la fraternité de l’AES.

L’initiative de la Semaine de la fraternité de l’AES vise d’une part à mettre en valeur la diversité des expressions culturelles à travers des prestations artistiques, et d’autre part, à promouvoir l’art culinaire comme élément du patrimoine commun aux trois (3) pays.

Au menu de cette 2e édition de la Semaine de l’AES, je vous invite à découvrir les talents artistiques de nos trois Etats à travers une Nuit culturelle de l’AES, à explorer les potentialités de l’espace confédéral en visitant les stands d’exposition dans l’espace dédié à l’AES, et enfin à vous plonger au cœur de la gastronomie du Liptako pour y savourer les mets traditionnels au cours de la journée de la gastronomie.

 Chers festivaliers ;

L’ouverture de la SNC, au-delà de notre espace régional se matérialise par la désignation de la Fédération de Russie comme pays invité spécial, ainsi que la présence de la République du Tchad.

Ces présences traduisent notre conviction profonde que la culture est un langage universel, un trait d’union entre les peuples, quelles que soient les distances géographiques ou les différences de systèmes.

Dans un contexte sécuritaire exigeant, le Comité National d’Organisation nourrit l’ambition de faire de cette 22ᵉ édition l’une des plus marquantes de l’histoire de la Semaine Nationale de la Culture.

Sa réussite témoignera, une fois encore, de la résilience du peuple burkinabè, de sa capacité à rester debout, et à affirmer, par la culture, son unité, sa dignité et son espérance.

Camarades ;

Distinguées personnalités ;

Chers festivaliers ;

Avant de clore mon propos, je voudrais exprimer, ma profonde reconnaissance aux délégations amies, aux partenaires techniques et financiers, aux sponsors, anciens comme nouveaux, qui accompagnent fidèlement la biennale.

Mes remerciements vont également au parrain de cette édition, Monsieur Achille Roland SOW, Président Directeur Général de Sissiman Tour, Président de la Délégation Spéciale consulaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso sans oublier les co-parrains en l’occurrence Monsieur Moctar DEME, PDG du Groupe SODEM et Monsieur Pierre KARGOUGOU, PDG de la Société EKPF.

Merci à toutes les autorités administratives, coutumières, militaires et paramilitaires, religieuses et municipales, ainsi qu’aux populations de Bobo-Dioulasso et du Guiriko dans l’ensemble, pour leur hospitalité légendaire et leur mobilisation exemplaire.

À vous, artistes, troupes, écrivains, créateurs venus des régions du Burkina Faso et de sa diaspora, je vous invite à faire de cette édition un moment d’excellence, d’émulation saine et de créativité engagée.

C’est sur ces notes de reconnaissance et d’entière satisfaction que je déclare officiellement ouvertes les activités de la 22 édition de la Semaine Nationale de la Culture.

 Vive la Semaine Nationale de la Culture !
Vive la jeunesse burkinabè, héritière et porteuse de nos valeurs !
Vive la culture, ferment de l’unité nationale !
Vive la solidarité entre les peuples et les nations !

 La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons.

Je vous remercie.

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