Nous découvrons cette semaine un jeune talent, une dame ou si vous voulez, une autrice-compositrice qui fait actuellement le buzz sur la toile. Avec son premier single “Klaxonner”, HAKHWA puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a enflammé le podium des Kundé le 08 mai 2026.
Plus qu’une chanteuse, HAKHWA est une fierté qui souhaite se draper du courage des artistes précurseurs comme Amity Méria, Idak BASSAVE , Samirama et Awa SISSAO pour briser les préjugés et faire mieux entendre les “DO, RÉ, MI, FA, SOL, LA, SI. LA…” au-delà des frontières.
Pour l’avoir vue prester sur le podium du Kundé 2026, HAKHWA incarne déjà un espoir. Elle est certainement l’adresse sûre et une destination que les tourneurs des industries musicales gagneraient à noter jalousement dans leurs carnets d’adresses.
Hak Wa Henriette LIBO à l’état civil et HAKHWA de son nom d’artiste était l’invitée de la rédaction du média Artistes.BF le 10 juin 2026.
Sa carrière, son trophée inattendu, ses défis en tant que femme artiste et ses perspectives ont été au menu de nos échanges. Lisez plutôt !
ArtBF : D’où vous vient ce prénom HAKHWA » ?
HAKHWA : Alors HAK WA, c’est mon prénom à l’Etat civil. C’est un nom coréen voulu par mes parents qui s’étaient rencontrés dans le cadre d’une association en Corée. Le “HAK” de “Hak wa” veut dire “La grue qui s’élève plus haut” et le “WA” qui veut dire “l’harmonie”. Donc, HAKHWA veut dire s’élever en harmonie.

ArtBF : Quel a été le déclic qui vous a poussée à la musique et qui a inspiré “klaxoner” ?
HAKHWA : Klassoner” a été un “comeback” pour moi parce que bien avant 2016, j’avais déjà commencé en tant que chanteuse dans un collectif. Et dans ce collectif, nous avions composé une chanson pour les étalons. Mais je précise que nous étions encore de jeunes inexpérimentés et sans moyens. Et pour nous faciliter la vie, nous nous sommes dit qu’il fallait plutôt partir d’un thème qui parle à tout le monde. Nous nous sommes donc basés sur le fait que souvent les gens aiment klaxonner. Le fait de klaxoner n’est pas forcément pour avertir ou agacer; ça pourrait aussi vouloir dire autre chose ou même qu’on pourrait l’interpréter comme une métaphore qui veut dire de laisser les gens klaxonner parce qu’ils ont toujours quelque chose à dire sur ceux qui essaient d’avancer dans la vie.
ArtBF : Comment avez-vous accueilli votre distinction au Kundé 2026; est-ce que vous vous y attendiez ?
HAKHWA : (Sourire) Honnêtement, je ne m’y attendais pas. Ma nomination même dans la catégorie de l’espoir a été pour moi une grosse surprise. Vous vous imaginez un peu ! J’ai débuté seulement l’année passée et je me disais qu’il me fallait encore un peu plus de temps et de travail avant de me révéler au public. Pour vous parler franchement, j’ai vécu cette distinction comme un rêve qui est devenu une réalité.
ArtBF : Quelle est la leçon la plus importante que la musique vous ait apprise surtout à l’endroit de tous ceux qui ne vous croyaient pas dans votre carrière?
HAKHWA : Bon, c’est compréhensible ! C’est dans la nature humaine dans son essence même. On se questionne toujours sur tout ce qui se passe autour de soi. Donc je comprends parfaitement cet état esprit. Mais en revanche, je voulais dire à ces personnes que je vais continuer à travailler et je vais vous rendre fier.
ArtBF : Quels sont vos projets à court et à long terme ?

HAKHWA : Alors à court terme, je dirais que je vais continuer d’écrire, à produire de magnifiques chansons qui viennent du fond de mon cœur. Et à long terme, j’essayerai d’être constante, ne pas m’arrêter en chemin parce que c’est le piège dans lequel sont pris de nombreux artistes. J’aimerais vraiment éviter ça. Je pense pouvoir continuer de travailler, plus dur, plus grand et plus d’engagement.
ArtBF : On a tendance à dire que c’est deux fois plus difficile pour les femmes d’évoluer dans le milieu artistique. En tant que femme, quels sont les défis auxquels vous êtes confrontée?
HAKHWA : Je dirais que c’est difficile. Et c’est d’ailleurs valable pour tout le monde; que ce soit pour un artiste féminin ou masculin. Et pour la femme, je dirais que c’est encore plus difficile parce qu’il y a une certaine conception qu’il y a autour de la place de la femme dans la société. Donc quand une femme essaye de devenir artiste ou de sortir de ce cadre , les gens vont trouver quelque chose d’anormal. Mais pour moi, il faut juste continuer à croire en soi-même et continuer à avancer, c’est tout !
ArtBF : Avez-vous des figures féminines de la musique burkinabè qui vous inspirent et qui vous motivent à vous accrocher dans ce chemin si difficile ?
HAKHWA : Effectivement, Samirama, Awa Sissao, Idak BASSAVE sont des artistes femmes qui m’ont beaucoup inspirée. J’ai vu en elles des femmes qui ont eu le courage de sortir de leur code pour montrer leur talent. Elles constituent pour moi des grandes sources d’inspiration et de motivation.
ArtBF : Qui est HAKHWA en dehors de la scène et des projecteurs?
HAKHWA :HAKHWA est une entrepreneure. Elle est aussi une épouse et fille. En un mot, c’est ça.
ArtBF : Quel est votre mot de fin pour terminer cet entretien ?
HAKHWA : Je vais d’abord commencer par dire un grand merci à tous ceux qui me suivent et à tous ceux qui me soutiennent. Un merci au Commissariat du Kundé, Merci à mon équipe, à mon manager et à Artistes.BF
Entretien réalisé par Doriane SAWADOGO
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