SNC 2026 : Des propositions pour un bel et profond ancrage de la SNC

SNC 2026 : Des propositions pour un bel et profond ancrage de la SNC

Fier de voir sa région accueillir la 22e édition de la Semaine Nationale de la Culture, (SNC 2026), Thierry MILLOGO en tant que ressortissant de la région du Guiriko salue une initiative qu’il considère comme une véritable vitrine du dynamisme local. La SNC 2026 qui s’est ouverte ce 25 avril 2026 à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso est placée sous le thème «Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales».
Dans cet entretien notre invité Thierry MILLOGO, tout en remerciant les autorités du Burkina Faso pour la tenue de cette grande messe de la culture, fait également des propositions pour un bel et profond ancrage de la SNC. Lisez plutot !



TM):  Merci pour cette interview qui arrive effectivement à un moment donné où notre pays doit célébrer la Semaine Nationale de la culture (SNC). La Semaine nationale de la culture peut être comparée à un bon vin. Pour moi, c’est d’abord dire merci aux autorités qui, continuellement ajoutent  la terre à la terre; c’est ça qui fait la force aujourd’hui de la SNC. Depuis sa création, chaque autorité s’en est approprié et a travaillé à son ancrage national.
La SNC nous concerne, elle parle à tous les Burkinabè, de nos traditions, de notre culture. En réalité, elle parle de qui nous sommes. Ce qui se passe à la SNC, c’est la vitrine du Burkina, c’est une projection identitaire.



ArtBF : En tant que fils de la région, avez-vous l’impression qu’effectivement l’ancrage dont vous parlez est une réalité?
TM : Oui ! je crois que la SNC est quelque chose qui vit dans les os de chacun de la région. Les gens ont pris conscience que la SNC est quelque chose de très grand, de très lourd et de très valorisant. Les habitants de la région du Guiriko dont je fais partie ont en effet pris conscience qu’il faut travailler à faire en sorte que cette activité que nous accueillons à Bobo du 25 avril au 2 mai 2026 soit une réussite.
Il faut faire en sorte que ce qu’on appelle les « DJATIGUI YA » puisse s’appliquer et s’opérer dans les comportements de chaque habitant de la région; c’est du moins ce que nos ancêtres nous ont légué et enseigné. Quand on accueille quelqu’un chez soi, on doit bien l’accueillir et faire en sorte qu’il se sente bien chez nous.
Et je sais qu’à Bobo, les gens n’ont pas oublié ces valeurs cardinales que sont les “DJATIGUI YA” et les “LAMOGUI YA” (Le bon accueil) qui caractérisent les habitants du GUIRIKO.



Les gens sont toujours les bienvenus à Bobo-Dioulasso et la population l’exprime souvent à travers leur comportement. Quand vous êtes en ville, vous remarquez que les gens sont contents. Il y a des animations partout et c’est le signe que les gens sont en phase avec ce qui se passe dans le pays et en particulier avec l’évènement SNC.

ArtBF : En tant que fils de la région, s’il vous était donné de suggérer des innovations aux premières autorités, lesquelles par exemple vous passent en premier à l’esprit ?
TM: C’est déjà beau et même très bien ce qui se déroule à chaque SNC à Bobo. Et je salue de passage les organisateurs qui ont toujours fait preuve de patriotisme.


Cependant, il faut que tous les deux ans, on sente que les choses ont vraiment bougé à BOBO. C’est vrai qu’il y a la partie animation, le Grand Prix National des Arts et des Lettres (GPNAL) et des activités festives. Mais il faut que ce soit aussi l’occasion où par exemple, on inaugurera un monument de héros, la cité des artistes afin qu’après la manifestation, la ville de BOBO resplendisse de belles infrastructures durables. C’est peut-être ce côté qui manque un peu. Il s’agit de faire en sorte à planifier tous les deux ans des réalisations.
Pour être concret, j’aurais souhaité par exemple qu’il y ait la cité des artistes pour éviter que les artistes n’aillent dormir dans les écoles. La première pierre de cette cité a certes été déjà posée. Mais il faut l’accélérer pour que le projet aboutisse. Je pense également à l’inauguration pendant une SNC d’une maison dédiée à l’écrivain ou d’une infrastructure en lien avec les arts plastiques. Pourquoi pas ?



Comme je le disais plus haut, c’est déjà bien le travail qui se mène à chaque SNC et chapeau au comité d’organisation. Je sais qu’avec beaucoup d’abnégation et de génie créateur libéré, on peut encore mieux faire.

Avant de prendre congé de nous, notre invité a laissé un message aux filles et aux fils du Guiriko pour une SNC réussie ?  (vidéo ci-dessous)

ArtistesBF

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