72h du salon “Mix Bazin-Faso Dan’fani”: le cri de cœur des exposants

72h du salon “Mix Bazin-Faso Dan’fani”: le cri de cœur des exposants

Le Salon 72 heures du “MIX BAZIN faso dan fani “, ouvert le 04 mai 2017 a officiellement fermé ses stands le 11 mai dernier. Ce 4è salon dont l’objectif est de promouvoir le dan fani et le bazin n’a pas connu le succès escompté ou du moins, a moins brillé que les éditions précédentes. C’est ce que de nombreux exposants nous ont laissé entendre à travers le micro-trottoir que nous avons réalisé. L’absence de communication sur le Salon seraient à leur avis, la cause principale de leurs méventes. Lisons plutôt !

Charlène Kouakou Tean: exposante
Je viens de la Côte d’Ivoire et c’est ma première fois de participer au 72h du mix Bazin Faso dan’fani. Je vends tout : des tuniques, des tissus en laine, des perles et du Faso dan’fani. Pour ma première participation, je pense que c’est passable. Certes, Les ventes ne se passent pas comme on le veut, on essaie de se plier aux exigences des clientes. Pour ce qui est de l’organisation, je crois que ça va parce que la perfection n’existe pas il y a toujours quelques ratés et des reçues. Ce qu’il faut améliorer, c’est de communiquer 2 à 3 mois à l’avance; ce qui permettra aux gens de se préparer à l’évènement.

Sika Emma Patricia : exposante
Nous avons une boutique basée en Côte d’Ivoire, c’est notre première participation au 72h du “Mix Bazin Faso dan’fani”. Il n’y a pas d’affluence.
Nous exposons des perles de cérémonie mariages, pour les dotes et des sous-vêtement pour les nuits de noces.
Nos difficultés, ce sont d’abord le transport et l’hébergement. On a été logé dans un hôtel trop loin du SIAO et le cout du transport est trop élevé. En plus de cela, ça ne marche pas.
Ce que je propose pour les prochaines éditions, c’est de nous héberger près du lieu d’exposition. Qu’on nous donne les vraies informations sur le salon. Les medias n’ont pas trop parlé de l’exposition ce qui fait qu’il n y a pas d’affluence. C’est de bouche à oreille que certains se sont informés et viennent au SIAO. C’est cela notre souci.

Sanou Abdoulaye : exposant
Ça ne va pas comme on veut. On constate qu’il n’y a pas eu assez de communication sur le salon. Il n’y a pas d’affluence et comme ce n’est pas encore financé, on espère que ça ira la prochaine fois.
Les difficultés sont de plusieurs ordres. D’abord il y a la mévente car il n’y a pas assez de clients, ensuite les conditions d’accueil sur le site ne sont pas satisfaisantes.
Prochainement, il faut qu’il y ait assez de communication sur le salon. On a eu des salons auparavant qui étaient mieux faits que cette année.

Danielle Gbedjrou de la Maison “Miss bilé”
Miss Bilé est une styliste qui s’adonne vraiment au bien-être de ses clients et à moindre coût. Nous vendons des hauts, des robes, des boubous qui est d’ailleurs la spécialité de Miss Bilé, une spécialité que les femmes burkinabé raffolent. Mais actuellement, c’est dur. On est là, on expose, mais jusque-là il n’y a pas de clients. Je ne sais pas si c’est un défaut de publicité ou si c’est une absence de bonne politique de communication. Ce qui est sûr, les gens rentrent peu et achètent moins.
Je souhaite pour les prochaines éditions, que l’on mette le “paquet” sur la communication afin d’informer suffisamment le public sur la tenue du salon.
En attendant de rencontrer la promotrice du Salon pour en savoir davantage, nous espérons que le cri de cœur de ces exposants seront entendus et pris en compte dans les prochaines éditions.
Propos recueillis par Patrick COULIDIATY